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Les philosophes et les mystères dans l'empire romain
Belayche Nicole ; Massa Francesco
PULG
16,00 €
Épuisé
EAN :9782875622686
Les pratiques et les discours philosophiques sous l'empire romain ont été largement inspirés par le langage des cultes à mystères. Depuis la période grecque classique, la pensée philosophique antique a assimilé et réélaboré la terminologie de ces cultes afin d'exprimer l'accès au savoir philosophique, le parcours de la connaissance et l'acquisition d'une "? révélation ? " réservée aux seuls initiés. Au fil des siècles, le langage platonicien, pétri de références aux cultes à mystères, devient le socle commun de la plupart des lettrés, quelle que soit leur appartenance religieuse, païenne ou chrétienne. Dans une approche d'histoire des religions, la réflexion sur les catégories et leurs usages, tant dans les sources que dans l'historiographie, est inséparable de la construction de la discipline elle-même. Quel est dès lors l'impact de l'historiographie dans l'appréciation des rapports entre cultes à mystères et philosophie ?? Ensuite, dans quelle mesure les discours et pratiques philosophiques ont-ils été nourris par le lexique mystérique et par les rituels de ces cultes ?? Des textes réputés avoir partie liée avec les mystères, mais passablement négligés jusqu'ici, sont scrutés en détail - les fragments de Numénius, les Oracles Chaldaïques et plus généralement les expressions respectives des écoles philosophiques. Inversement, des pratiques rituelles mystériques sont susceptibles de révéler l'influence des réflexions philosophiques. Au fil des études, ce volume interroge la relation entre cultes à mystères et philosophies selon une double perspective, émique et étique, la seule qui puisse fournir des éclaircissements sur ce problème.
Cet ouvrage examine les relations complexes entre la personne impériale - et les empereurs successifs - et la Ville de Rome, en tant que ville, espace et capitale, pendant les deux premiers siècles du Principat. Nicole Belayche a rassemblé sur cette question une "équipe" de chercheurs, français et étrangers, fédérant les disciplines du champ historique : histoire politique et idéologique, histoire sociale, histoire culturelle et religieuse, histoire urbaine et topographique. Car les problèmes posés par la/les relation/s entre les Césars et la Ville se situent au confluent de ces approches et c'est précisément le caractère englobant de la question qui la rend utile à notre compréhension de l'Empire romain aux Ier et IIe siècles de notre ère. Cette réflexion collective s'appuie sur le profond renouvellement documentaire offert depuis une génération par les découvertes archéologiques ou la reconsidération de certains sites romains, sur l'affinement de l'approche de la nature du pouvoir impérial et de son expression dans les différents règnes, sur l'explicitation de la subtilité du langage idéologique mis en oeuvre par les empereurs dans leur politique de "communication" , enfin sur une appréciation renouvelée de la Rome impériale classique à la lumière des concepts élaborés par les géographes autour de la notion de grande ville.
Résumé : Devinette : Si un oiseau et un poisson tombent amoureux, où iront-ils construire leur nid ? La multitude et diversité des variables qui tissent la trame des situations de contacts et de cohabitations dans les sociétés rendent chaque situation unique, par-delà des schémas de construction et des procédés repérables invariants. À tout le moins, toute cohabitation génère une mise en regard qui débouche sur des développements variés, neutres ou conviviaux jusqu'à compétitifs, voire conflictuels. Mais la focalisation de la discipline historique sur les situations de crise et de ruptures a plutôt mis en avant les situations de confrontation et de conflit, sans compter avec l'historiographie longtemps dominante du "triomphe du christianisme" dans le "combat" entre païens et chrétiens. Cet ouvrage présente trois originalités. Traversant les frontières chronologiques (du monde hellénistique au monde romain tardif) et disciplinaires entre cultures religieuses, il applique la même grille d'analyse à toutes les situations (polythéistes et monothéistes). Il fait dialoguer toutes les sources de façon à s'approcher de la réalité dans sa dimension dynamique et kaléidoscopique, aux dépens des affichages idéologiques. Moins que de rechercher les éléments de "compromis" entre dévots d'obédiences différentes, il examine comment des identités différentes vivaient ensemble, puisque tel fut le cas le plus courant dans un Empire romain multiculturel. Le propos se déploie en quatre parties. Il présente d'abord des situations complexes de rencontres à la fin de l'Empire et par quels langages, littéraires ou iconographiques, ces rencontres sont revendiquées ou bien révélées. Le volume se clôt sur des réflexions de méthode, qui précisent les outils par lesquels on peut aborder les zones de contact ou de recouvrement.
Le Roi est jugé pour un crime capital, qu'il nie avoir commis. Il se défendra bec et ongle dans le procès qu'on lui fait. Comment peut-on juger un roi ? C'est l'outrager que de lui intenter ce procès. Il n'est aucun droit à cet outrage, puisque le souverain règne d'une main de fer sur ses sujets. Et il règnera jusqu'à la mort, qu'on se le dise.
D'Euripide à T. S. Eliot, en passant par Gluck et Rilke, la figure d'Alceste, épouse aimante qui accepte de mourir à la place de son mari, a inspiré maint artiste. A la fin de l'Antiquité, un poète latin, dont l'identité nous est inconnue, composa des vers sur le mythe de la reine de Thessalie. Son poème aurait été à jamais perdu, si les sables d'Egypte ne nous en avaient pas livré une copie sur un papyrus du IVe siècle. Connu comme l' "Alceste de Barcelone" , il représente un des apports majeurs de la papyrologie à notre connaissance de la littérature latine et, depuis sa première édition, en 1982, il n'a cessé d'attirer l'attention des spécialistes et des amateurs de culture classique. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition du poème latin, accompagnée d'une traduction française, ainsi que d'un commentaire critique et linguistique. Exceptionnel à plusieurs égards, le manuscrit qui le contient fait l'objet d'une analyse codicologique et paléographique détaillée. On examine également son contexte de production et d'utilisation et, par extension, celui dans lequel l' "Alceste de Barcelone" a pu, de par sa langue, son style et son sujet, susciter l'intérêt dans l'Antiquité tardive. En filigrane aux discussions autour du texte et de son manuscrit, on aborde les questions de la transmission et la réception de la culture classique à la fin de l'Antiquité, notamment en Egypte, terre de riches entrecroisements culturels.