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Une force qui demeure
Béji Hélé
ARLEA
18,50 €
Épuisé
EAN :9782869597259
Née dans une société musulmane, élevée dans une famille libérale et tolérante, Hélé Béji a pu observer les traditions sans en subir les contraintes ni les interdits. Elle y a découvert un monde spirituel où s'est forgé l'itinéraire de sa liberté."Serais-je une femme archaïque?", se demande l'auteur face au malaise de la femme moderne. Non, car l'expérience du passé lui a révélé avec une lucidité plus aiguë le sens de la modernité. Si la femme traditionnelle nous dévoilait le trésor du quotidien dans le "souci de la demeure", la femme moderne, elle, a gagné de haute lutte sa place dans la société. Mais aurait-elle perdu sa relation au monde? Pour affirmer et enrichir sa liberté nouvelle, la femme doit repenser cette "force qui demeure". Au-delà de son identité féminine, saura-t-elle affirmer son humanité féminine? "La grandeur de la femme, dit Hélé Béji, ne doit pas se bâtir sur la misère de l'homme."
Les organisations alternatives des citoyennetés sont développées par, ou avec, des citoyens qui expérimentent collectivement et localement de nouvelles manières de produire, d'habiter, de manger, de consommer, en réponse à des problématiques environnementales et sociales. Alternatives au capitalisme industriel et technologique, elles ont pour dénominateur commun un engagement dans une lutte pacifiste face aux acteurs dominants. Derrière les façades de la participation citoyenne heureuse, comment les citoyens s'organisent-ils ? Ont-ils les moyens de développer leurs projets de changement ou sont-ils à leur tour les instruments d'une fabrique institutionnelle de l'illusion de la participation citoyenne qui les maintient en marge ? C'est à ces questions que nous souhaitons répondre à travers quatorze histoires en France, au Maroc et en Tunisie. Ces organisations s'écartent des chemins balisés du système dominant actuel, capitaliste, extractif ou individualiste. Elles se situent dans les "interstices" des cités, là où il est encore possible pour des personnes concernées et engagées de trouver des moyens d'exprimer librement leurs désirs, de débattre, de faire des choix, de les réaliser, de les mettre en commun. Ces histoires illustrent la fabrique de l'utopie concrète par les actions qui la structurent : 1) Construire l'alternative, une question de bon sens ; 2) Agencer la participation citoyenne au service de l'alternative ; 3) Agir dans les interstices des cadres institutionnels et les modifier ; 4) S'engager collectivement pour transformer l'écosystème.
Le contexte pandémique de 2020-2021 a soulevé nombre de défis et d'occasions socioéconomiques et politiques. Toutes et tous avons dû nous réinventer pour nous adapter. Les personnes issues de l'immigration doivent accepter de perdre leurs repères habituels, leurs représentations sociales pourtant acquises depuis le berceau. Si plusieurs d'entre elles choisissent de vivre dans un nouvel environnement, d'autres optent pour cette solution en raison de conditions socioéconomiques et politiques difficiles, parfois inhumaines. Les guerres, les génocides, les conflits et les conditions climatiques génèrent et provoquent de plus en plus de trajectoires migratoires du Sud au Nord. Les gestionnaires et propriétaires d'entreprises, les membres de la communauté étudiante et du corps enseignant et le lectorat du grand public intéressés à cette interdépendance globale apprécieront lire et appliquer ces pratiques d'intégration sociale, scolaire, postsecondaire et professionnelle concrètes et expérimentées avec succès au Québec et dans plusieurs pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Résumé : " La décolonisation est la forme la plus instinctive et la plus avancée de la liberté. Elle est l'avant-garde de toutes les libertés. Mais elle est la plus malheureuse de toutes, car elle n'a pas tenu ses promesses... Nous avions fait l'Histoire, nous étions au c?ur de l'Histoire, et l'Histoire nous avait comblés à profusion. Pourtant, après avoir reçu en héritage cette grâce miraculeuse, nous ne l'avons pas gardée. Qui nous l'a dérobée ? Cette histoire était la nôtre et, si nous l'avons perdue, c'est de notre faute. Nous n'avons pas recouvré ce dont nous croyions avoir été spoliés, et nous avons dilapidé ce que nous avions reçu. " Ces mots d'Hélé Béji donnent le ton de cet essai rigoureux sur la grande épopée de la décolonisation et ce qu'elle est devenue, un demi-siècle après. Cette brillante auto-analyse, si elle fait une part importante aux extraordinaires avancées qu'elle a permises, à commencer par la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes, pointe aussi avec la lucidité du trait vécu les erreurs, les fourvoiements et les dévoiements qui en ont découlé. Que reste-t-il de cette extraordinaire aspiration qui a porté tant de peuples vers leur indépendance ? Se pose alors l'incontournable question de la difficile harmonie entre l'aspiration politique et l'exercice du pouvoir. Sans évitement ni compromis d'aucune sorte, Hélé Béji dresse le constat implacable de ce rendez-vous manqué avec la promesse de la souveraineté. Nous, décolonisés, par sa liberté critique, n'hésite pas à mettre le décolonisé face à ses responsabilités dans le destin du monde, et à l'obliger à un honnête examen de conscience s'il ne veut pas troquer ses vieilles servitudes contre de nouveaux esclavages. S'il a incarné le visage de l'humain, il n'est pas à l'abri de l'attrait qu'il ressent pour l'inhumain. Mais fondera-t-il un nouvel humanisme ? Apportera-t-il sa lumière à l'équilibre du monde ?
Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.
Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation. Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation. On verra que, derrière la drôlerie apparente de ce choix d'insultes, perce la pensée sombre du philosophe sur les hommes et sur le monde. Sa gaieté de façade, relayée à chaque instant par le rire, un rire exterminateur, ne doit pas nous faire oublier le désespoir inguérissable du grand pessimiste.
Armen Lubin (1903-1974) est né à Istanbul sous le nom de Chahnour Kérestédjian. Persécuté, comme ses compatriotes arméniens, il doit quitter la Turquie à l'été 1923, devenant de fait apatride. A son arrivée à Paris, il exerce la profession de retoucheur en photographie pendant plusieurs années. En parallèle, il écrit dans des journaux arméniens, tandis qu'il fait, aussi, ses premiers pas de poète français, sous l'aile d'André Salmon et de Jean Paulhan. Très vite atteint d'une affection tuberculeuse particulièrement redoutable, le mal de Pott, il passera sa vie le reste de sa vie dans les hôpitaux et les sanatorium de l'Assistance publique, de la Salpêtrière à Berck, mais aussi à Bidart et à Pessac. C'est dans ces lieux où il connaîtra des souffrances extrêmes qu'il écrira toute son oeuvre poétique tout en continuant de correspondre avec ses amis. Publié par Jean Paulhan chez Gallimard, il se liera d'amitié avec Henri Thomas ou Madeleine et Jean Follain. Le livre, suivant une alternance régulière, réfléchit en miroir de brefs chapitres revenant sur la vie d'Armen Lubin, regroupés en cinq parties : Enfance, Souffrances, Ecritures, Amours et amitiés, L'homme double et des chapitres directement autobiographiques, concernant Hélène Gestern, ellemême originaire d'une famille d'exilés. C'est donc une méditation sur l'exil, la perte et l'écriture, sur ce qui construit un écrivain, sur les blessures du passé et leur rôle fondateur. La réflexion des deux existences, l'affinité qui se noue, au fil de l'écriture, entre Hélène Gestern et son sujet, se veut le lieu d'une méditation sensible sur l'écriture et la place centrale qu'elle peut tenir dans une existence. D'une ampleur comparable à celle de l'Odeur de la forêt, ce texte nous emporte dans les méandres de deux destinées que tout oppose et qui, pourtant, se répondent singulièrement. C'est la première fois qu'Hélène Gestern livre avec pudeur quelques clés de son univers romanesque.
Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité. Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.