Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Muséographie des violences en Europe centrale et ex-URSS
Bechtel Delphine ; Jurgenson Luba
KIME
26,00 €
Épuisé
EAN :9782841747672
En Europe centrale et en ex-URSS, l'espace muséographique dévolu à la mémoire collective des violences de masse a connu, depuis la chute du Mur, un remaniement radical. De nouveaux enjeux politiques, sociaux, culturels, scientifiques, l'accès à des documents jusque-là hors de portée, la circulation des idées et des savoirs à travers des frontières désormais ouvertes ont permis à la fois de créer des façons inédites de documenter le passé traumatique et d'initier une réflexion à l'échelle européenne, voire mondiale sur cette mise en mémoire du passé. Cette réflexion collective se fonde sur l'analyse des nouvelles représentations culturelles du passé au croisement d'innovations muséales, de cultures mémorielles et du champ de la commémoration des grandes violences du XXe siècle. Elle se veut résolument interdisciplinaire et regroupe des contributions d'historiens, sociologues, littéraires et muséographes.
Selon la Bible, l'homme et la femme doivent se multiplier. Or, depuis son origine, l'Eglise considère que le plaisir sexuel est dangereux, voire démoniaque: mais comment le chasser de l'acte d'amour? Pendant des siècles, cette institution s'est ainsi lancée dans la plus extraordinaire tentative jamais imaginée pour connaître et contrôler la vie sexuelle des couples. Horrifiée mais fascinée, elle ose décrire, classifier, tarifer toutes les postures, toutes les pratiques, des plus perverses aux plus extravagantes de l'acte sexuel. Ces renseignements minutieux, incroyablement scabreux, étaient consignés dans des manuels destinés aux confesseurs, qui pouvaient ainsi intervenir dans la vie des fidèles et distribuer les pénitences. Cette entreprise a échoué le jour où les catholiques n'ont plus voulu raconter leurs péchés d'amours: bien qu'elle survive dans les prises de positions de l'Eglise sur la sexualité, elle est sans doute à l'origine de la désaffection que connaissent la pratique religieuse catholique et les prescriptions de la morale sexuelle. Biographie de l'auteur Guy Bechtel, historien, est notamment l'auteur de La Sorcière de l'Occident (Plon, 1997 et Pocket, 2000) et des Quatres Femmes de Dieu (Plon, 2000 et Pocket, 2003).
Résumé : Voici la réédition, largement augmentée, d'un ouvrage qu'on peut appeler classique. Publié pour la première fois en 1965, il est aujourd'hui considéré comme une des premières recherches dans le domaine de la contre-culture. Prenant précisément le contraire des démarches ordinaires, recherchant avec passion les livres les plus bêtes, les opinions les plus aberrantes et les plus odieuses, les auteurs ont fini par composer, comme l'a écrit Etiemble, " une nouvelle forme, non moins virulente, de dictionnaire philosophique ". Que cette considération, toutefois, n'enlève pas à ce livre une qualité rare : il est avant tout désopilant. Car plus la bêtise est évidente, plus son auteur la claironne avec autorité. C'est cette proclamation imprudente qui entraîne un grand rire libérateur, qui fait tomber les masques et frémir les statues.
Bechtel Delphine ; Patlagean Evelyne ; Szurek Jean
Ce livre est né de l'initiative de quelques-uns qui ont pour métier l'une ou l'autre des sciences sociales, et qui ont voulu s'interroger, dans le flux du temps recommencé après le désastre, sur les identités juives de l'Europe ashkénaze. Née vers l'an mil, cette Europe s'est étendue de la Rhénanie, puis de la France du Nord jusqu'à l'Ukraine et à la Baltique, formant aussi à l'époque moderne une des composantes des communautés d'Italie du Nord. Le judaïsme ashkénaze fut lui-même divers selon les pays et les époques, selon ses mouvements migratoires et ses couches sociales, selon les rapports que les communautés et les individus entretinrent avec le milieu environnant. L'écriture de son histoire par lui-même aux XIXe et XXe siècles, depuis les constructions historiennes jusqu'au souvenir communiqué par le témoin, a paru aujourd'hui une question à la fois initiale et cruciale, en raison de l'articulation intime qui se noue toujours entre le travail historique et la réflexion sur l'identité. On a examiné ici quelques moments significatifs, dans la France de l'après-guerre, en Allemagne, en Pologne, et dans l'empire russe finissant.
Selon la Bible, l'homme et la femme doivent se multiplier. Or, depuis son origine, l'Eglise considère que le plaisir sexuel est dangereux, voire démoniaque ; mais comment le chasser de l'acte d'amour ? Pendant des siècles, l'Eglise chrétienne s'est lancée dans la plus extraordinaire tentative jamais imaginée pour connaître et contrôler la vie sexuelle des couples. Horrifiée mais fascinée, elle ose décrire, classifier, tarifer toutes les postures, toutes les pratiques, des plus perverses aux plus extravagantes, de l'acte sexuel. Ces renseignements minutieux, incroyablement scabreux, étaient consignés dans des manuels. Ainsi documenté, le confesseur pouvait intervenir dans la vie des fidèles et distribuer les pénitences. Cette entreprise a échoué le jour où les catholiques n'ont plus voulu raconter leurs péchés d'amour ; elle est sans doute à l'origine de la désaffection que connaît aujourd'hui le christianisme et, pourtant, elle survit encore dans les prises de position de Rome sur la contraception, l'homosexualité ou l'usage du préservatif.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.