Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le royaume des frères. Aux sources de l'Etat-nation
Beckouche Pierre
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246610311
A l'heure de l'intégration européenne, le vieil Etat-nation est-il appelé à disparaître ? Que reste-t-il de ses anciennes structures dès lors que l'économie se mondialise ? Dans un contexte " postnational ", ne devrait-il pas être avantageusement remplacé par le local et par l'Europe ? Après deux siècles façonnés par le nationalisme, un nouveau modèle émergerait en Europe, articulant un Etat pour les affaires stratégiques, et plusieurs nations fidèles à leurs anciennes identités. L'enjeu de ce nouveau modèle étant, bien sûr, de doser judicieusement l'inévitable sentiment identitaire et la rationalité d'une construction politique élargie à l'échelle du continent. Or, dans cet ouvrage, Pierre Beckouche conteste cette manière d'envisager le passé et l'avenir. Sa démonstration se bâtit avec rigueur, sur les plans économiques, politique, historique mais aussi anthropologique. En effet, si l'on souhaite éclairer le mystère de l'adhésion identitaire, on ne peut se contenter de l'approche classique des sciences sociales entre imaginaire et réalité. L'articulation du psychique et du social ne se réduit pas à ce balancement binaire, elle relève - apport décisif de la psychanalyse - de trois registres : imaginaire, symbolique, réel. Les implications de cette dispute sur l'identité, sont grandes. En particulier, l'ouvrage défend la thèse qu'il se peut très bien que nous reproduisions, à l'échelle européenne, notre bon vieux schéma national. Pour désirable qu'il soit, le post-national n'est pas nécessairement synonyme d'Union européenne...
Comment, lorsqu'on évoque Paris, comprendre le paradoxe entre la forte présence imaginaire de la Seine et la relative indifférence des Parisiens d'aujourd'hui à l'égard de ses berges ? Mettant en lumière l'étonnante diversité des rôles du fleuve dans la ville du XVIIIe siècle, Isabelle Backouche montre à quel point la Seine a longtemps été stratégique, tant pour les hommes que pour les pouvoirs. Tout à la fois espace partagé, espace contesté et espace remodelé, le fleuve a ainsi pesé d'un poids déterminant dans le façonnement de la vie urbaine. Cependant, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, la Seine s'écarte de cette vocation pour devenir une voie de navigation nationale de plus en plus étrangère à la capitale, un fleuve monumental et désincarné. Ce nouveau destin puise ses formes et ses représentations dans le siècle des Lumières. De la ville ancienne à la ville contemporaine, le fleuve a eu sa chronologie singulière, bien éloignée des rythmes, historiographiquement plus conventionnels, d'une mutation parisienne scandée par l'haussmannisation. Sensible à la diversité des acteurs et des intérêts qui les animent, cette histoire de la rupture entre la Seine et Paris nous fait voir combien importe la solidarité entre les usages, les représentations et les aménagements d'un territoire. La Seine offre ainsi un fécond terrain d'expérimentation pour comprendre le devenir urbain et les relations mouvantes de l'homme et de la ville.
Mettant en lumière l'étonnante diversité des rôles du fleuve dans la ville du xviiie siècle, Isabelle Backouche montre à quel point la Seine a longtemps été stratégique, tant pour les hommes que pour les pouvoirs. Tout à la fois espace partagé, espace contesté et espace remodelé, le fleuve a ainsi pesé d'un poids déterminant dans le façonnement de la vie urbaine. Cependant, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, la Seine s'écarte de cette vocation pour devenir une voie de navigation nationale de plus en plus étrangère à la capitale. Sensible à la diversité des acteurs et des intérêts qui les animent, cette histoire de la rupture entre la Seine et Paris nous fait voir combien importe la solidarité entre les usages, les représentations et les aménagements d'un territoire. La Seine offre ainsi un fécond terrain d'expérimentation pour comprendre le devenir urbain et les relations mouvantes de l'homme et de la ville.
Beckouche Pierre ; Richard Yann ; Nicolas Alexandr
Cent cartes et infographies pour comprendre le rôle de la région européenne à l'heure de la crise économique et de la montée oies concurrences asiatique et américaine. Démographie, économie, environnement, migrations, tourisme : un portait complet de la grande région européenne. Comment l'Europe va-t-elle se positionner dans les débats de politique internationale bouleversés par le Printemps arabe ? Pour relancer le projet menacé de l'Union, la mise en place d'une réelle politique de voisinage semble nécessaire. Mobilisant les données les plus récentes, essentielles à la compréhension de la situation européenne actuelle, cet atlas, clair et complet, démontre que l'avenir de l'Europe se joue aussi au-delà de ses propres frontières.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.