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Corps étranger sous la peau
Bekkar Nour
BLAST
14,00 €
Épuisé
EAN :9782492642289
J'ajoute à mes phrases plus de virgules, moins de tics de langage, je serre mon abdomen pour sortir une voix avec plus d'impact, je tais mon avis, je souris, je la ferme quand l'un entame un monologue, je hoche la tête quand un autre expose un concept sophistiqué, je maintiens le regard, je définis, je radote, je rentre dans un sous-genre, lu et revu, je fais ce qui est attendu. Ce sont ces choses que je n'ai pas apprises enfant, que j'ai incorporées à mon retour en France. Corps étranger sous la peau raconte l'exil : comment se construit-on quand on est renvoyée à nulle part tant géographiquement qu'idéologiquement ? Ce roman se partage entre l'enfance ramenée en Algérie après sept années passées à Paris et le temps adulte de retour en France. Il ne s'agit pas d'être dans un entre-deux mais de ressentir l'exclusion à chaque endroit de vie. A Alger, des codes à apprendre, une langue qu'on ne maîtrise pas, la solitude. A Paris, le racisme structurel, la vie autonome et queer, l'éloignement, la dissociation. Nour Bekkar initie une réflexion narrative autour des parcours migratoires et transmet une vision intime et politique de la façon dont la diaspora est fracturée.
Depuis plus de 20 ans, Yazid Bekka répond à un devoir de mémoire en photographiant le pays de son enfance: les paysages, les villes, les objets, et surtout les hommes, les femmes, les enfants, saisis dans leurs activités quotidiennes, dans les moments de fête ou dans l'intimité familiale. Il nous fait pénétrer ici dans l'âme de la Kabylie, une âme que depuis toujours les poètes ont cherché à saisir. Leurs plus belles pages sont dès lors conviées à dialoguer avec les photographies. Et ainsi textes et images collaborent pour brosser le portrait d'une Kabylie belle et rebelle.
Dans l'ombre des laboratoires épuisés où résonnent les échos d'une médecine à bout de souffle, un murmure se propage. Une Digital Angel s'élève comme l'ultime espoir de l'humanité. Pour concrétiser ce projet, des chercheurs mettent en place une puce sous-cutanée qui permettrait d'instaurer la paix dans le monde. Trois nations se sont engagées à tester cette micropuce. Rapidement, celle-ci s'immisce dans les strates de la société. Mais un dilemme demeure : faut-il confier l'usage de cette puce aux plus puissants ou au peuple ? Kaïna est prête à tout pour éclairer le gouvernement mondial sur cette affaire de la plus haute importance. A ses côtés, Manuela, fine psychologue, est une précieuse alliée dans ce combat. Toutes deux s'imposent en véritables messagères incontestées. Kaïna et Manuela utilisent alors tout ce qui est en leur pouvoir pour se faire entendre...
Un être cher disparait un jour, sans laisser de traces. Commence alors pour sa famille une vie de quête et d'espérance, de désespoir et d'errance, sans fin. Au bout, des retrouvailles heureuses ou une acceptation de la fatalité, sans vraiment pouvoir l'admettre. Des centaines de jeunes disparaissent ainsi, chaque année dans le monde, en quête d'une vie meilleure ou à la poursuite d'un rêve...
Résumé : Entre les murs d'un tribunal, plusieurs voix s'élèvent. L'affaire jugée aujourd'hui est celle d'un féminicide comme il en arrive des centaines chaque année. Une narration polyphonique fait tour à tour entendre les témoins, le meurtrier, le journaliste, l'avocat, la soeur, le policier, la sociologue ou encore les féministes rassemblées devant la salle. Chacun·e vient partager un bout de cette histoire, une vision d'un monde structuré par les dominations patriarcales et la violence sexiste. Dans ce tribunal narratif, c'est la justice elle-même que l'autrice vient mettre en cause, autant que l'oppression systémique. Et comme le dit l'absente dans une ultime lettre : "Réclamez justice mais non celle d'aujourd'hui, un autre type de justice qui ressemble à nos vies et sache y répondre".
Résumé : La poésie de Douce Dibondo s'éprouve à double tranchant : d'un côté, la lame incisive vient triturer les violences pour crever l'oppression et souligner la centralité et la puissance des vécus noirs et queers. De l'autre, le dos de la lame trace un espace-refuge où les réparations éclosent dans l'urgence de la guérison. métacures refuse de céder à l'invu, l'insu ou l'indit en réaffirmant le lien entre intériorité et vie. Dans la brèche fine de l'autoengendrement, le texte fait entendre un "je" matériel, dense et sensible où retentit un appel à faire communauté politique. Avec ce premier recueil, Douce Dibondo s'engage par le poème, pose le désir vital de révolutionner le soi et le monde.
Résumé : Les Gisantes questionne notre rapport à la mort et en particulier au suicide de celleux qui nous entourent. Si la mort ne signe pas la disparition des liens, comment ce qui nous relie continue d'émerger et d'impacter le vivant ? Comment mettre en forme l'inassimilable ? Le recueil trace les contours d'un entre-deux mondes et fait exister un espace qui n'est pas empli de la seule douleur. S'y déploie une pluralité de sens autour d'un personnage central qui meurt à répétition et se métamorphose au long du poème, écho de figures mythologiques ou littéraires. Les Gisantes permet de rendre intelligible et d'arpenter une mémoire collective , et le recueil de se faire transposition littérale d'un recueillement singulier.
Résumé : Dans ce "récit en fragments" , comme le nomme l'autrice, des femmes reprennent le pouvoir qui leur a été confisqué par le patriarcat, le colonialisme ou la précarité. Dans un territoire pluriel se déploient sept tableaux comme autant de loupes sur des parcours individuels, considérés comme peu légitimes pour faire Histoire mais ô combien partagés, porteurs et émancipateurs. De celle qui devrait se séparer de son enfant au coeur de la Seconde Guerre mondiale touchant aussi l'Algérie, à celle traversant la frontière pour aller avorter en pleine révolution tunisienne, en passant par celle qui soigne une femme syrienne ayant réussi à rejoindre Tamanrasset, ces récits en écho font résonner les voix de femmes qui renversent ce qui les astreint et les réduit et font le choix de leur liberté. Glisser sur la rampe du temps, c'est détricoter les mailles de l'hégémonie et observer jaillir la sororité et la puissance qui accompagnent ces vécus.