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La trace du fleuve. La Seine et Paris (1750-1850)
Backouche Isabelle
EHESS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782713225437
Mettant en lumière l'étonnante diversité des rôles du fleuve dans la ville du xviiie siècle, Isabelle Backouche montre à quel point la Seine a longtemps été stratégique, tant pour les hommes que pour les pouvoirs. Tout à la fois espace partagé, espace contesté et espace remodelé, le fleuve a ainsi pesé d'un poids déterminant dans le façonnement de la vie urbaine. Cependant, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, la Seine s'écarte de cette vocation pour devenir une voie de navigation nationale de plus en plus étrangère à la capitale. Sensible à la diversité des acteurs et des intérêts qui les animent, cette histoire de la rupture entre la Seine et Paris nous fait voir combien importe la solidarité entre les usages, les représentations et les aménagements d'un territoire. La Seine offre ainsi un fécond terrain d'expérimentation pour comprendre le devenir urbain et les relations mouvantes de l'homme et de la ville.
Telle qu'elle se dessine et malgré l'ardeur mise à séduire et à gagner les esprits à ce grand besoin identitaire qu'il serait si urgent de satisfaire par ce moyen si « pédagogique », la création prochaine d'une « Maison de l'Histoire de France » laisse craindre le pire pour l'histoire, et rien de bon pour la France et les Français...Sous les oripeaux médiatiques et la facilité des fausses évidences se profile une machine à instrumentaliser le «désir d'histoire» des Français et à soumettre les historiens à une vision romantique, voire romancée et en tout cas non scientifique du parcours national. Le projet, qui a surgi tout armé d'une belle opération d'évitement du travail d'enquête qui est le préalable nécessaire à tout engagement dans ces domaines infiniment sensibles, recèle en corollaire des risques certains pour le devenir des musées, de la muséographie et des Archives nationales. Un groupe représentatif de professeurs, de chercheurs et de professionnels du monde de la culture s'est réuni pour procéder à l'évaluation critique du projet présidentiel, en pointer les dangers et faire une contreproposition. Un Musée de l'histoire de France a certainement sa place aux Archives nationales. Mais un autre.
Les contributions réunies dans ce numéro portent sur les actions de réparations et les diverses formes de dédommagements consécutives à des destructions et destitutions de biens mobiliers ou immobiliers, privés ou collectifs (terrains, bâtis, régions entières, simples objets). Ces actions engagent la responsabilité d'une puissance publique (politique, militaire ou tout autre collectif), désignée pour apporter une contrepartie à la perte, partielle ou globale, du bien. Tout en conservant un cadre large, au croisement des domaines juridique, économique et culturel, les articles rendent compte des conditions cognitives et techniques associées au dédommagement. Ils montrent les effets sociaux et politiques de telles opérations à partir de champs et d'époques très variés. Au-delà des territoires concernés, la question de la fixation de la valeur soulève alors les questions plus amples des relations sociales, et de leur jeu avec les pouvoirs politiques compétents.
A la faveur d'archives inédites, ce livre raconte, quartier par quartier, rue par rue, l'histoire d'une spoliation oubliée. Pendant l'Occupation, des milliers de locataires parisiens ont été évincés de leur appartement parce qu'ils étaient identifiés comme juifs. A partir de 1942, diverses procédures et politiques orchestrées par les autorités de Vichy, épaulées par l'occupant, se sont emparées de ce parc immobilier pour satisfaire une population parisienne en mal de logements. L'arsenal de l'exclusion des juifs a été mis au service du fonctionnement d'un large marché locatif où l'on croise propriétaires, fonctionnaires, sinistrés, voisins, concierges et candidats " pistonnés ", en bref la société parisienne dans toute sa diversité. Ce livre raconte cette éviction massive, à la croisée de l'histoire de la Shoah et de celle du logement. A la Libération, les rescapés de retour ont trouvé leur appartement occupé. Un antisémitisme virulent s'est alors exprimé publiquement, au pied des immeubles, le retour des juifs perturbant les arrangements du temps de l'Occupation. La République restaurée oeuvrera finalement à rendre leur éviction définitive. Ces appartements reloués sont les témoins des mécanismes qui ont permis l'élimination des juifs de la société parisienne. Cet ouvrage leur donne enfin la parole, au travers d'une écriture narrative et d'une déambulation dans les rues de la ville.
Résumé : Connaissez-vous vraiment les rives de Seine ? Savez-vous que l'île Saint-Louis était encore, à l'époque de Voltaire, " un quartier de Paris qui est éloigné de tout " ? Que la Seine, avec ses bouquinistes, est la plus grande librairie à ciel ouvert du monde ? Que la baignade était autrefois autorisée, à l'intérieur de bateaux spéciaux ? Que lors de la crue de 1910, le fleuve atteignait la gare Saint-Lazare ? Ce nouveau carnet de la collection des Guides Bleus propose une balade à la découverte du coeur historique de Paris, de l'Institut du monde arabe à la Concorde, en passant d'une rive à l'autre, avec des visites inédites de Notre-Dame de Paris et du jardin des Tuileries. - Des visites commentées qui vous racontent l'art et l'histoire à la manière d'un guide-conférencier. - Une foule d'anecdotes pour découvrir les personnages plus ou moins célèbres qui ont façonné l'usage du fleuve ou habité ses rives, les petites histoires des gens resituées dans la grande histoire de Paris. - Une animation audio " Gens de la Seine " qui restitue l'ambiance du fleuve au 18e siècle, avec ses métiers disparus. - Des focus pour vous représenter mieux la Seine autrefois, et des " Petits plus " pour faire ressortir des éléments qui aident à la compréhension de la visite. - Des quiz pour tester vos connaissances tout en vous amusant. Un joli carnet Instructif et ludique, à s'offrir ou à offrir à tous les amateurs de culture.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.