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Des mots. Un silence. René Leynaud : Poèmes & Proses. Précédé de René Leynaud (1910-1944) poète, jou
Béghain Patrice ; Kneubühler Michel ; Stuccilli Je
RUMEUR LIBRE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782355773709
Un nom sur une plaque de rue dans le premier arrondissement de Lyon, sur des stèles commémoratives, sur la couverture d'un livre publié en 1947 et réédité en 1994 : René Leynaud. Une vague mémoire. Quatre-vingts ans après son exécution par les soldats du Troisième Reich, le 13 juin 1944, cet ouvrage donne à lire le poète dans toute l'ampleur de son oeuvre, grâce à la publication - outre la reprise des Poésies posthumes éditées en 1947 sur l'initiative de Francis Ponge et Albert Camus - de nombreux textes inédits - poèmes et proses - provenant du fonds de manuscrits et tapuscrits donné par la famille Leynaud à la Bibliothèque municipale de Lyon, ainsi que de correspondances issues de collections particulières. Accompagnées d'une iconographie largement inédite, les contributions de Patrice Béghain, Michel Kneubühler et Jean-Christophe Stuccilli font revivre le poète et le moraliste, le journaliste et le résistant, l'homme tout simplement, dans ses élans et ses doutes, ses amitiés - non seulement avec Camus et Ponge, compagnons du combat contre l'occupant, mais aussi avec le cercle des proches, comme le peintre Jean Martin et l'insaisissable Emile Picq, danseur, poète et dessinateur.
Sous les dehors de la satire sociale, l'?uvre de John Cheever, chez qui l'hédonisme homosexuel rencontre la culture puritaine, se révèle en fait profondément romantique. Conjuguant lyrisme et ironie, réalisme et onirisme, celui que la critique surnomma le " Tchekhov des banlieues " dessine ainsi, outre une vaste comédie humaine, un espace symbolique tout en contrastes où sont mises en scène les discordes du moi et où se joue un conflit intérieur jamais véritablement apaisé.
Au milieu des années 2000, la consolidation des études sur la bande dessinée au sein de l'université coïncide avec un intérêt nouveau pour les questions de traduction. L'étude de la bande dessinée est en effet à cette époque-là devenue, non sans difficulté, une discipline disposant d'un langage partagé et d'un corpus de textes centraux, ce qui lui permet d'aborder des questions jusqu'alors inexplorées, telles la narratologie, l'adaptation et, bien sûr, la traduction. En d'autres termes, la recherche cesse de considérer la bande dessinée sous le seul angle formel et historique, pour au contraire interroger sa dimension sociale, en tant qu'objet dont l'usage et la définition sont construits par celles et ceux qui la lisent, en parlent ou la traduisent. A travers sept contributions portant sur différentes aires linguistiques, ce volume vise à souligner la diversité des rôles endossés par celles et ceux qui traduisent, adaptent et transmettent la bande dessinée, dans des contextes marqués par de multiples contraintes techniques, économiques et culturelles. Amateurs ou professionnels, auteurs, artisans, créateurs, ces traducteurs et traductrices agissent comme les relais d'une norme collective, à l'échelle nationale ou à celle, plus réduite, d'un éditeur ou d'une communauté de fans. L'ambition de cet ouvrage est donc de poser les jalons d'une approche sociale et pragmatique de la traduction de bande dessinée, par une attention soutenue à ses enjeux, mais aussi à ses acteurs.
Dans la culture nord-américaine, la notion du sauvage est essentiellement liée à la figure de l'Indien, qui en est l'incarnation même. Trouvant ses prémices dans l'Europe impériale, l'idée du sauvage n'a cessé d'évoluer au cours de l'histoire américaine. Qu'il soit étape première dans l'évolution de l'homme ou dégénérescence de l'homme civilisé, source de civilisation ou état à jamais primitif, noble ou ignoble, vertueux ou uniquement vicieux, le sauvage est le miroir de l'homme civilisé, de ce qu'il a été ou de ce qu'il devrait être. La définition même du sauvage a abondamment nourri les enquêtes littéraires propres au XIXe siècle américain, au point d'avoir durablement marqué l'identité de la littérature américaine. C'est à l'essentielle ambiguïté de ce terme, soulignée par Montaigne dès le XVIe siècle, que se confrontent tout ensemble pensée de la limite, pensée de l'humain, pensée du temps et pensée du territoire, s'entrelaçant de manière proprement exemplaire dans la pensée de l'Amérique.
Une nouvelle république populaire affronte la vieille République Parlementaire dans une guerre de Sécession entre le Sud et le Nord de l'Italie. Le personnage principal, Vanni, reporter de guerre, nous fait découvrir un Sud aux prises avec une Unité Italienne qui n'en finit pas de sombrer. Un conflit avec des vraies armées, des maquisards qui se disputent le poumon écologique de la botte, des villes présidées par des conseils révolutionnaires, des communes agricoles emblèmes de la nouvelle économie, des camps de rééducation, des fanatiques, des apparatchiks, des exécutions publiques. Sans concessions avec lui-même, Vanni cède à toutes les dérives de son périple, sans jamais lâcher la plume, sous le soleil d'un Sud qui a éclairé toutes les tragédies historiques et aussitôt séché leur sang. Chaque palier du conflit fratricide est soumis à l'épreuve de l'amour qui traverse ce livre de part en part. Ce roman a été écrit au milieu des années 70, dans la tourmente qui a emporté le rêve révolutionnaire du grand Parti Communiste Italien et le décor mental hérité d'Octobre 1917. Andrea Genovese revisite les conséquences du " tournant historique ", avec une lucidité que l'histoire récente de l'Italie n'a cessé de confirmer, jusqu'à la naissance des mouvements qui prônent l'indépendance de la Sicile, face aux Ligues du Nord. Croissant de lune faucon et marteau est une entreprise de déconstruction de l'Italie contemporaine menée avec les meilleures armes littéraires : le néo-réalisme, la culture classique et le baroque aux accents inimitables. Il inaugure une oeuvre narrative de grande ampleur qui s'attache à écrire l'histoire d'un peuple jusqu'ici privé de lettre. L'énergie des chocs culturels, l'humour et la tendresse se retrouvent dans ce premier roman publié en 1983.