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Les secrets de la Résistance
Belot Robert
VUIBERT
19,90 €
Épuisé
EAN :9782311008784
La Résistance est plus qu'une page d'histoire. Le combat contre l'occupant a pris valeur de mythe et a forgé notre mémoire collective. Et pourtant, soixante-dix ans après les faits, il reste largement méconnu. Par exemple, que s'est-il vraiment passé le 18 juin 1940 ? Le plus grand maquis français, le Vercors, a-t-il été sacrifié ? Comment Frédéric Joliot-Curie a-t-il dissimulé les secrets de la bombe atomique à l'occupant ? Qui a trahi Jean Moulin en 1943 ? Qu'est-il advenu, à la Libération, du "Lion du 17e", seul résistant noir de Paris ? Il fallait le regard rigoureux d'un historien spécialiste de la Résistance pour la libérer de tout ce qui a fini par la rendre opaque. A la lueur d'archives récemment ouvertes, Robert Belot réinterroge quelques-uns des grands faits d'armes de la Résistance, aussi bien en France qu'en Afrique ou à Londres, affronte les controverses qu'alimentent encore ces années sombres tout en redonnant vie à des héros injustement oubliés. Le résultat est un tableau renouvelé de ce moment fondateur de notre identité républicaine.
Pour arriver à l'image d'une France unie et réconciliée avec elle-même, que d'obstacles a-t-il fallu braver! Que de combats franco-français a-t-il fallu affronter! Que de rivalités ont dû être neutralisées! Pour rallier les hommes de l'armée des ombres à son symbole et convertir les "féodaux" de la Résistance à une logique d'Etat, le chef de la France libre a dû surmonter des difficultés inouïes. Ceux-ci avaient eu leur propre cheminement et avaient couru les risques les plus extrêmes. Ils entendaient, une fois sortis du monde clandestin, constituer le pôle autour duquel s'organiserait la renaissance politique. Le retour en grâce des partis ne leur en a pas laissé la possibilité. Il faut ajouter que la résistance et la non-accommodation n'ont pas toujours, en France, dans l'Empire ou à l'étranger, emprunté la voie gaulliste et s'y sont parfois même opposées. Bien loin de l'image qu'il a donnée de lui après guerre, le gaullisme n'a pas pu absorber toutes les postures du refus. La Résistance s'est longtemps pensée sans de Gaulle, sinon contre lui. Et le Général a lui-même été conduit, pour restaurer la République, à penser son action sans la Résistance, alors que d'aucuns l'accusaient de préparer l'avènement d'une dictature. L'histoire de la Résistance nous conduit à examiner cette ultime et toujours actuelle question: comment une élite nouvelle peut-elle transformer une révolte morale en un fait politique?
La France vit un étrange paradoxe. Alors que jamais, peut-être, la convergence républicaine n?a été aussi apparente sur le plan rhétorique (de l?extrême droite à la gauche radicale), nous assistons au reflux des valeurs républicaines de liberté, d?égalité et de fraternité: abstention aux élections, remise en cause de la laïcité, mirages du post-modernisme néolibéral et mondialiste, repli individualiste et hédoniste, désinvestissement du collectif... L?anomie citoyenne et l?atonie politique se conjuguent pour créer une situation de menace pour ce consensus républicain apparent dont a témoigné le débat sur « l?identité nationale ». Ce livre tente de revenir sur cette innovation politique majeure qu?est la République. Il est issu d?un colloque qui s?est tenu à Belfort les 10-11 novembre 2010, à l?occasion des manifestations marquant le 130e anniversaire de la livraison du Lion, ?uvre conçue par Auguste Bartholdi. Les meilleurs spécialistes de la question ont porté un regard historique sur la généalogie de nos institutions et de nos valeurs républicaines. Une histoire complexe, erratique, avec ses ombres et ses lumières, ses réussites et ses manquements, ses fragilités et sa durabilité. Robert Belot, spécialiste d'histoire politique, est professeur des Universités à l'université de Technologie de Belfort-Montbéliard. Il est également maire-adjoint de Belfort chargé de la Culture et du Patrimoine.
La Résistance française n'a pas été d'un bloc, et l'on sait le retentissant débat né des accusations portées par Henri Frenay contre Jean Moulin. Moulin a eu ses biographes, mais non Frenay, Robert Belot s'est employé à retracer l'itinéraire politique du fondateur du mouvement COMBAT. Grâce aux archives encore inexploitées auxquelles il a eu accès, il a minutieusement suivi l'itinéraire d'un officier catholique que rien, en apparence, ne prédisposait à devenir le grand résistant qu'il fut. L'auteur montre aussi comment, au c?ur de la guerre, Frenay a conçu l'union de l'Europe, dont il fut un des militants les plus fervents et des plus importants, après la Libération, à travers le mouvement fédéraliste.
Résumé : En 1870, rien ne s'est passé comme prévu... La guerre devait voir le triomphe de la France contre son ennemi prussien. Mais, rapidement défaite, l'armée française ne put empêcher la reddition de l'empereur et l'invasion du territoire national alors que le Second Empire laissait place à la République. Pendant ces quelques mois, George Sand s'inquiète et souffre de la chaleur ; Paul Déroulède reçoit son baptême du feu et découvre la fraternité des armes ; Hector Malot imagine son grand roman ; Victor Hugo chante la gloire d'un pays qui n'existera bientôt plus, tandis que Flaubert croit vivre la fin des temps et que le général américain Sheridan prend la mesure de la puissance allemande. Ce sont leurs voix, et celles de bien d'autres témoins, que nous fait entendre Thierry Nélias au fil de cette vaste fresque aussi précise que vivante. Dans une troublante préfiguration de l'" étrange défaite " de 1940, la guerre franco-prussienne de 1870 a marqué toute une génération, au point de faire basculer l'Europe entière dans une soif de revanche sans fin. Ecouter ceux qui l'ont vécue nous permet de comprendre pourquoi.
Résumé : Sans sa soeur aînée Bronia, Marie Curie serait restée gouvernante d'enfants. Elle n'aurait jamais gagné Paris pour s'inscrire à la Sorbonne, ni épousé Pierre Curie, sans doute pas découvert la radioactivité et encore moins obtenu deux prix Nobel. Sans Marie, Bronia Dluska ne serait pas devenue l'une des premières femmes médecins, elle n'aurait pas ouvert le meilleur sanatorium de Pologne ni dévoué autant d'énergie à ses engagements, côtoyant les esprits les plus brillants de son temps. Entre la Pologne et Paris, de 1865 à 1939, les deux femmes ont tout partagé, ambitions professionnelles, douleurs de l'histoire, joies et drames privés. Toujours présentes l'une pour l'autre, leur relation hors du commun est une formidable leçon de vie. Travailleuses acharnées, Bronia et Marie étaient intimement convaincues que le progrès scientifique apporterait le bonheur à leurs semblables. Mais pour elles la famille passait avant tout. C'est le portrait croisé de ces pionnières, aux destins indissociables, que raconte Natacha Henry pour la première fois.
L'histoire de Vichy ne s'arrêtera jamais. Trop de dissimulations et de mensonges ont fini par engloutir les mémoires. Yves Pourcher a fouillé au cœur de cet entrelacs. Il a traqué des personnages et reconstitué leurs parcours. Les flashs claquent sans cesse tout au long de son enquête : - Pétain a-t-il voulu faire assassiner Laval le 13 décembre 1940 ? - Combien gagne Simone Signoret quand elle travaille au journal collabo Les Nouveaux Temps ? - Que fait Paul Morand au cabinet Laval ? - À quoi joue Gaston Bergery à Ankara ? - Qui est Wladimir Sokolowsky, cet agent double à la solde des nazis et des Soviétiques ? - Comment, après sa condamnation à mort, Laval a-t-il pu obtenir une ampoule de cyanure pour mettre fin à ses jours ? - Et pourquoi sa fille est-elle reçue, après la guerre, à l'ambassade d'Israël ? Toutes ces révélations nous intriguent ou nous bouleversent. Comme si, dans ce théâtre crépusculaire, les ombres s'étaient soudain mises à parler.