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L'oiseau et le poisson. Cohabitations religieuses dans les mondes grec et romain
Belayche Nicole ; Dubois Jean-Daniel
SUP
22,00 €
Épuisé
EAN :9782840508007
Devinette : Si un oiseau et un poisson tombent amoureux, où iront-ils construire leur nid ? La multitude et diversité des variables qui tissent la trame des situations de contacts et de cohabitations dans les sociétés rendent chaque situation unique, par-delà des schémas de construction et des procédés repérables invariants. À tout le moins, toute cohabitation génère une mise en regard qui débouche sur des développements variés, neutres ou conviviaux jusqu'à compétitifs, voire conflictuels. Mais la focalisation de la discipline historique sur les situations de crise et de ruptures a plutôt mis en avant les situations de confrontation et de conflit, sans compter avec l'historiographie longtemps dominante du "triomphe du christianisme" dans le "combat" entre païens et chrétiens. Cet ouvrage présente trois originalités. Traversant les frontières chronologiques (du monde hellénistique au monde romain tardif) et disciplinaires entre cultures religieuses, il applique la même grille d'analyse à toutes les situations (polythéistes et monothéistes). Il fait dialoguer toutes les sources de façon à s'approcher de la réalité dans sa dimension dynamique et kaléidoscopique, aux dépens des affichages idéologiques. Moins que de rechercher les éléments de "compromis" entre dévots d'obédiences différentes, il examine comment des identités différentes vivaient ensemble, puisque tel fut le cas le plus courant dans un Empire romain multiculturel. Le propos se déploie en quatre parties. Il présente d'abord des situations complexes de rencontres à la fin de l'Empire et par quels langages, littéraires ou iconographiques, ces rencontres sont revendiquées ou bien révélées. Le volume se clôt sur des réflexions de méthode, qui précisent les outils par lesquels on peut aborder les zones de contact ou de recouvrement.
Le Roi est jugé pour un crime capital, qu'il nie avoir commis. Il se défendra bec et ongle dans le procès qu'on lui fait. Comment peut-on juger un roi ? C'est l'outrager que de lui intenter ce procès. Il n'est aucun droit à cet outrage, puisque le souverain règne d'une main de fer sur ses sujets. Et il règnera jusqu'à la mort, qu'on se le dise.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Cet ouvrage examine les relations complexes entre la personne impériale - et les empereurs successifs - et la Ville de Rome, en tant que ville, espace et capitale, pendant les deux premiers siècles du Principat. Nicole Belayche a rassemblé sur cette question une "équipe" de chercheurs, français et étrangers, fédérant les disciplines du champ historique : histoire politique et idéologique, histoire sociale, histoire culturelle et religieuse, histoire urbaine et topographique. Car les problèmes posés par la/les relation/s entre les Césars et la Ville se situent au confluent de ces approches et c'est précisément le caractère englobant de la question qui la rend utile à notre compréhension de l'Empire romain aux Ier et IIe siècles de notre ère. Cette réflexion collective s'appuie sur le profond renouvellement documentaire offert depuis une génération par les découvertes archéologiques ou la reconsidération de certains sites romains, sur l'affinement de l'approche de la nature du pouvoir impérial et de son expression dans les différents règnes, sur l'explicitation de la subtilité du langage idéologique mis en oeuvre par les empereurs dans leur politique de "communication" , enfin sur une appréciation renouvelée de la Rome impériale classique à la lumière des concepts élaborés par les géographes autour de la notion de grande ville.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.