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L'évaluation à l'université. Evaluer ou conseiller ?
Bedin Véronique
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753508613
Cet ouvrage se propose de dégager les enjeux et les perspectives du développement des pratiques évaluatives à l'université, dans un contexte paradoxal d'autonomisation des établissements universitaires et d'ouverture à l'espace européen et international de l'enseignement supérieur. L'évaluation à l'université devient une question cruciale dans de nombreux pays, la qualité de la formation et de la recherche pouvant effectivement en dépendre comme le montrent les contributions regroupées dans ce collectif d'auteurs réunissant des chercheurs belges, canadiens, français, espagnols et suisses. Le parti pris est de mettre l'accent sur une nouvelle forme d'évaluation que nous nommons " l'évaluation-conseil ", d'étudier la réalité de ses déclinaisons dans l'enseignement supérieur et de montrer sa valeur ajoutée, tant au niveau des acteurs que de l'organisation universitaire. Le conseil est partie prenante de l'évaluation dont il oriente les effets en dégageant des perspectives pour l'action à venir. Il accompagne le changement et l'innovation en privilégiant, dans le cadre d'une démarche réflexive et délibérative, le développement professionnel des différents membres de la communauté universitaire qui s'y sont engagés. Si les activités d'évaluation-conseil sont encore émergentes dans le champ de l'enseignement supérieur, elles s'y révèlent déjà opportunes et stratégiques, tout aussi bien pour faire évoluer la pédagogie universitaire que des pratiques de recherche ou le fonctionnement institutionnel. Elles sont étudiées dans quatre domaines différents : les établissements et instances d'enseignement supérieur, les formations et enseignements universitaires, l'accompagnement des doctorants et le développement professionnel des enseignants-chercheurs. Les lecteurs trouveront dans l'ouvrage des éléments pour approfondir leur questionnement sur l'évaluation à l'université et des points d'appui pour nourrir leur réflexion sur les pratiques d'accompagnement et de conseil qui lui sont associées.
Ce numéro porte sur l'enseignement à, par et pour la recherche, appréhendé sous l'angle de l'articulation entre la recherche et l'enseignement, notamment sur les liens entre le développement de la recherche et son impact à la fois sur les formations universitaires, sur les dispositifs de formation et sur les apprentissages des étudiants, en relation avec l'accompagnement de leurs encadrants. L'objectif du numéro est double. Dans un premier temps, alors que le domaine de la pédagogie universitaire est en plein essor en France, nous proposons d'empoigner ce thème et de construire des ponts entre la littérature anglophone sur le sujet et les réalités des contextes français et francophones. Dans un second temps, nous examinerons comment le projet d'un modèle de formation à, par et pour la recherche a été décliné et transposé dans les réformes de l'enseignement supérieur, en particulier en réponse au discours sur la valorisation des formations "professionnalisantes" dans l'enseignement supérieur. Comment est-il pris en compte dans le cadre des réformes universitaires récentes ? Quelle place occupe-t-il dans le contexte de la professionnalisation des formations universitaires ? Quels sont les effets de ce dispositif sur les étudiants et les enseignants du supérieur, dans la multiplicité des fonctions scientifiques et pédagogiques qui sont les leurs ?
Bedin Véronique ; Franc Serge ; Guy Daniel ; Marce
Depuis leur origine, cette question vive alimente les controverses en Sciences de l'éducation, discipline ancrée dans les pratiques éducatives et sociales. Cinquante ans après sa création, les auteurs de l'ouvrage sont revenus sur ce questionnement qui se pose toujours avec autant d'acuité. Dans le cadre ouvert de la francophonie, ils en ont actualisé les éléments du débat avec des focales d'analyse croisées et originales. C'est l'idée d'un rapprochement assumé entre action et connaissance qui a été retenu, pensé comme une tension féconde, au détriment de deux figures polarisées telles que la disjonction ou la fusion. Rapprochement, certes assumé, mais qui n'exclut pas pour autant la réflexion critique sur les contraintes et risques auquel il pourrait conduire. Trois grandes parties structurent l'ouvrage, au regard de ce positionnement : la première met l'accent sur l'évolution de la discipline des Sciences de l'éducation, entre action et connaissance donc ; la seconde analyse le dépassement du dualisme action/connaissance dans des situations innovantes d'apprentissage et de transformation éducative ; la troisième, enfin, s'interroge sur l'identité des destinataires auxquels sont restitués des résultats de recherches qui articulent connaissance et action, avec les conséquences qui en découlent. Ce livre s'adresse aux universitaires et étudiants des Sciences de l'éducation et des sciences humaines et sociales préférentiellement, aux praticiens de l'éducation et de la formation ainsi qu'aux professionnels de l'intervention et aux responsables institutionnels plus largement.
Apprendre Pourquoi ? Comment ? APPRENDRE : le mot est partout. Oui, mais comment apprendre ? Et dans quel but ? Tout serait-il question de motivation ? Oui, à condition de l'envisager comme un processus complexe et dynamique. Saint Augustin affirmait déjà l'existence d'une libido sciendi, un désir d'apprendre naturel chez l'homme. Au-delà de ce constat, l'ouvrage se propose de faire le point sur les différentes théories de la motivation et de l'apprentissage (approche behavioriste, psychologie humaniste, approches sociocognitives et théoriciens de la métacognition, neuropédagogie.) Cependant, il existe mille et une manières d'apprendre. Il suffit de se pencher sur les différentes enquêtes comparatives internationales (Pisa et autres) pour voir que l'on n'apprend pas toujours et partout de la même manière. Apprendre seul, ou en groupe ? Acquérir des connaissances ou des savoir faire et des savoir être ? Apprendre par soi-même (Sapere aude ! écrivait Kant : aie le courage de te servir de ton propre entendement,.), e-learning et autoformation, nouveaux apprentissages, la deuxième partie de l'ouvrage se penche sur ces différentes manières d'apprendre, notamment celles liés au développement du numérique : les écrans changent-ils le cerveau ? Qu'apprend-on à l'école du numérique ? Enfin, l'ouvrage fait le point sur les troubles d'apprentissage (dyslexie, troubles de l'attention.) et les remédiations possibles. Le concept de trouble d'apprentissage recouvre une réalité complexe. Il fait référence à des problèmes se manifestant très tôt dans le développement, comme les troubles du langage, et à d'autres qui n'apparaissent qu'au moment de la scolarisation, comme la dyslexie. Aujourd'hui, une meilleure connaissance des processus sous-jacents à ces troubles permet de les atténuer, voire de les guérir et même de les prévenir.
L'ouvrage apporte un regard sans concession et sans tabou sur l'évaluation puisqu'il propose d'en dévoiler les points aveugles. Ainsi, ce sont les zones d'ombre et les angles morts de l'évaluation qui sont mis au jour. Le projet est d'autant plus ambitieux qu'il prend pour cible un terrain sensible, celui de l'évaluation des dispositifs en éducation et en formation. Ces évaluations ont explosé avec le développement de la culture gestionnaire dans les établissements d'enseignement. Si l'évaluation a été présentée, à l'origine, comme un facteur de modernisation, aujourd'hui, quels en sont les non-dits ? Des réponses spécifiques sont apportées à travers une approche d'éducation comparée qui réunit des études de cas provenant de la Belgique, du Canada, de la France, du Portugal et de la Suisse. L'analyse des points aveugles nécessite une vigilance critique puisqu'elle met en évidence la figure emblématique de l'évaluateur, celui même qui devrait offrir la garantie de l'utilité éducative et sociale du dispositif évalué. S'il s'agit d'un enjeu majeur, il risque également de devenir un point aveugle de l'évaluation, ce que l'ouvrage n'omet pas d'aborder.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.