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Etre une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse. Tome 2, Europe 1850-2014
Connan-Pintado Christiane ; Béhotéguy Gilles
PU BORDEAUX
22,00 €
Épuisé
EAN :9791030001174
Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre de GENERATIO, programme quinquennal de recherche de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine qui étudie la construction des jeunes générations en Europe du XIXe siècle à nos jours. Il fait suite à un premier volume portant sur les livres pour enfants publiés en France depuis 1945. Il s'agit ici d'interroger les représentations du genre à travers un éventail de contributions consacrées aux livres pour la jeunesse dans différents pays d'Europe depuis deux siècles. Cette contextualisation élargie invite à considérer la dimension paradoxale d'une littérature qui ambitionne d'abolir les frontière - de la "république de l'enfance" de Paul Hazard à IBBY - alors même que les contextes nationaux conditionnent fortement la production et la réception des livres, partant les représentations du masculin et du féminin. L'organisation de l'ouvrage ne se fonde ni sur une chronologie ni sur une répartition géographique, mais s'articule autour de trois axes pour aborder la question du genre : la mise en valeur du féminin, le poids des contextes, les phénomènes de sérialité. Il s'agit soit de porter un regard rétrospectif sur une production ancienne, parfois enfouie, et de la revisiter à la lumière des travaux récents sur le genre, soit de considérer les livres publiés aujourd'hui et le miroir qu'ils tendent au jeune lecteur. Qui sont les héros emblématiques : garçons et/ou filles ? Que disent-ils des sociétés dans lesquelles ils s'inscrivent, de leur vision de l'enfance et de la construction d'une jeunesse ?
Inscrit dans le cadre d'un programme de recherche de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine sur "La construction des jeunes générations en Europe du XIXe au XXIe siècle", l'ouvrage se propose d'étudier les représentations du genre dans la littérature de jeunesse publiée en France de l'après-guerre à nos jours. Il s'appuie sur les apports de la sociologie pour penser le genre dans un domaine où l'éditeur, l'auteur, le prescripteur, le médiateur, sont rarement dépourvus d'arrière-pensée éducative. Analyser les discours véhiculés dans les livres pour enfants en croisant les regards de l'historien, du sociologue et du littéraire, c'est tenter d'apprécier comment évoluent les représentations du masculin et du féminin par l'adhésion aux codes culturels et symboliques ou par le rejet de ces codes. C'est aussi s'interroger sur le poids des ouvrages étudiés, sur la médiation dont ils font l'objet et sur la réception des jeunes lecteurs. La littérature de jeunesse apparaît comme un observatoire privilégié de la construction de la jeunesse dans la mesure où, selon les fonctions qu'elle se donne et les valeurs qu'elle cherche à transmettre, selon les croisements ou les clivages qu'elle établit entre culture de masse et culture des élites, elle reflète l'évolution de cette jeunesse ou en propose des représentations modélisantes. Située à l'intersection d'enjeux économiques, idéologiques, pédagogiques et esthétiques, elle résonne des échos de ce contexte pour s'adresser aux jeunes générations et éclairer leur route vers l'âge adulte. Un deuxième volume portera sur la littérature de jeunesse en Europe de 1850 à nos jours.
Prolongeant un premier volume paru en 2020 (" Modernités" 45), le présent ouvrage poursuit l'étude des récits d'esclavage publiés en France, traductions comprises, dans la littérature pour la jeunesse. Il ouvre de nouvelles pistes de recherche, en raison de l'extension continue du corpus et de l'attention portée à cette question vive par l'édition, la recherche et le champ culturel le plus large. Cette volonté de sensibilisation reflète le contexte de ce début de XXIe siècle qui prête une attention soutenue aux minorités, se penche sur les non-dits de l'histoire et multiplie les actions pour mieux faire connaître et comprendre les tragédies du passé, en accord avec la formule de Michelet : "il faut faire parler les silences de l'Histoire". Depuis la promulgation de la loi Taubira qui, en 2001, a reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanité et rendu son enseignement obligatoire, les publications pour la jeunesse se multiplient dans le secteur éditorial du livre de jeunesse, au prisme des genres littéraires qui visent les différentes tranches d'âge de son lectorat : album, roman et bande dessinée en particulier s'emploient à conjuguer les moyens de la fiction et les apports documentaires. De plus, ont été mis au jour nombre de titres anciens qui se signalent par leur portée abolitionniste. Aussi divers soient les ouvrages - en raison de leur date de publication, du genre littéraire investi ou du destinataire ciblé -, on peut néanmoins distinguer quelques invariants propres à cette production destinée : elle privilégie les héros enfants ou adolescents pour favoriser l'identification du jeune lecteur ; elle atténue les violences les plus insoutenables pour le ménager ; et par-dessus tout, elle est animée par la volonté de mettre au jour une page d'histoire longtemps éludée. Les contributeurs se sont emparés de ces questions en lien avec la mission formatrice des livres de jeunesse, aussi les chapitres de l'ouvrage témoignent-ils d'un objectif commun : il s'agit de transmettre l'histoire de l'esclavage à travers la littérature, l'iconographie, l'enseignement.
Pour étudier le phénomène que nous nommons épanchement du conte dans la littérature, nous aurons à questionner le dialogue permanent que la littérature et l'expérience littéraire entretiennent avec le domaine des contes, sur le mode de l'innutrition ou de la réappropriation. Territoire passionnant au regard de la poétique des genres, le conte se prête à tous les jeux de l'hybridation en se mêlant aux autres formes littéraires qu'il transpose, dilue ou incorpore. Outre les réécritures proprement dites, les amalgames de contes, les migrations de personnages, il faut envisager une présence des contes moins flagrante, au détour des phrases, des formules, des clins d'oeil qui font écho à l'encyclopédie du lecteur, en somme, les phénomènes intertextuels dans leur diversité. Les contes peuvent être vus comme un vaste réservoir de formes, de formules et d'images qui servent de passe-partout pour franchir les frontières entre les genres littéraires, et de signes de reconnaissance pour instaurer une connivence avec le lecteur. L'épanchement du conte dans la littérature engendre d'infinies combinaisons narratives et textuelles, et ces opérations de métissage concernent les thématiques, les structures, l'écriture, jusqu'à la langue qui, au-delà de la fiction, se trouve elle-même nourrie par les allusions, mentions et références qui l'émaillent d'éclats merveilleux. Certes on pourrait ne voir dans ces incidences que clichés, formules figées à la manière des métaphores lexicalisées, stéréotypes langagiers et culturels, mais les exemples sont si nombreux et témoignent d'une telle mainmise des contes sur la littérature qu'ils méritent toute notre attention. La réflexion se répartit en quatre volets dans lesquels ne sont pas distinguées littérature tout court et littérature de jeunesse. Sont abordés successivement l'emprise singulière des contes sur certains univers d'auteurs, les réécritures des contes de Perrault, le franchissement des frontières génériques, la manière dont les contes sont enseignés.
Regourd François ; Castelnau-l'Estoile Charlotte d
Comment les empires de l'époque moderne ont-ils gouverné à distance des terres lointaines encore méconnues ? Comment la collecte et la diffusion des savoirs sur les espaces d'outre-mer ont-elles été organisées ? Quelles étaient les finalités de cet effort de connaissance dirigé vers les périphéries du monde moderne européen ? Les liens complexes et ambigus qu'entretiennent les savoirs et les pouvoirs politiques ou religieux au sein des espaces impériaux de l'Ancien Régime sont au coeur du livre. Nourri des récents renouvellements de la recherche dans les domaines de l'histoire des savoirs et des pouvoirs impériaux, l'ouvrage illustré d'une trentaine de documents rares pose la question de la connaissance du monde et de l'"autre" dans une perspective impériale, au cours de la première vague de l'expansion européenne, 16-18e siècles. Adoptant une démarche comparatiste entre trois empires majeurs de l'époque moderne (Espagne, France et Portugal), alternant études spécialisées et articles de synthèse rédigés par des spécialistes internationaux originaires du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Mexique et du Portugal, l'ouvrage met à la disposition du public français des clés originales pour comprendre les fondements intellectuels qui sont aux origines de la mondialisation.
Les tomes 1 et 2 sont structurés chacun en 14 leçons et contiennent environ 600 mots de base. Le tome 1 contient une vingtaine de pages introductives sur la langue coréenne indispensables à connaître. A la fin du chaque tome, se trouvent une dizaine de tableaux de référence en annexe ainsi qu'un répertoire de vocabulaire et un index de grammaire. Chaque leçon contient : dialogues, prononciation, grammaire, vocabulaire et expression, proverbe, exercices avec corrigé, traduction du français en coréen avec corrigé, lecture et compréhension, dictée, fascicule culturel, chanson et /ou poème. Le cahier d'exercices du tome 2 est constitué de 2 parties : des exercices liées à la leçon et des exercices de type TOPIK. Ce manuel est conçu spécialement pour les locuteurs francophones avec une approche axée sur la communication orale. Faciliter l'apprentissage et se révéler efficace dans la pratique, tel est son objectif sans pour autant négliger l'entraînement à la rédaction des phrases simples. Ce double aspect du manuel, oral et écrit, répond à l'attente de l'épreuve du Baccalauréat LV3 et du TOPIK niveau débutant, avec acquisition de quatre compétences de base : parler, écouter, lire, écrire. L'enregistrement audiovisuel des textes et leçons du manuel est accessible en ligne, par un simple " clic ", sur un blog régulièrement mise à jour par l'équipe pédagogique.
Pour le notaire, la déontologie fonde aussi sûrement sa fonction que les dispositions juridiques qui la décrivent. Elle en est la justification comme la conséquence. Son respect, également partagé, est le ciment de la confraternité et par là même de l'union de la profession. Sa promotion assure au citoyen la solidité comme l'équilibre du contrat établi ou du conseil prodigué par l'étude. Sa description permet à chaque notaire ou à celui qui aspire à le devenir, de confronter à tout instant son action aux principes qui doivent la guider. C'est assez dire l'importance de l'ouvrage de référence de notre confrère Gilles Rouzet, enseignant à la Faculté de droit de Bordeaux, qui en propose aujourd'hui une nouvelle édition aux étudiants comme à tous les notaires. Le lecteur ne pourra qu'être sensible à l'exceptionnelle qualité du travail accompli, et la profession toute entière y puisera un puissant motif de confiance. (Hubert Gence, Président honoraire du Conseil supérieur du notariat.)