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Deux otages
Behan Brendan
GALLIMARD
5,75 €
Épuisé
EAN :9782070205516
Parlant des Deux otages, Brendan Behan déclare qu'il a voulu y montrer "le caractère très ordinaire des gens, dans ce qu'il a parfois d'extraordinaire" . Dans une maison borgne de Dublin, dont le tenancier est un patriote acharné, l'I. R. A. amène, un soir, un jeune soldat anglais qu'elle a capturé dans l'Ulster. Celui-ci sera gardé comme otage, par mesure de représaille contre la condamnation à mort d'un jeune patriote irlandais en Ulster. La police régulière de Dublin, qui a mission de retrouver le soldat anglais, fait irruption dans la maison, et, dans la confusion qui s'ensuit, le soldat tombe, accidentellement tué d'une balle. On sait que le jeune condamné de Belfast sera exécuté à l'aube. Tel est le fait divers autour duquel s'enchevêtre, avec une générosité et une incohérence sans borne, une ronde échevelée de personnages intensément vivants.
Résumé : Le client du matin, première pièce de Brendan Behan, est une pièce sans histoire : la vie d'un groupe de prisonniers à la veille de l'exécution de l'un des leurs. On attend la grâce. On y croit sans y croire. Va-t-elle arriver ? Chacun vaque à ses occupations ordinaires, et il plane pourtant l'ombre de quelque chose qui arrache à eux-mêmes ces hommes abandonnés, et qui les soude tous, prisonniers, gardiens, jusqu'au directeur, dans une même anxiété traversée pourtant d'intermèdes burlesques, car le rire est plus fort que la pire des morts. Brendan Behan a goûté à la prison lorsqu'il se livrait, tout jeune, à ces activités que l'on qualifie de "terroristes" tant que le parti qui les mène n'a pas encore pris le pouvoir.
Arrêté à Liverpool alors qu'il s'apprêtait à placer une bombe dans les chantiers navals, Brendan Behan se vit condamné à trois ans de détention dans une maison de redressement. Celui qui allait devenir un des écrivains les plus originaux de sa génération appartenait en effet à l'Irish Republican Army, organisation clandestine irlandaise appuyant les revendications de l'Eire, sur les six comtés de l'Ulster, par des opérations terroristes. Un peuple partisan est le récit de l'expérience que fait un jeune garçon plein de vitalité de l'univers concentrationnaire. Les amitiés, l'atroce monotonie des jours, les démêlés avec des gardiens et de jeunes délinquants de son âge (la loi anglaise ne prévoit pas en effet de régime spécial pour les détenus politiques), voilà ce que raconte le prisonnier. Mais, plus encore qu'un document d'un réalisme saisissant sur le régime pénitentiaire britannique, l'auteur de Deux otages, dont on n'a pas oublié les représentations à Paris au Théâtre des Nations, par son style très personnel, pur de toute recherche, mais d'une verdeur et d'une franchise savoureuses, réussit le tour de force de brosser, derrière un autoportrait sans complaisance, le tableau psychologique de tout un peuple frondeur. Bavard, passionné de liberté, il a la tête farcie de poésie et d'exploits héroïques.
Résumé : Encore un verre avant de partir est un recueil d'articles hebdomadaires parus dans l'Irish Times, de 1954 à 1956. Ces billets écrits au fil de la plume (souvenirs d'enfance, prises de position politiques, récits de voyages, etc.) donnent un aperçu précieux sur la vie quotidienne de Brendan Behan, mort en plein épanouissement de sa gloire. Ici, encore, Brendan Behan, sans jamais se départir de cette tendresse et de cette indulgence envers le coeur humain, qui dominent toute son ouvre, nous fait une brillante démonstration de son célèbre " wit ", ce sens de l'humour pétillant et cependant jamais malveillant, caractéristique des Irlandais.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.