
Molécules
Annecy, automne 1995. Jeanne Deligny, 44 ans, infirmière dans un centre pour psychotiques, épouse du pharmacien Charles Deligny et mère de Léna, une lycéenne passionnée de physique-chimie, est retrouvée morte sur le palier de son appartement, égorgée d'un coup de cutter. Ce crime n'ayant aucun motif apparent, l'enquête piétine. Seule la découverte tardive d'une pièce à conviction permettra de retrouver la trace d'un suspect, Gilles Bourrel, très ancien petit ami de la victime, qui avoue sans sourciller être l'auteur de l'homicide, d'après lui involontaire? S'inspirant d'un fait divers survenu lors des années 2000, François Bégaudeau n'en a conservé que les grandes lignes : la configuration du crime, son motif, et surtout l'ancrage des protagonistes dans un quotidien ordinaire. Assumant jusqu'au bout son intrigue criminelle, l'auteur de Molécules refuse cependant de s'en tenir à une pure logique du suspens. Il met bientôt le lecteur dans une autre attente, voire une autre dimension, en sondant l'intériorité de personnages quelconques, soudain révélés dans leur complexité moléculaire. Ainsi s'attarde-t-il sur le moindre personnage secondaire, le décor mental de ces années 90 ou les routines illogiques de l'appareil judiciaire. Plus encore et c'est tout le charme persistant de cette fiction, il prête une attention minutieuse à ces créatures communes mues par des forces qui les dépassent. Sans prétendre épuiser le mystère de leur passage à l'acte, ni distinguer en chacun le fautif de l'innocent, il nous laisse aux prises avec le chaos d'une matière trop humaine.
| SKU: | 9782070197224 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782070197224 |
|---|---|
| Titre | Molécules |
| Auteur | Bégaudeau François |
| Editeur | VERTICALES |
| Largeur | 0 |
| Poids | 300 |
| Date de parution | 20160816 |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La blessure la vraie
Bégaudeau FrançoisDepuis vingt ans à vrai dire je n'ai plus cessé de rire. C'en est troublant, presque inquiétant, une anomalie car il y aurait plutôt de quoi pleurer, tragédies, saloperies, maladies, labeur de vivre, effroi de ne plus. Toujours j'ai donné le change, mais aujourd'hui me trouve las d'esquiver et pressé d'admettre qu'en effet il y a quelque chose qu'il ne faut plus tarder à raconter. Le temps est venu quoi qu'il m'en coûte de remonter à la blessure. De remonter à 86. À l'été 86."ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,20 € -

Entre les murs
Bégaudeau FrançoisNe rien dire, ne pas s'envoler dans le commentaire, rester à la confluence du savoir et de l'ignorance, au pied du mur. Montrer comment c'est, comment ça se passe, comment ça marche, comment ça ne marche pas. Diviser les discours par des faits, les idées par des gestes. Juste documenter la quotidienneté laborieuse. " Entre les murs s'inspire de l'ordinaire tragi-comique d'un professeur de français. Dans ce roman écrit au plus près du réel, François Bégaudeau révèle et investit l'état brut d'une langue vivante, la nôtre, dont le collège est la plus fidèle chambre d'échos.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,20 € -

Molécules
Bégaudeau FrançoisRésumé : "Le photographe s'accroupit pour cadrer serré Jeanne Deligny. Les trois premiers clichés le laissent insatisfait. L'angle optimal se cherche encore. Pourtant les visages c'est ce qu'il préfère shooter. Il n'a pas déjeuné, c'est sa faim qui le déconcentre. Il s'écarte pour que le capitaine Brun examine de près la plaie béante au cou et les joues lacérées. A première vue, trois fois une joue, deux fois l'autre. A confirmer. Un sillon monte jusqu'à la tempe, un second balafre le front. Sans cela elle serait jolie. L'était il y a une heure. L'est encore malgré les yeux exorbités de qui s'est vu mourir".ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,60 € -

La blessure la vraie
Bégaudeau François« L?idée cheminait en moi que quelque chose s?était passé en 86 dont je n?étais jamais revenu. Je commençai à me repasser cette année, sautillant entre les trous de mémoire. Finalement la rétrospection se resserra sur l?été, puis, au sein de cet été, sur la dizaine de jours de juillet qui avaient culminé dans de drôles d?événements, jamais oubliés mais que je ne croyais pas si fondateurs. Je décidai de raconter tout, jour après jour, heure par heure presque. On verrait bien. On verrait mieux, peut-être, ce qui là-dedans avait conditionné la suite ». François Bégaudeau a choisi de revenir loin en arrière, au coeur de l?été 1986 en Sud-Vendée. Il a alors quinze ans, un âge critique à bien des égards, celui des orgueils démesurés et des failles béantes, celui d?un adolescent prêt à toutes les métamorphoses. Comme chaque année depuis que sa famille s?est installée à Nantes, il passe ses vacances à Saint-Michel-en-l?Herm, une bourgade en rase campagne, mais proche des campings du bord de mer. Deux milieux aux antipodes, deux terrains de jeu familier pour le jeune narrateur en mal d?aventures concrètes. L?ado a déjà échafaudé son programme: trouver la fille qui voudra bien le déniaiser. Pressé de s?émanciper, il échafaude des stratégies, mise sur plusieurs tableaux, joue de malchance, avant d?entamer enfin une romance imprévue, la vraie, avec Julie, qui va changer ses plans et libérer en lui une sentimentalité poétique inattendue. Mais c?est sans compter sur les détours accidentels et contretemps malheureux qui vont compliquer son drolatique et douloureux apprentissage amoureux. Arrive le bal fatidique du 14 juillet, où tout va s?accélérer à tort et à travers. Provocations perverses, meurtre par imprudence, bitures en série? l?esprit embrumé du jeune Nantais n?arrivera plus à sortir de ce cauchemar éveillé. Dès lors, c?est la vitesse à l?état pur qui mène la danse: l?été en pente raide, la mort aux trousses, l?adolescent qui court à sa perte, une nuit sans fin, celle de tous les dangers, ou peut-être un gigantesque canular ayant très mal tourné? Qui saura distinguer le vrai du faux et dire ce qui s?est réellement passé cet été 86? Et pourquoi le rire rétrospectif du narrateur révèle encore en lui une plaie à vif, vingt-cinq ansplus tard?ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,30 €
Du même éditeur
-
Des châteaux qui brûlent
Bertina Arno«De la masse qu'on formait autour de lui, "avec lui" pour ainsi dire, une main aurait pu s'extraire sans que personne, ensuite, ne soit en mesure de dire qui était au bout, quel bras et quel visage, et elle l'aurait frappé, lui, et ç'aurait été le déclencheur d'autres coups de poing, la curée, le truc pour se vider sur une victime, le bouc émissaire - que nos blessures et nos misères elles changent de camp.» Des châteaux qui brûlent raconte la séquestration d'un secrétaire d'État par les salariés d'un abattoir placé en liquidation judiciaire. Arno Bertina y fait résonner la parole singulière de toutes les forces en présence - comment elles s'affrontent et libèrent des puissances insoupçonnées. Dans le huis clos de l'usine occupée, chacun se découvre du souffle. Ce roman dit les heurts et bonheurs d'une insurrection aujourd'hui.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,50 € -
Les fils conducteurs
Poix GuillaumeRésumé : "Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l'âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s'accrocher à leurs phalanges, les mordre - et puis les avaler". Près du port d'Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la "fouille". Trois jeunes garçons plongés dans les déchets de l'obsolescence industrielle auxquels Guillaume Poix donne une grâce singulière. Ce premier roman captive tant par son style lyrique et son ambition documentaire que par l'humour impitoyable qui interroge les zones troubles du regard occidental.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -
Cinquante grammes de paradis
Humaydane ImaneRésumé : Revenue à Beyrouth en 1994, Maya découvre, au cours du tournage d'un documentaire sur la reconstruction du centre-ville, une sacoche abandonnée dans un immeuble en ruine. A L'intérieur, parmi des photos et documents d'avant la guerre civile, Le journal posthume d'une certaine Noura, journaliste syrienne en exil, et Les lettres d'Istanbul de son amant Kamal. Dès lors, elle se sent investie d'un devoir impérieux : reconstituer l'histoire tragique de ce couple. Son enquête va exhumer de lourds secrets, grâce à Sabah, l'amie de la disparue, mais surtout faire basculer le fragile équilibre de la vie de Maya. Avec cette fresque vibrante, Imane Humaydane révèle l'intrication des oppressions patriarcales, confessionnelles et politiques dans ce Moyen-Orient de la fin du XXe siècle. Un puissant désir d'émancipation féminine s'y déploie envers et contre toutes les formes de barbarie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -
Lettre au dernier grand pingouin
Porquet Jean LucRésumé : Le 3 juin 1844, sur l'île d'Eldey, non loin du cercle polaire, des pêcheurs islandais ont tué les deux derniers spécimens de grands pingouins. En "honnête homme" du XXIe siècle, Jean-Luc Porquet sait que, à l'image de cet oiseau incapable de voler, toutes sortes d'animaux sont en train de disparaître, que la sixième extinction de masse des espèces est en cours, que la Terre n'a pas connu pareil massacre depuis 65 millions d'années et que les hommes, ses semblables, en sont les maîtres d'oeuvre irresponsables. Comment faire face à ces vérités-là sans céder à la panique ni au déni ? L'auteur écrit au Grand Pingouin pour nous prendre à témoin et interroger en miroir nos destinées solidaires. Cette lettre à bâtons rompus se fait tour à tour intime, érudite et rêveuse : une élégie funèbre, mais combative.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 €
De la même catégorie
-
Histoire d'amour
Audeguy StéphaneRésumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,50 € -
Le cercle des hommes
Manoukian PascalL'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -
En finir avec Eddy Bellegueule
Louis EdouardBiographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 € -
Ainsi parlait ma mère
Benzine RachidRésumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 €








