Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Familles, Terre, Marchés. Logiques économiques et stratégies dans les milieux ruraux (XVIIe-XXe sièc
Béaur Gérard ; Dessureault Christian ; Goy Joseph
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782868479495
D'institution réfractaire à l'individualisme et au progrès, la famille est devenue un acteur majeur de l'évolution des sociétés. Elle constitue, désormais, un lieu privilégié d'observation, des pratiques sociales et des processus économiques, aussi bien que le moyen de décryptage des comportements individuels et collectifs. L'accent est dorénavant mis sur les stratégies mises en oeuvre et sur leur inter-réaction avec les impératifs du marché et les contraintes économiques. Sans que l'on puisse voir émerger de causalité unique, ces stratégies se déploient en fonction des sollicitations démographiques, culturelles, économiques et au sein de systèmes complexes en continuel mouvement. Ce sont précisément les rapports complexes qu'entretiennent les membres de chaque famille avec les mutations de leur environnement respectif qui se trouvent au c?ur des interventions réunies dans ce volume. Les textes de ce recueil sont, en effet, issus d'une rencontre qui eut lieu à Paris en 2002 et qui rassembla des chercheurs Français, Québécois, Suisses et Canadiens Anglais, engagés dans un programme de recherche résolument comparatif, un projet international de coopération scientifique (PICS), consacré à Familles, rapports à là terre et aux marchés, transformations économiques ". Ils permettent de mesurer non seulement la violence de certains rapports sociaux mais aussi les solidarités qui rendent possibles migrations géographiques et dynamique sociale. Ils contribuent en même temps à révéler les continuités ou les césures qui unissent, compartimentent ou articulent les espaces géographiques et les logiques familiales.
Résumé : L'Histoire agraire de la France au XVIIIe siècle retrace l'évolution économique et sociale des campagnes françaises, pendant un long XVIIIe siècle qui s'étend de la fin du règne de Louis XIV jusqu'en 1815. Elle prête une attention prioritaire à ce qui change mais aussi aux pesanteurs et aux permanences qui freinent les transformations du monde rural à la fin de l'ère préindustrielle. L'histoire des sociétés rurales en France au XVIIIe siècle a alimenté une foule de travaux, suscité quantité de polémiques, justifié une avalanche d'interprétations plus ou moins contradictoires. Les historiens se sont interrogés sur la portée des mutations intervenues dans les campagnes pendant le dernier siècle de l'Ancien Régime, sur la capacité des réformes institutionnelles introduites par la Révolution à transformer les réalités économiques, sur l'impact d'un quart de siècle de troubles et de guerres su l'économie agraire. Cet ouvrage se présente comme une lecture transversale des travaux classiques qui ont renouvelé la connaissance de cette question, mais il entend également délimiter les zones d'indécision qui subsistent et faire le point sur les débats et les controverses actuels. Il permet de nuancer, modifier, reconfigurer la conception de l'économie rurale et de la société paysanne de la fin de l'époque moderne. L'Histoire agraire de la France au XVIIIe siècle est destinée à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les sociétés paysannes telles que l'Ancien Régime les a léguées et telles que la Révolution, puis l'Empire les ont transformées.
Ce livre comble [... ] une lacune dans notre connaissance de l'innovation agronomique dans la France des Lumières. Avec cet ouvrage, érudit et maîtrisé, Thierry Michel s'affirme comme un fin connaisseur des expérimentations engagées au xviiie siècle pour stocker et nettoyer les grains. A cet égard, il figure comme un expert sur un sujet très technique. [... ] il s'est intéressé aux pratiques, au ras des fermes, pour reconnaître concrètement la portée des préceptes inculqués aux producteurs de céréales par les élites. Il n'a pas craint de constituer un corpus capable de lui donner les moyens de mesurer le degré d'adoption des nouveaux outils et de comprendre les logiques qui présidèrent à leur usage. Ainsi, par le prisme d'une enquête singulière et originale, ce livre introduit subrepticement dans une thématique plus large, extrêmement ambitieuse, celle des chemins empruntés par l'innovation et des voies qui ont assuré les progrès de la disponibilité en nourriture, spécifiquement en céréales, dans l'Occident moderne après les effroyables épreuves du tournant du xviie siècle. Par un croisement habile d'histoire économique, d'histoire sociale, d'histoire intellectuelle et d'histoire des techniques, il nous entraîne dans un mouvement révélateur des petits pas qui ont changé l'agriculture française à la fin de l'Ancien Régime". Gérard Béaur
Le but de cet ouvrage, issu d'une thèse réalisée sous la direction de Gérard Béaur, est d'analyser les processus d'accumulation et désaccumulation patrimoniale et de transmission du patrimoine au sein de la classe des petits propriétaires-exploitants durant la première moitié du XIXe siècle (1815-1860) dans le département de Seine-et-Oise. La période 1817-1852 correspond à la descendante d'un cycle Kondratieff. Au cours de cette période, la conjoncture des prix, de la rente et des salaires est favorable aux petits exploitants agricoles et plus particulièrement aux petits propriétaires pour deux raisons. En premier lieu, les petits cultivateurs sont parfois très performants (en particulier dans le nord de Paris). En second lieu, les petits exploitants, contrairement aux grands exploitants, ne sont que partiellement dépendants d'une conjoncture morose puisqu'ils ne commercialisent qu'à la marge leurs productions. Loin d'être voués à disparaître, les petits exploitants parviennent à se maintenir dans de bonnes conditions. Il semble qu'en définitive, la réussite des processus d'accumulation patrimoniale et de transmission du patrimoine dans la classe des petits propriétaires-exploitants est prioritairement commandée par la démographie différentielle des familles et que les processus d'accumulation patrimoniale sont intimement liés aux processus de transmission du patrimoine beaucoup plus qu'aux comportements d'épargne des ménages qui sont souvent mis en avant pour justifier l'existence des phénomènes de cycle de vie.
Résumé : Ce livre rassemble, parmi d'autres, les contributions de Pierre Goubert, Jean Jacquart, Georges Lefebvre, Emmanuel Le Roy Ladurie, Robert Allen, Robert Bfrenner, Mark Overton. Sur le monde paysan et la Révolution agricole en France et en Grande-Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il s'ouvre sur une présentation de Gérard Béaur, directeur de recherches au CNRS. L'Histoire en revue propose des recueils d'articles de revues françaises et étrangères autour d'une grande question d'histoire. Choisis pour leur qualité de synthèse, leur clarté et la force de leur démonstration, des articles signés par les meilleurs auteurs permettent ainsi de faire le point des connaissances, en restituant les grands débats qui font de l'histoire une science vivante et critique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.