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La trace du fleuve. La Seine et Paris (1750-1850)
Backouche Isabelle
EHESS
43,00 €
Épuisé
EAN :9782713213519
Comment, lorsqu'on évoque Paris, comprendre le paradoxe entre la forte présence imaginaire de la Seine et la relative indifférence des Parisiens d'aujourd'hui à l'égard de ses berges ? Mettant en lumière l'étonnante diversité des rôles du fleuve dans la ville du XVIIIe siècle, Isabelle Backouche montre à quel point la Seine a longtemps été stratégique, tant pour les hommes que pour les pouvoirs. Tout à la fois espace partagé, espace contesté et espace remodelé, le fleuve a ainsi pesé d'un poids déterminant dans le façonnement de la vie urbaine. Cependant, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, la Seine s'écarte de cette vocation pour devenir une voie de navigation nationale de plus en plus étrangère à la capitale, un fleuve monumental et désincarné. Ce nouveau destin puise ses formes et ses représentations dans le siècle des Lumières. De la ville ancienne à la ville contemporaine, le fleuve a eu sa chronologie singulière, bien éloignée des rythmes, historiographiquement plus conventionnels, d'une mutation parisienne scandée par l'haussmannisation. Sensible à la diversité des acteurs et des intérêts qui les animent, cette histoire de la rupture entre la Seine et Paris nous fait voir combien importe la solidarité entre les usages, les représentations et les aménagements d'un territoire. La Seine offre ainsi un fécond terrain d'expérimentation pour comprendre le devenir urbain et les relations mouvantes de l'homme et de la ville.
Résumé : Connaissez-vous vraiment les rives de Seine ? Savez-vous que l'île Saint-Louis était encore, à l'époque de Voltaire, " un quartier de Paris qui est éloigné de tout " ? Que la Seine, avec ses bouquinistes, est la plus grande librairie à ciel ouvert du monde ? Que la baignade était autrefois autorisée, à l'intérieur de bateaux spéciaux ? Que lors de la crue de 1910, le fleuve atteignait la gare Saint-Lazare ? Ce nouveau carnet de la collection des Guides Bleus propose une balade à la découverte du coeur historique de Paris, de l'Institut du monde arabe à la Concorde, en passant d'une rive à l'autre, avec des visites inédites de Notre-Dame de Paris et du jardin des Tuileries. - Des visites commentées qui vous racontent l'art et l'histoire à la manière d'un guide-conférencier. - Une foule d'anecdotes pour découvrir les personnages plus ou moins célèbres qui ont façonné l'usage du fleuve ou habité ses rives, les petites histoires des gens resituées dans la grande histoire de Paris. - Une animation audio " Gens de la Seine " qui restitue l'ambiance du fleuve au 18e siècle, avec ses métiers disparus. - Des focus pour vous représenter mieux la Seine autrefois, et des " Petits plus " pour faire ressortir des éléments qui aident à la compréhension de la visite. - Des quiz pour tester vos connaissances tout en vous amusant. Un joli carnet Instructif et ludique, à s'offrir ou à offrir à tous les amateurs de culture.
Les contributions réunies dans ce numéro portent sur les actions de réparations et les diverses formes de dédommagements consécutives à des destructions et destitutions de biens mobiliers ou immobiliers, privés ou collectifs (terrains, bâtis, régions entières, simples objets). Ces actions engagent la responsabilité d'une puissance publique (politique, militaire ou tout autre collectif), désignée pour apporter une contrepartie à la perte, partielle ou globale, du bien. Tout en conservant un cadre large, au croisement des domaines juridique, économique et culturel, les articles rendent compte des conditions cognitives et techniques associées au dédommagement. Ils montrent les effets sociaux et politiques de telles opérations à partir de champs et d'époques très variés. Au-delà des territoires concernés, la question de la fixation de la valeur soulève alors les questions plus amples des relations sociales, et de leur jeu avec les pouvoirs politiques compétents.
Ce guide bibliographique de l'histoire urbaine en France est le fruit d'un travail collectif mené en plusieurs temps. Il réunit près de 3200 références du Moyen Age à nos jours. Partant d'une sélection de références parues dans Urban History Yearbook entre 1974 et 1996, une équipe d'historiens a recensé les ouvrages et les articles, parus depuis cette date en France et à l'étranger, qui prennent la ville française comme objet. Cette bibliographie ne prétend pas à l'exhaustivité mais a pour ambition de procurer un outil de travail qui mette en valeur l'objet urbain dans la production historique de ces trente dernières années. Le cadre de classement et les index des noms de personnes et de lieux mettent en valeur la richesse d'un champ de recherche qui s'est progressivement affirmé depuis les années soixante- dix ainsi que l'évolution des approches de la ville par les historiens au cours de cette période.
La Méditerranée est l'une des zones du monde où le changement climatique aura le plus d'impacts. Barcelone, et probablement Marseille, auront ainsi en 2070 le même climat qu'Alger ou Tunis aujourd'hui. Gérer l'eau est devenu un défi à l'échelle de la Méditerranée, qu'il s'agisse des usages agricoles de la ressource, de l'accès à l'eau potable, des effets du réchauffement global, de vulnérabilités particulières (comme la pression démographique) ou de coopérations interétatiques. Une stratégie méditerranéenne de l'eau pourrait constituer le premier pilier de politiques régionales et donnerait corps à la communauté de destin qui unit les Méditerranéens. Cet ouvrage reprend et enrichit les actes d'un colloque qui s'est tenu sur ces thèmes le 17 décembre 2008 à Paris.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.