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MAX NORDAU (1849-1923). Critique de la dégénérescence, médiateur franco-allemand, père fondateur du
Bechtel Delphine ; Bourel Dominique ; Le Rider Jac
CERF
53,90 €
Épuisé
EAN :9782204053525
Max Nordau (1849-1923), médecin, penseur et homme de lettres, figure emblématique du sionisme, fut l'un des auteurs les plus célèbres et les plus controversés de l'Europe de la fin du siècle dernier. Germanophone, né à Budapest, fils d'un rabbin polonais, grand voyageur, il vécut à Paris dès 1880 en qualité de correspondant de la Neue Freie Presse de Vienne. Ce cosmopolite éclairé, nourri de culture classique, fut à la fois témoin et acteur de la vie intellectuelle, sociale et politique de son temps. Son œuvre maîtresse, Dégénérescence (1892), traduite en quinze langues, est une critique anthropologico-médicale de la société et des productions culturelles de l'époque (Tolstoï, Zola, Ibsen, Wagner, Nietzsche, les symbolistes). Heurté par l'antisémitisme qui se manifesta lors de l'affaire Dreyfus, il devint le bras droit de Herzl. Il chercha inlassablement à conférer une dimension politique occidentale et universelle au mouvement sioniste. Nordau applique la philosophie libérale, positiviste et rationaliste, et la psychopathologie qu'il avait empruntée à Lombroso, à l'ensemble de la société européenne, dans une œuvre philosophique, littéraire et politique impressionnante. Naviguant entre la critique de l'establishment conservateur et celle de la modernité, l'universalisme cosmopolite et l'engagement sioniste, la psychopathologie de la décadence et le combat contre les préjugés et l'antisémitisme, cette œuvre ne manque pas d'être en maints endroits problématique, voire choquante et contradictoire. Cet ouvrage, somme de travaux de spécialistes américains, israéliens, allemands, autrichiens et français, propose de faire le point sur son œuvre et d'en analyser les ambiguïtés.
Selon la Bible, l'homme et la femme doivent se multiplier. Or, depuis son origine, l'Eglise considère que le plaisir sexuel est dangereux, voire démoniaque: mais comment le chasser de l'acte d'amour? Pendant des siècles, cette institution s'est ainsi lancée dans la plus extraordinaire tentative jamais imaginée pour connaître et contrôler la vie sexuelle des couples. Horrifiée mais fascinée, elle ose décrire, classifier, tarifer toutes les postures, toutes les pratiques, des plus perverses aux plus extravagantes de l'acte sexuel. Ces renseignements minutieux, incroyablement scabreux, étaient consignés dans des manuels destinés aux confesseurs, qui pouvaient ainsi intervenir dans la vie des fidèles et distribuer les pénitences. Cette entreprise a échoué le jour où les catholiques n'ont plus voulu raconter leurs péchés d'amours: bien qu'elle survive dans les prises de positions de l'Eglise sur la sexualité, elle est sans doute à l'origine de la désaffection que connaissent la pratique religieuse catholique et les prescriptions de la morale sexuelle. Biographie de l'auteur Guy Bechtel, historien, est notamment l'auteur de La Sorcière de l'Occident (Plon, 1997 et Pocket, 2000) et des Quatres Femmes de Dieu (Plon, 2000 et Pocket, 2003).
Résumé : En Europe centrale et en ex-URSS, l'espace muséographique dévolu à la mémoire collective des violences de masse a connu, depuis la chute du Mur, un remaniement radical. De nouveaux enjeux politiques, sociaux, culturels, scientifiques, l'accès à des documents jusque-là hors de portée, la circulation des idées et des savoirs à travers des frontières désormais ouvertes ont permis à la fois de créer des façons inédites de documenter le passé traumatique et d'initier une réflexion à l'échelle européenne, voire mondiale sur cette mise en mémoire du passé. Cette réflexion collective se fonde sur l'analyse des nouvelles représentations culturelles du passé au croisement d'innovations muséales, de cultures mémorielles et du champ de la commémoration des grandes violences du XXe siècle. Elle se veut résolument interdisciplinaire et regroupe des contributions d'historiens, sociologues, littéraires et muséographes.
Résumé : Voici la réédition, largement augmentée, d'un ouvrage qu'on peut appeler classique. Publié pour la première fois en 1965, il est aujourd'hui considéré comme une des premières recherches dans le domaine de la contre-culture. Prenant précisément le contraire des démarches ordinaires, recherchant avec passion les livres les plus bêtes, les opinions les plus aberrantes et les plus odieuses, les auteurs ont fini par composer, comme l'a écrit Etiemble, " une nouvelle forme, non moins virulente, de dictionnaire philosophique ". Que cette considération, toutefois, n'enlève pas à ce livre une qualité rare : il est avant tout désopilant. Car plus la bêtise est évidente, plus son auteur la claironne avec autorité. C'est cette proclamation imprudente qui entraîne un grand rire libérateur, qui fait tomber les masques et frémir les statues.
L'Europe centrale est un ensemble de pays et de cultures enchevêtrées, caractérisé par une "histoire partagée". Les villes multiculturelles en sont l'une des spécificités. Vienne, Prague, Budapest, Berlin, Varsovie, Odessa, Czernowitz, Lvov, Dantzig, Sibiu: de ces lieux où s'entrecroisent deux, trois ou quatre cultures différentes, certains sont aujourd'hui des capitales européennes, d'autres des villes de confins dont on redécouvre en Occident l'histoire polyphonique. La constitution des États nationaux ou, inversement, de blocs politiques imposés en dépit des frontières par les totalitarismes (invasion allemande, puis soviétique) ont mis à mal les équilibres vulnérables de coexistence, avec des intentions et des stratégies différentes (imposition du monolinguisme, déplacements de populations, nettoyage ethnique, génocide). La multiculturalité resurgit pourtant comme modèle civique et urbain après 1989. Sous la direction de Delphine Bechtel et Xavier Galmiche, cet ouvrage réunit dix spécialistes pour aborder l'histoire politique, sociologique, culturelle, littéraire, artistique, architecturale de ces dix villes. Il décrit les diverses modalités de la multiculturalité traditionnelle et son histoire jusqu'à sa fragilisation voire sa destruction lors des traumatismes majeurs de la modernité.