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Les points aveugles dans l'évaluation des dispositifs d'éducation ou de formation
Bedin Véronique
P.I.E. P. LANG
80,45 €
Épuisé
EAN :9783034312387
L'ouvrage apporte un regard sans concession et sans tabou sur l'évaluation puisqu'il propose d'en dévoiler les points aveugles. Ainsi, ce sont les zones d'ombre et les angles morts de l'évaluation qui sont mis au jour. Le projet est d'autant plus ambitieux qu'il prend pour cible un terrain sensible, celui de l'évaluation des dispositifs en éducation et en formation. Ces évaluations ont explosé avec le développement de la culture gestionnaire dans les établissements d'enseignement. Si l'évaluation a été présentée, à l'origine, comme un facteur de modernisation, aujourd'hui, quels en sont les non-dits ? Des réponses spécifiques sont apportées à travers une approche d'éducation comparée qui réunit des études de cas provenant de la Belgique, du Canada, de la France, du Portugal et de la Suisse. L'analyse des points aveugles nécessite une vigilance critique puisqu'elle met en évidence la figure emblématique de l'évaluateur, celui même qui devrait offrir la garantie de l'utilité éducative et sociale du dispositif évalué. S'il s'agit d'un enjeu majeur, il risque également de devenir un point aveugle de l'évaluation, ce que l'ouvrage n'omet pas d'aborder.
Ce numéro porte sur l'enseignement à, par et pour la recherche, appréhendé sous l'angle de l'articulation entre la recherche et l'enseignement, notamment sur les liens entre le développement de la recherche et son impact à la fois sur les formations universitaires, sur les dispositifs de formation et sur les apprentissages des étudiants, en relation avec l'accompagnement de leurs encadrants. L'objectif du numéro est double. Dans un premier temps, alors que le domaine de la pédagogie universitaire est en plein essor en France, nous proposons d'empoigner ce thème et de construire des ponts entre la littérature anglophone sur le sujet et les réalités des contextes français et francophones. Dans un second temps, nous examinerons comment le projet d'un modèle de formation à, par et pour la recherche a été décliné et transposé dans les réformes de l'enseignement supérieur, en particulier en réponse au discours sur la valorisation des formations "professionnalisantes" dans l'enseignement supérieur. Comment est-il pris en compte dans le cadre des réformes universitaires récentes ? Quelle place occupe-t-il dans le contexte de la professionnalisation des formations universitaires ? Quels sont les effets de ce dispositif sur les étudiants et les enseignants du supérieur, dans la multiplicité des fonctions scientifiques et pédagogiques qui sont les leurs ?
Bedin Véronique ; Franc Serge ; Guy Daniel ; Marce
Depuis leur origine, cette question vive alimente les controverses en Sciences de l'éducation, discipline ancrée dans les pratiques éducatives et sociales. Cinquante ans après sa création, les auteurs de l'ouvrage sont revenus sur ce questionnement qui se pose toujours avec autant d'acuité. Dans le cadre ouvert de la francophonie, ils en ont actualisé les éléments du débat avec des focales d'analyse croisées et originales. C'est l'idée d'un rapprochement assumé entre action et connaissance qui a été retenu, pensé comme une tension féconde, au détriment de deux figures polarisées telles que la disjonction ou la fusion. Rapprochement, certes assumé, mais qui n'exclut pas pour autant la réflexion critique sur les contraintes et risques auquel il pourrait conduire. Trois grandes parties structurent l'ouvrage, au regard de ce positionnement : la première met l'accent sur l'évolution de la discipline des Sciences de l'éducation, entre action et connaissance donc ; la seconde analyse le dépassement du dualisme action/connaissance dans des situations innovantes d'apprentissage et de transformation éducative ; la troisième, enfin, s'interroge sur l'identité des destinataires auxquels sont restitués des résultats de recherches qui articulent connaissance et action, avec les conséquences qui en découlent. Ce livre s'adresse aux universitaires et étudiants des Sciences de l'éducation et des sciences humaines et sociales préférentiellement, aux praticiens de l'éducation et de la formation ainsi qu'aux professionnels de l'intervention et aux responsables institutionnels plus largement.
Martine Fournier est rédactrice en chef du magazine Sciences Humaines. Avec les contributions de: Laurent Barry, Benoît Bastard, Virginie Descoutures, Emmanuel Gratton, Hervé Le Bras, Virginie Malochet, Agnès Martial, Dominique Mehl, Irène Théry, Anne Tursz?
C'est un ado!", "la crise de l'adolescence": ces termes sont employés partout comme une évidence. Pourtant, répondre à la question: "Qu'est-ce que l'adolescence?" ne va pas de soi. Il faut distinguer ce qui concerne l'adolescent lui-même - l'individu singulier qui, à l'âge de la puberté vit de profonds bouleversements physiques et psychiques - de l'adolescence, un ensemble de représentations collectives liées à cette classe d'âge et qui varient selon les sociétés et les générations Quand commence et quand finit l'adolescence? Les filles et les garçons vivent-ils ce passage de manière différente? 90 % des ados sont bien dans leur peau, dit-on, mais leurs parents, eux, comment vivent-ils cette période?... Ce livre donne la parole à des spécialistes de toutes disciplines pour faire le point sur cet âge de la vie complexe mais riche de potentialités.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.