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La fabrique du sauvage dans la culture nord-américaine
Béghain Véronique ; Larré Lionel
PU BORDEAUX
21,00 €
Épuisé
EAN :9782867816000
Dans la culture nord-américaine, la notion du sauvage est essentiellement liée à la figure de l'Indien, qui en est l'incarnation même. Trouvant ses prémices dans l'Europe impériale, l'idée du sauvage n'a cessé d'évoluer au cours de l'histoire américaine. Qu'il soit étape première dans l'évolution de l'homme ou dégénérescence de l'homme civilisé, source de civilisation ou état à jamais primitif, noble ou ignoble, vertueux ou uniquement vicieux, le sauvage est le miroir de l'homme civilisé, de ce qu'il a été ou de ce qu'il devrait être. La définition même du sauvage a abondamment nourri les enquêtes littéraires propres au XIXe siècle américain, au point d'avoir durablement marqué l'identité de la littérature américaine. C'est à l'essentielle ambiguïté de ce terme, soulignée par Montaigne dès le XVIe siècle, que se confrontent tout ensemble pensée de la limite, pensée de l'humain, pensée du temps et pensée du territoire, s'entrelaçant de manière proprement exemplaire dans la pensée de l'Amérique.
Née Jadis d'une approche prioritairement esthétique, la notion de patrimoine connaît depuis quelques décennies un développement international considérable et se voit, dans un environnement marqué par la diversification culturelle des sociétés et par la mondialisation, exposée à de nouveaux défis. Explosion du tourisme de masse, avec pour corollaires l'uniformisation et le mercantilisme, mais aussi affaiblissement du rôle des Etats et primat de l'économique font peser des risques nouveaux sur l'intégrité des objets patrimoniaux, qu'ils soient matériels ou immatériels. Ils doivent aussi être préservés de la menace conjointe du communautarisme et du repli identitaire, afin de demeurer valeur d'échange et de partage. L'auteur en appelle donc à un nouveau "pacte patrimonial" tant à l'intérieur de chaque société que dans les relations entre pays, avec en balance la délicate question du retour des biens culturels vers leur pays d'origine, qui fait ici l'objet d'une approche engagée.
Au milieu des années 2000, la consolidation des études sur la bande dessinée au sein de l'université coïncide avec un intérêt nouveau pour les questions de traduction. L'étude de la bande dessinée est en effet à cette époque-là devenue, non sans difficulté, une discipline disposant d'un langage partagé et d'un corpus de textes centraux, ce qui lui permet d'aborder des questions jusqu'alors inexplorées, telles la narratologie, l'adaptation et, bien sûr, la traduction. En d'autres termes, la recherche cesse de considérer la bande dessinée sous le seul angle formel et historique, pour au contraire interroger sa dimension sociale, en tant qu'objet dont l'usage et la définition sont construits par celles et ceux qui la lisent, en parlent ou la traduisent. A travers sept contributions portant sur différentes aires linguistiques, ce volume vise à souligner la diversité des rôles endossés par celles et ceux qui traduisent, adaptent et transmettent la bande dessinée, dans des contextes marqués par de multiples contraintes techniques, économiques et culturelles. Amateurs ou professionnels, auteurs, artisans, créateurs, ces traducteurs et traductrices agissent comme les relais d'une norme collective, à l'échelle nationale ou à celle, plus réduite, d'un éditeur ou d'une communauté de fans. L'ambition de cet ouvrage est donc de poser les jalons d'une approche sociale et pragmatique de la traduction de bande dessinée, par une attention soutenue à ses enjeux, mais aussi à ses acteurs.
Maître de conférences en littérature et culture américaines à l'Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, Véronique Béghain est également traductrice littéraire (en particulier d'Oscar Wilde et Charlotte Brontë).
Résumé : "J'adore les bijoux, renchérit Percy, enthousiaste. Naturellement, je ne voudrais pas que cela se sache à l'école, mais j'en ai moi-même une collection intéressante. J'en faisais la collection avant de me mettre aux timbres. ? Et des diamants, reprit John, avec exaltation. Les Schnlitzer-Murphy avaient des diamants gros comme des noix... ? Ca, ce n'est rien." Percy s'était penché vers lui et avait baissé la voix au point qu'elle n'était plus qu'un simple murmure. "Ce n'est rien du tout. Mon père a un diamant plus gros que l'hôtel Ritz-Cadton." "
Regourd François ; Castelnau-l'Estoile Charlotte d
Comment les empires de l'époque moderne ont-ils gouverné à distance des terres lointaines encore méconnues ? Comment la collecte et la diffusion des savoirs sur les espaces d'outre-mer ont-elles été organisées ? Quelles étaient les finalités de cet effort de connaissance dirigé vers les périphéries du monde moderne européen ? Les liens complexes et ambigus qu'entretiennent les savoirs et les pouvoirs politiques ou religieux au sein des espaces impériaux de l'Ancien Régime sont au coeur du livre. Nourri des récents renouvellements de la recherche dans les domaines de l'histoire des savoirs et des pouvoirs impériaux, l'ouvrage illustré d'une trentaine de documents rares pose la question de la connaissance du monde et de l'"autre" dans une perspective impériale, au cours de la première vague de l'expansion européenne, 16-18e siècles. Adoptant une démarche comparatiste entre trois empires majeurs de l'époque moderne (Espagne, France et Portugal), alternant études spécialisées et articles de synthèse rédigés par des spécialistes internationaux originaires du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Mexique et du Portugal, l'ouvrage met à la disposition du public français des clés originales pour comprendre les fondements intellectuels qui sont aux origines de la mondialisation.
La nouvelle collection «E18», dédiée aux études sur le 18e siècle et aux écrits produits en ce même siècle, s'ouvre par la publication de quatre textes contemporains (fin des années 1990), inédits en français en totalité ou en partie, de l'historien américain, spécialiste des Lumières françaises. Synthèse du travail et de la pensée de l'historien, elle illustre de manière exemplaire la spécificité de la recherche dix-huitiémiste, époque matricielle d'où sort la modernité. En cela la confrontation avec notre temps est inévitable car comme le dit Darnton "Quiconque a un compte à régler ou une cause à défendre en revient aux Lumières". Deux rubriques regroupent les analyses ; celle de la polémique qui comprend un plaidoyer en faveur des Lumières suivi d'un texte remettant en question les options méthodologiques adoptées par l'historien et favorisant la discussion scientifique ; enfin la rubrique illustrant les méthodes de l'historien dix-huitiémiste (méthodes, outils conceptuels, domaines privilégiés d'études ...).
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.