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European Puzzle
Béchet Jean-Christophe
LOCO
59,00 €
Épuisé
EAN :9782919507603
Depuis 1985, Jean-Christophe Béchet photographie l'Europe en voyageant de ville en ville. Aujourd'hui, il connaît quasiment tous les coins et recoins de ce continent. Mais de quelle Europe s'agit-il ? Il y a l'Europe économique, politique, géographique, footbalistique... Il y a des Europe. De Gibraltar à Kiev, de Reykjavik à Istanbul. Certaines frontières s'écroulent, d'autres se referment. Métissages, melting-pot, mélanges, mondialisation. Européanisation ? Existe-t-il encore une Europe de l'Ouest et une Europe de l'Est ? Et une Europe du Sud autour de la Méditerranée ? Parfois, les mots se vident vite de leur sens. En perdant sa dernière syllabe, l'Europe est aujourd'hui devenue une simple monnaie. "S'interroger sur l'Europe, c'est questionner sa propre identité d'Européen. En quoi suis-je Européen ? Au delà des questions économiques qui rythment trop souvent le "sentiment européen", je souhaite essayer de construire ce puzzle comme une longue mélodie musicale ancrée dans la réalité de ces trente dernières années. En 1955, Henri Cartier-Bresson publiait Les Européens. Soixante ans plus tard, alors que tout le monde parle sans cesse d'Europe, un tel sujet semble impossible à envisager... Pourtant n'est-ce pas le défi de la photo d'apporter une vision poétique et documentaire quand les mots, les chiffres et les analyses ont déjà épuisé leur interprétation du réel ? " Jean-Christophe Béchet
Construit en deux temps et deux mouvements, ce livre de 175 photos est le résultat de 17 voyages aux Etats-Unis entre 1996 et 2011. Ni reporter, ni photojournaliste, Jean-Christophe Béchet a adopté le point de vue du visiteur, du marcheur, de celui qui traverse les espaces et suit sa route pour la confronter à sa mémoire et à ses connaissances. En mêlant diverses matières photographiques, il nous plonge dans un pays où transparaît un sentiment d'inquiétude.
Le photographe est allé à Cuba en 1990, au moment où les "Balseros" essayaient d'atteindre les côtes américaines, la Floride, sur leurs radeaux de fortune. Il est revenu à la Havane vingt ans plus tard, à la mort de Fidel Castro, découvrant une ville en pleine mutation. Les voitures américaines sont toujours là mais devenues des taxis pour touristes, le long du Malecon, on rénove les bâtiments et fleurissent les bars de luxe... Jean-Christophe Béchet s'est écarté de ce théâtre touristique, préférant se perdre dans des rues sombres, à la recherche de ces sensations cubaines : entre pauvreté et classe, ordre et anarchie. Habana Song est une poésie visuelle qu'il joue en noir et blanc, loin des clichés et couleurs qui identifient habituellement Cuba. Une musique qui nous accompagne tout au long de cette déambulation photographique.
Depuis vingt-trois ans, je colle mes photos dans des albums, petits blocs de papier reliés sans couverture. Ce sont mes carnets. Les photos sont rassemblées par thème. Par chronologie par association d'idées. Par lieu. Par hasard. J'aime faire se rencontrer des photos qui n'ont, a priori, aucune raison de cohabiter. Ces "carnets" numérotés et aléatoires, constituent, au fil du temps, le récit de ma vie de photographe.
Depuis vingt-trois ans, je colle mes photos dans des albums, petits blocs de papier reliés sans couverture. Ce sont mes carnets. Les photos sont rassemblées par thème. Par chronologie. Par association d'idées. Par lieu. Par hasard. J'aime faire se rencontrer des photos qui n'ont, a priori, aucune raison de cohabiter. Ces "carnets" numérotés et aléatoires, constituent, au fil du temps, le récit de ma vie de photographe.
La nuit craque sous nos doigts reprend plusieurs années de photographie de Sarah Ritter. Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par "occasions" , arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l'avance ce qu'elle cherche. Ces occasions lui permettent d'accumuler un certain nombre d'images qui, peu-à-peu, trouvent leur place dans son oeuvre et s'articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l'image, et ce qu'on ne voit pas. Au coeur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un choeur, équivocité affirmée.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Mioveni est une ville en Roumanie située entre Bucarest et les Carpathes. Après la chute du communisme, la ville a pu survivre grâce à l'industrie automobile. Tous les habitants vivent aujourd'hui au rythme de l'usine. Pendant près de trois ans, la photographe Anne Leroy et la journaliste Julia Beurq ont accompagné le quotidien des habitants de Mioveni rapportant images et récits plongeant le lecteur dans l'intimité d'une vie ouvrière. L'enquête est un marqueur de leurs approches photographique et journalistique. Elles privilégient l'expérience du terrain au long cours. A Mioveni en Roumanie, avec empathie, elles se sont approchées au plus près des personnes et de leurs histoires. Cet ouvrage restitue leur immersion sur le terrain dans cette ville ouvrière qui, avec le rachat de Dacia par Renault il y a quinze ans, semble avoir échappé au sort des autres cités mono-industrielles tombées en ruine après la chute du communisme. Les résultats de leurs recherches autour du rapport entre le texte et l'image se déploient au fil du livre, entre perméabilité et complémentarité, sans jamais être ni illustratif ni redondant.
Serge Clément est un photographe québécois qui occupe une place majeure dans le champ de la photographie contemporaine canadienne. Au cours de ces 40 dernières années, son oeuvre photographique s'est particulièrement affirmée à travers les livres de photographie. Le livre est devenu un moyen d'expression aussi essentiel que les expositions. Archipel revisite ansi la production éditoriale du photographe à travers un ouvrage original où des portfolios d'images extraient de quelques-uns de ses ouvrages publiés entre 2000 et 2015 composent ce qui pourrait être une rétrospective. Les six livres judicieusement choisis parmi une trentaine témoignent de la cohérence du photographe dans le regard qu'il porte sur la ville et de l'évolution d'une esthétique photographique singulière. Archipel est une oeuvre d'art en soi constituée de photographies et de livres reconfigurés et repensés dans une nouvelle perspective.