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Le Corbusier fasciste ?. Dénigrement et mésusage de l'histoire
Belot Robert
HERMANN
24,10 €
Épuisé
EAN :9791037010100
L'architecte urbaniste le plus connu au monde, qui fut l'incarnation du Mouvement moderne au XXe siècle, n'a pas échappé à la mode de ce populisme imprécateur de la mémoire qui, au nom de la morale, déboulonne les statues et détrône les grandes figures de l'histoire. A l'occasion du 50e anniversaire de sa mort, et alors qu'était lancée une procédure d'inscription de son oeuvre sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, un tir groupé d'ouvrages a transformé Le Corbusier en "fasciste", en "collaborateur" du régime de Vichy, voire en "nazi". André Malraux, dans l'oraison funèbre qu'il a prononcé à son "vieux maître", le 3 septembre 1965, déplorait qu'"aucun n'a été si longtemps, si patiemment insulté" que lui. Mais il pensait que "la gloire trouve dans l'outrage son suprême éclat" et que "cette gloire-là s'adresse à une oeuvre plus qu'à une personne, qui s'y prêtait peu." Il se trompait : c'est à sa personne et à sa pensée qu'on s'attaque, à partir du rôle politique que l'architecte franco-suisse aurait joué à Vichy. Quel a vraiment été ce rôle ? Telle est la question à laquelle se propose de répondre ce livre, à partir d'une démarche historienne distanciée et documentée. En analysant cette campagne de dénigrement, il s'agit de dévoiler les biais cognitifs et méthodologiques qui traversent le discours des "redresseurs de morts", d'identifier les déficits de connaissance et les manipulations qui, au nom de l'exigence de démystification, témoignent d'abord d'une volonté de salir plutôt que de savoir.
L'"Affaire suisse" constitue l'une des crises les plus graves de la Résistance. En 1943, les grands mouvements de Résistance de la zone sud qui viennent de donner naissance aux Mouvement Unis de la Résistance (MUR), sous l'impulsion de Henri Frenay, décident d'implanter une "ambassade" à Genève, en territoire neutre. Elle doit permettre à la Résistance intérieure d'accéder à des sources de financement américaines, de recevoir des matériels divers (armes etc.), de transmettre des renseignements aux Alliés et à la France combattante. Elle est soutenue par Allen Dulles, le patron des services secrets américains et le représentant personnel de Roosevelt. Mais à un moment où les relations entre de Gaulle et l'allié outre-atlantique sont teintées de méfiance, cette initiative suscite de violents débats au sein des états-majors de la France du refus. Jean Moulin, chargé d'unifier l'ensemble de la Résistance sous la seule autorité du chef de la France libre, parle de "trahison". Les incriminés accusent à leur tour Jean Moulin de commettre un "crime" contre la Résistance, dès lors que ce dernier menace l'existence de la "Délégation". Le soupçon s'installe durablement et insidieusement au coeur de la Résistance. Aujourd'hui encore, l'épisode suscite toujours la polémique. Quel fut le rôle exact de cette Délégation suisse? A-t-elle constitué une menace pour le général de Gaulle? Fut-elle un cheval de Troie américain? Grâce à des archives exceptionnelles, il est enfin possible de jeter toute la lumière sur ces luttes fratricides et, chemin faisant, de découvrir au quotidien les réalités du combat résistant. Biographie de l'auteur Robert Belot est historien de la Deuxième Guerre mondiale. Il est l'auteur notamment de: La France sans de Gaulle (Fayard, 2006), Les Résistants (Larousse, 2005), Henri Frenay. De la Résistance à l'Europe (Seuil, 2005). Gilbert Karpman, spécialiste de l'histoire de la cryptologie, a pu décoder les télégrammes qui transitaient entre la France et la Suisse.
La Résistance est plus qu'une page d'histoire. Le combat contre l'occupant a pris valeur de mythe et a forgé notre mémoire collective. Et pourtant, soixante-dix ans après les faits, il reste largement méconnu. Par exemple, que s'est-il vraiment passé le 18 juin 1940 ? Le plus grand maquis français, le Vercors, a-t-il été sacrifié ? Comment Frédéric Joliot-Curie a-t-il dissimulé les secrets de la bombe atomique à l'occupant ? Qui a trahi Jean Moulin en 1943 ? Qu'est-il advenu, à la Libération, du "Lion du 17e", seul résistant noir de Paris ? Il fallait le regard rigoureux d'un historien spécialiste de la Résistance pour la libérer de tout ce qui a fini par la rendre opaque. A la lueur d'archives récemment ouvertes, Robert Belot réinterroge quelques-uns des grands faits d'armes de la Résistance, aussi bien en France qu'en Afrique ou à Londres, affronte les controverses qu'alimentent encore ces années sombres tout en redonnant vie à des héros injustement oubliés. Le résultat est un tableau renouvelé de ce moment fondateur de notre identité républicaine.
Le 4 mars 1883, un journaliste confi ait au président de la République française, Jules Grévy, visitant les ateliers qui fabriquaient la statue de la Liberté , que cette " oeuvre merveilleuse immortalisera le nom de son auteur ". Il se trompait. Dès après sa mort, le nom de Bartholdi disparut. Cet artiste voué aux prouesses monumentales (1834-1904) fut rangé dans la catégorie des " académiques ". Le grand Rodin lui vola la vedette. Commença un siècle de solitude. C'est seulement au début du troisième millénaire que le statuaire et son oeuvre resurgirent . L'installation, en 2012, d'un modèle original de la statue de la Liberté au musée d'Orsay marque le début de la redécouverte. La création du nouveau musée de la Liberté, ouvert en 2019 à New York, s'inscrit dans cette dynamique. Ce livre a été écrit pour réparer un déni de mémoire . Fruit d'une longue enquête qui a mis à jour de nombreux documents inédits , il s'attache à situer l'artiste dans son temps et dans ses réseaux, à révéler ses engagements philosophiques et à décrypter le sens de ses oeuvres. Apparaît alors un homme beaucoup plus subtil et complexe , attachant et généreux, hanté par le souci de l'universalité.
La Résistance française n'a pas été d'un bloc, et l'on sait le retentissant débat né des accusations portées par Henri Frenay contre Jean Moulin. Moulin a eu ses biographes, mais non Frenay, Robert Belot s'est employé à retracer l'itinéraire politique du fondateur du mouvement COMBAT. Grâce aux archives encore inexploitées auxquelles il a eu accès, il a minutieusement suivi l'itinéraire d'un officier catholique que rien, en apparence, ne prédisposait à devenir le grand résistant qu'il fut. L'auteur montre aussi comment, au c?ur de la guerre, Frenay a conçu l'union de l'Europe, dont il fut un des militants les plus fervents et des plus importants, après la Libération, à travers le mouvement fédéraliste.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.