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Les péchés les plus grands. Hiérarchie de l'Eglise et for de la pénitence (France, Angleterre, XIIIe
Beaulande-Barraud Véronique
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753577381
Le décret Si guis suadente en 1131 établit le premier cas réservé connu : il définit une excommunication ipso facto contre ceux qui frappent un clerc et en réserve l'absolution au pape. A la fin du XIIe siècle, les évêques à leur tour excluent les "plus grands péchés" de la compétence pénitentielle des prêtres de paroisse. Le nombre de "cas réservés" ne fait que croître jusqu'à la fin du Moyen Age : la papauté comme l'épiscopat y trouvent un moyen d'affirmer leur autorité. Leur étude met en valeur la construction de la hiérarchie de l'Eglise, notamment par les formes de mobilisation du for de la pénitence. A l'échelon diocésain, cette catégorie permet aux évêques d'affirmer les spécificités de leur ministère, par leurs compétences pénitentielles qui en font des relais de la grâce divine. Sources canoniques, archives des officialités, suppliques de la Pénitencerie apostolique éclairent ces cas réservés dans leur complexité, comme un véritable noeud entre les différents éléments et degrés de la juridiction spirituelle.
Résumé : Au coeur de l'Afrique, la mystérieuse dictature d'Equatoria tire son pouvoir de la Rose de Siloé. L'existence de ce talisman mythique, gage de puissance, est contesté depuis des siècles par une société secrète appelée les Enfants de la Vérité. Depuis quelques semaines, les tensions entre les disciples de la Rose et ses détracteurs s'intensifient. Dépêché par les services secrets pour mieux cerner cette énigmatique cabale, Thomas Gourinal se retrouve bien malgré lui au centre du conflit... Jouant avec les conventions littéraires, Jacques Baulande jongle élégamment avec la fable politique et le roman d'aventures dans ce récit trépidant où se croisent des personnages attachants au charisme pittoresque.
Noël 1966. Lucile et François Blondeau sont lecteurs à l'université de Leningrad. Ils achètent à Paris, pour un ami russe, un ouvrage classique, dont ils découvrent trop tard qu'il contient, sous les apparences d'un récit libertin, de mystérieuses informations. Comprenant peu à peu que leur seule qualité d'étrangers fait d'eux automatiquement des suspects, et que la présomption d'innocence, tout comme la liberté, sont en URSS des droits précaires, ils se voient contraints, pour s'en sortir, de tenter le décryptage des faux-semblants et des manipulations dont ils ont été naïvement les victimes... De Londres à Leningrad, en passant par Paris, cette chronique d'une aventure humaine sur fond de Guerre froide est un passionnant roman d'espionnage. C'est aussi le récit de la vie quotidienne des Russes au coeur d'une métropole superbe et ambiguë qui, au-delà des duretés policières et des contradictions du régime, est à sa manière l'héroïne attachante d'un roman qui est à la fois une fiction et un document. Ses richesses, culturelles et surtout humaines, permettront au lecteur de partager une expérience unique.
Noël 1966. Lucile et François Blondeau sont lecteurs à l'université de Leningrad. Lors d'une visite à Paris, ils achètent pour un ami russe un ouvrage classique dont ils découvrent trop tard qu'il contient, sous les apparences d'un récit libertin, de mystérieuses informations. Comprenant peu à peu que leur seule qualité d'étrangers fait d'eux des suspects et que la présomption d'innocence, tout comme la liberté, sont en URSS des droits précaires, ils vont tenter de décrypter les manipulations dont ils sont victimes dans l'espoir de s'en sortir... De Londres à Leningrad, en passant par Paris, cette chronique d'une aventure humaine sur fond de guerre froide emprunte au roman d'espionnage pour décrire le quotidien des Russes et des étrangers de passage dans une métropole superbe et ambiguë. Entre suspicion et faux-semblants, la ville de Leningrad devient l'héroïne attachante de ce roman entre fiction et document.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.