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La fabrique de la norme. Lieux et modes de production des normes au Moyen Age et à l'époque moderne
Beaulande-Barraud Véronique ; Claustre Julie ; Mar
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753518551
Au débouché d'évolutions qui affectent les sciences sociales depuis une vingtaine d'années, l'élude des normes offre aux historiens un vaste champ d'enquête. L'intégration du droit, l'élargissement du concept de norme au-delà du droit, le dépassement de la confrontation entre normes et pratiques sociales en termes d'application ou d'opposition et la focalisation sur les pratiques productrices de normes ont ouvert des pistes nouvelles. C'est en suivant ces pistes que la norme est ici appréhendée en diverses "fabriques" institutions, discours, images, au Moyen Age et à l'époque moderne. Caractérisés pal' la pluralité des instances et des lieux de production des normes, ces siècles constituent un terrain propice à l'élaboration d'une réflexion comparative sur la normativité. Conjuguant les compétences de spécialistes d'histoire du droit, de la justice, d'histoire intellectuelle, religieuse et sociale, les treize études réunies dans ce volume visitent quatre grandes "fabriques de la norme" : les lieux d'élaboration des normes savantes, les "fabriques de la loi, puis du procès, celles, enfin, des images et des apparences. A la variété des lieux correspond celle (les types documentaires, des lois royales aux livrets de pèlerinage en passant par les lettres de grâce, les statuts synodaux, les délibérations municipales, les sentences de tribunaux, les Quodlibets, les textes casuistiques, l'hagiographie. Outrepassant les frontières chronologiques et disciplinaires communes, ce volume associe à une réflexion historiographique sur la normativité des études précises de cas. Il manifeste, sans prétendre l'épuiser, la réelle productivité historique de l'étude des normes.
En 1942, les lavandières de Saint-O sauvent un gamin menacé par la guerre. Soixante-dix ans plus tard le rescapé, Nathanaël Gaubert, est devenu un journaliste et conteur reconnu. Mais ses travaux font ressurgir un passé que le village avait choisi d'occulter : la déportation à la même époque d'une famille juive de Saint-O. Obéissant à son devoir d'historien mais conscient de détenir une bombe, Nathanaël Gaubert décide de raconter l'événement d'abord sous la forme cryptée d'une légende folklorique, puis, devant l'inertie du public, dans un récit circonstancié qui ne cache rien de la fourberie du maire de l'époque, fondateur d'une lignée qui règne encore sur le pays. Peu après Gaubert disparaît. En 2020, Julien Boquillon retrouve dans un livre de ce même Gaubert le début d'une lettre jamais achevée destinée à l'auteur, qu'il admire. Pressentant un mystère, il part à sa recherche. D'une plume vive et malicieuse, Jacques Baulande nous invite à suivre son héros à la découverte d'un personnage attachant et d'un passé encore capable d'empoisonner le présent
Le décret Si guis suadente en 1131 établit le premier cas réservé connu : il définit une excommunication ipso facto contre ceux qui frappent un clerc et en réserve l'absolution au pape. A la fin du XIIe siècle, les évêques à leur tour excluent les "plus grands péchés" de la compétence pénitentielle des prêtres de paroisse. Le nombre de "cas réservés" ne fait que croître jusqu'à la fin du Moyen Age : la papauté comme l'épiscopat y trouvent un moyen d'affirmer leur autorité. Leur étude met en valeur la construction de la hiérarchie de l'Eglise, notamment par les formes de mobilisation du for de la pénitence. A l'échelon diocésain, cette catégorie permet aux évêques d'affirmer les spécificités de leur ministère, par leurs compétences pénitentielles qui en font des relais de la grâce divine. Sources canoniques, archives des officialités, suppliques de la Pénitencerie apostolique éclairent ces cas réservés dans leur complexité, comme un véritable noeud entre les différents éléments et degrés de la juridiction spirituelle.
Résumé : La fabrique de la norme au Moyen-Age. Rien de nouveau ! Les sociétés médiévales connaissaient déjà les délices de très nombreuses normes. Cette situation générait des conflits, ponctuellement ou structurellement. Les normes entraient en concurrence à l'échelon de l'individu comme du corps social, religieux, politique. L'objectif de ce numéro de Médiévales est de comprendre et analyser certains de ces conflits normatifs et d'en mesurer la portée pour les sociétés médiévales.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.