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Idéologie(s) et roman pour la jeunesse au XXIe siècle
Béhotéguy Gilles ; Connan-Pintado Christiane ; Pli
PU BORDEAUX
21,00 €
Épuisé
EAN :9782867819896
Né juste après la Révolution française pour désigner la science des idées, le mot "idéologie" s'est dévalué au cours du XXe siècle et il suscite aujourd'hui le débat à plusieurs titres, au premier chef lorsqu'il s'agit de le définir. Dans le domaine du livre de jeunesse, la conjonction entre idéologie, instruction publique et éducation s'inscrit au coeur des enjeux d'une littérature adressée et sous surveillance que l'auteur, l'éditeur, le médiateur ont toujours cherché à encadrer à des fins éducatives. C'est dans ce champ particulier que l'on se propose d'affronter la complexité d'une notion "labile et fourbe", d'après Bruno Blanckeman, pour en circonvenir les manifestations et les effets dans les entreprises romanesques de l'extrême contemporain. Faute de définition stable et univoque, sans doute convient-il ici d'embrasser la notion au pluriel et de concevoir les idéologies comme des "systèmes fixes de valeurs ordonnancées" qui trouvent un terrain de prédilection dans le roman, lui-même genre pluriel, "archi-genre" qui orchestre une polyphonie de discours et s'accommode de toutes les hybridités. En observant certains de ses sous-genres - roman-miroir, roman de fantasy, roman dystopique, roman post-colonial - les différents contributeurs sont conduits à se demander dans quelle mesure le roman contemporain pour la jeunesse met en oeuvre une "poétique des valeurs" et s'il rend possible l'émergence de ces "fictions critiques" que Dominique Viart définit comme des textes où "le discours met en crise la pensée". Les articles réunis ici interrogent dans les romans pour la jeunesse l'approche, souvent paradoxale, des grandes questions soulevées par les évolutions du monde contemporain. Au moment où l'actualité concernant l'école en France se cristallise à nouveau sur le sujet de l'enseignement de la morale, la réflexion s'attache notamment aux corpus romanesques prescrits par l'institution scolaire et à leur enseignement.
Historiquement et par définition éducative, la littérature pour la jeunesse retient l'attention de plusieurs disciplines de recherche dont les regards convergent vers l'enfance. Qu'on la tienne pour outil éducatif, produit éditorial, objet d'enseignement ou patrimoine à conserver, cette jeune littérature a conquis sa légitimité en faisant l'objet d'une critique universitaire, mais son étude est plutôt abordée sous l'angle sociohistorique qu'au plan proprement littéraire -, ce dernier aspect intéressant davantage les didacticiens de la littérature. A l'heure où elle est enseignée de la maternelle à l'université, c'est en préalable à cet enseignement que le présent ouvrage se propose d'interroger la littérature de jeunesse contemporaine lorsqu'elle aborde et adapte à sa manière les genres constitués, cultive des genres qui lui sont propres, explore ou invente de nouveaux genres et sous-genres, s'adonne au mélange des genres et se fait parfois littérature de genre. Il arrive aussi, face aux oeuvres les plus originales, que le critère du genre vole en éclats et ne laisse plus qu'un seul mot à la disposition du critique, celui de littérature. Les contributions réunies ici examinent les formes et les métamorphoses contemporaines des trois principales catégories génériques - roman, théâtre, poésie - à travers le prisme de l'édition et de l'écriture pour la jeunesse. Un second volume portera sur les genres littéraires qui semblent se tourner davantage vers l'enfance en accordant une place prépondérante aux images : conte, album et bande dessinée. Ce programme de recherche est mené en collaboration avec l'équipe TELEM de l'université Bordeaux-Montaigne et avec l'ESPE d'Aquitaine.
Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre de GENERATIO, programme quinquennal de recherche de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine qui étudie la construction des jeunes générations en Europe du XIXe siècle à nos jours. Il fait suite à un premier volume portant sur les livres pour enfants publiés en France depuis 1945. Il s'agit ici d'interroger les représentations du genre à travers un éventail de contributions consacrées aux livres pour la jeunesse dans différents pays d'Europe depuis deux siècles. Cette contextualisation élargie invite à considérer la dimension paradoxale d'une littérature qui ambitionne d'abolir les frontière - de la "république de l'enfance" de Paul Hazard à IBBY - alors même que les contextes nationaux conditionnent fortement la production et la réception des livres, partant les représentations du masculin et du féminin. L'organisation de l'ouvrage ne se fonde ni sur une chronologie ni sur une répartition géographique, mais s'articule autour de trois axes pour aborder la question du genre : la mise en valeur du féminin, le poids des contextes, les phénomènes de sérialité. Il s'agit soit de porter un regard rétrospectif sur une production ancienne, parfois enfouie, et de la revisiter à la lumière des travaux récents sur le genre, soit de considérer les livres publiés aujourd'hui et le miroir qu'ils tendent au jeune lecteur. Qui sont les héros emblématiques : garçons et/ou filles ? Que disent-ils des sociétés dans lesquelles ils s'inscrivent, de leur vision de l'enfance et de la construction d'une jeunesse ?
Inscrit dans le cadre d'un programme de recherche de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine sur "La construction des jeunes générations en Europe du XIXe au XXIe siècle", l'ouvrage se propose d'étudier les représentations du genre dans la littérature de jeunesse publiée en France de l'après-guerre à nos jours. Il s'appuie sur les apports de la sociologie pour penser le genre dans un domaine où l'éditeur, l'auteur, le prescripteur, le médiateur, sont rarement dépourvus d'arrière-pensée éducative. Analyser les discours véhiculés dans les livres pour enfants en croisant les regards de l'historien, du sociologue et du littéraire, c'est tenter d'apprécier comment évoluent les représentations du masculin et du féminin par l'adhésion aux codes culturels et symboliques ou par le rejet de ces codes. C'est aussi s'interroger sur le poids des ouvrages étudiés, sur la médiation dont ils font l'objet et sur la réception des jeunes lecteurs. La littérature de jeunesse apparaît comme un observatoire privilégié de la construction de la jeunesse dans la mesure où, selon les fonctions qu'elle se donne et les valeurs qu'elle cherche à transmettre, selon les croisements ou les clivages qu'elle établit entre culture de masse et culture des élites, elle reflète l'évolution de cette jeunesse ou en propose des représentations modélisantes. Située à l'intersection d'enjeux économiques, idéologiques, pédagogiques et esthétiques, elle résonne des échos de ce contexte pour s'adresser aux jeunes générations et éclairer leur route vers l'âge adulte. Un deuxième volume portera sur la littérature de jeunesse en Europe de 1850 à nos jours.
Le présent ouvrage prolonge un premier volume intitulé Littérature de jeunesse au présent. Genres littéraires en question(s) qui portait sur l'appropriation des genres canoniques – roman, théâtre et poésie – par les livres pour la jeunesse. Il s'agit d'interroger les trois autres genres de ce champ éditorial : l'album, la bande dessinée et le conte, ici réunis sous la bannière des "genres graphiques". Largement prépondérant, l'album, seul genre propre à l'enfance, se subdivise en une infinité de sous-genres thématiques et formels et empiète volontiers sur les autres catégories. Si les classements proposés tentent d'ordonnancer une production aussi foisonnante que diverse, ne sont pas ignorés pour autant les phénomènes d'hybridation et de transgénéricité qui affectent les oeuvres abordées, par exemple si le théâtre s'introduit dans l'album ou si le manga et la bande dessinée s'emparent du conte. Explorant les différentes facettes de la relation texte/image, les études proposées ont vocation à fournir des outils pour l'enseignement de la littérature graphique, plébiscité aujourd'hui de l'école primaire à l'université.
Pour le notaire, la déontologie fonde aussi sûrement sa fonction que les dispositions juridiques qui la décrivent. Elle en est la justification comme la conséquence. Son respect, également partagé, est le ciment de la confraternité et par là même de l'union de la profession. Sa promotion assure au citoyen la solidité comme l'équilibre du contrat établi ou du conseil prodigué par l'étude. Sa description permet à chaque notaire ou à celui qui aspire à le devenir, de confronter à tout instant son action aux principes qui doivent la guider. C'est assez dire l'importance de l'ouvrage de référence de notre confrère Gilles Rouzet, enseignant à la Faculté de droit de Bordeaux, qui en propose aujourd'hui une nouvelle édition aux étudiants comme à tous les notaires. Le lecteur ne pourra qu'être sensible à l'exceptionnelle qualité du travail accompli, et la profession toute entière y puisera un puissant motif de confiance. (Hubert Gence, Président honoraire du Conseil supérieur du notariat.)
Regourd François ; Castelnau-l'Estoile Charlotte d
Comment les empires de l'époque moderne ont-ils gouverné à distance des terres lointaines encore méconnues ? Comment la collecte et la diffusion des savoirs sur les espaces d'outre-mer ont-elles été organisées ? Quelles étaient les finalités de cet effort de connaissance dirigé vers les périphéries du monde moderne européen ? Les liens complexes et ambigus qu'entretiennent les savoirs et les pouvoirs politiques ou religieux au sein des espaces impériaux de l'Ancien Régime sont au coeur du livre. Nourri des récents renouvellements de la recherche dans les domaines de l'histoire des savoirs et des pouvoirs impériaux, l'ouvrage illustré d'une trentaine de documents rares pose la question de la connaissance du monde et de l'"autre" dans une perspective impériale, au cours de la première vague de l'expansion européenne, 16-18e siècles. Adoptant une démarche comparatiste entre trois empires majeurs de l'époque moderne (Espagne, France et Portugal), alternant études spécialisées et articles de synthèse rédigés par des spécialistes internationaux originaires du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Mexique et du Portugal, l'ouvrage met à la disposition du public français des clés originales pour comprendre les fondements intellectuels qui sont aux origines de la mondialisation.
Avec 1 200 000 hectares plantés en vignes, l'Espagne possède le plus vaste vignoble du monde et sa production moyenne, supérieure à 40 millions d'hectolitres, n'est dépassée que par celles de la France et de l'Italie. Les vins d'Espagne se caractérisent par leur diversité qui s'explique non seulement par les contrastes climatiques et pédologiques entre les différentes parties de la Péninsule, mais aussi par l'ancienneté de la culture de la vigne dans ce pays dont les habitants ont fait du vin un élément essentiel de leur civilisation. Cet ouvrage met en évidence l'originalité des vins d'Espagne, en retraçant tout d'abord l'histoire de la viticulture et du commerce du vin en Espagne depuis l'Antiquité. Il décrit également, à travers une étude régionale, la situation actuelle des différents vignobles, en particulier de ceux dont les vins jouissent d'une appellation d'origine contrôlée. Il s'intéresse enfin à l'évolution de la production, de la commercialisation et de la consommation du vin en Espagne au cours des dernières décennies.