Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Glisser nue sur la rampe du temps. Récits en fragments
Labbize Souad
BLAST
11,00 €
Épuisé
EAN :9782956773573
Dans ce "récit en fragments" , comme le nomme l'autrice, des femmes reprennent le pouvoir qui leur a été confisqué par le patriarcat, le colonialisme ou la précarité. Dans un territoire pluriel se déploient sept tableaux comme autant de loupes sur des parcours individuels, considérés comme peu légitimes pour faire Histoire mais ô combien partagés, porteurs et émancipateurs. De celle qui devrait se séparer de son enfant au coeur de la Seconde Guerre mondiale touchant aussi l'Algérie, à celle traversant la frontière pour aller avorter en pleine révolution tunisienne, en passant par celle qui soigne une femme syrienne ayant réussi à rejoindre Tamanrasset, ces récits en écho font résonner les voix de femmes qui renversent ce qui les astreint et les réduit et font le choix de leur liberté. Glisser sur la rampe du temps, c'est détricoter les mailles de l'hégémonie et observer jaillir la sororité et la puissance qui accompagnent ces vécus.
Un roman choral ambitieux, une fresque familiale sur plus d'un demi-siècle d'histoire et de combats pour les droits des femmes en Tunisie.Tunisie, 1935. Dans un pays en pleine ébullition politique se croisent les destins de deux éminentes familles bourgeoises : les Naifer, rigides et conservateurs, et les Rassaa, libéraux et progressistes.Une nuit de décembre, à Tunis, la jeune épouse de Mohsen Naifer, Zbeida Rassaa, est soupçonnée d'entretenir une liaison avec Tahar Haddad, intellectuel d'origine modeste connu pour son militantisme syndical et ses positions avant-gardistes, notamment en faveur des droits des femmes.Dans un entrelacement de secrets et de souvenirs, plusieurs membres des deux familles ainsi que leurs domestiques reviennent lors des décennies suivantes sur les répercussions désastreuses de cette funeste soirée. Comme dans un jeu de poupées russes, chaque récit en contient d'autres et renverse la perspective. Avec jubilation le lecteur rassemblera les pièces pour tenter de découvrir ce qui est réellement arrivé à Zbeida Rassaa.Le désastre de la maison des notables transpose plus de cinquante ans d'histoire tunisienne ? de la lutte pour l'indépendance jusqu'à la révolution de 2011 ? et de combats pour les femmes. Remarquable de maîtrise, d'un style limpide, d'une construction astucieuse, cet éblouissant roman choral met en scène des personnages envoûtants et inoubliables.
D'abord ils ont coupé le cordon ombilical pour des raisons naturelles. Ensuite ils ont coupé le prépuce pour des raisons d'hygiène. Enfin ils ont coupé la langue pour des raisons de sécurité.
Qu'a-t-il pu se passer, cette nuit de décembre 1935, dans la belle demeure des Naifer, à Tunis, pour faire voler deux familles en éclat ? Une fresque familiale envoûtante qui traverse plus de 50 ans d'histoire de la Tunisie. Prix de la fiction arabe 2024. Tunisie, 1935. Malgré leurs grandes différences, deux éminentes familles bourgeoises, les Naifer, rigides et conservateurs, et les Rassaa, libéraux et progressistes, ont vu leurs destins s'unir lors du mariage de leurs enfants : Mohsen Naifer et Zbeida Rassaa. Mais tout vole en éclats lors de cette nuit de décembre où une accusation grave tombe sur Rassaa : elle entretiendrait une liaison avec Tahar Haddad, un intellectuel aux positions avant-gardistes, notamment en faveur des droits des femmes. Dans un entrelacement de secrets et de souvenirs, plusieurs membres des deux familles ainsi que leurs domestiques reviennent lors des décennies suivantes sur les répercussions de ce moment funeste et lèvent progressivement le voile sur ce qu'il s'est vraiment passé, cette nuit-là... Le désastre de la maison des notables transpose plus de cinquante ans d'histoire tunisienne - de la lutte pour l'indépendance jusqu'à la révolution de 2011 - et de combats pour les femmes. Cet éblouissant roman choral met en scène des personnages envoûtants et inoubliables.
Résumé : Tant qu'il reste quelque chose à détruire est le chemin poétique d'une reconstruction après le viol. Mag Lévêque éclaire par le poème le lien à la honte, à la culpabilité, à la sexualité. Au-delà du témoignage, elle parvient à créer à partir de la violence et de la douleur, en ne faisant jamais impasse sur l'indicible. Le poème se débat et s'élabore contre la mémoire du corps marqué par l'empreinte invisible de la violence. A travers une narration fragmentaire, il est question de sauvegarde de soi et de recherche d'une force collective comme réparations. C'est ici dans l'intime que se joue l'émancipation , et le verbe de réveiller la force qui n'a jamais quitté l'autrice.
Résumé : La poésie de Douce Dibondo s'éprouve à double tranchant : d'un côté, la lame incisive vient triturer les violences pour crever l'oppression et souligner la centralité et la puissance des vécus noirs et queers. De l'autre, le dos de la lame trace un espace-refuge où les réparations éclosent dans l'urgence de la guérison. métacures refuse de céder à l'invu, l'insu ou l'indit en réaffirmant le lien entre intériorité et vie. Dans la brèche fine de l'autoengendrement, le texte fait entendre un "je" matériel, dense et sensible où retentit un appel à faire communauté politique. Avec ce premier recueil, Douce Dibondo s'engage par le poème, pose le désir vital de révolutionner le soi et le monde.
Résumé : A l'instar d'une rivière, les mots se déversent : en apparence paisibles, ils remuent le fond, retournent la vase, explorent les profondeurs. En faisant remonter à la surface la transphobie et l'homophobie, les violences institutionnelles et policières, l'enfermement et la mort, le poème s'efforce de les combattre. Avec l'urgence de dire, il y a celle de faire front et d'inventer une langue de la riposte. C'est aussi une langue à contre-courant, écho de ce que traversent celles et ceux qui, dans un instant de lutte et de solidarité, se rejoignent face aux normes et aux injonctions. Par le vers ou la prose, ce recueil devient le lieu d'une réappropriation puissante du verbe et du monde.
Résumé : Les pratiques et théories queers ont mené une large critique de la normalisation des dominations cisgenres et hétéropatriarcales. Mais à cette critique a pris le relai une position purement déconstructrice des normes de la sexualité, au point que la nouvelle norme est devenue le refus de toute norme. En distinguant normalisation et normativité, Pierre Niedergang avance que la critique de la normalisation, bien légitime, n'implique pas l'anti-normativité mais au contraire une "normativité queer" . Cette inventivité normative permettrait d'élaborer une perspective queer féministe consciente de la dimension matérielle des oppressions et des rapports de pouvoir qui se nouent au coeur de nos relations.