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Dictionnaire malgache (dialectal)-français. Dialecte tañala, sud-est de Madagascar, avec recherches
Beaujard Philippe
L'HARMATTAN
64,50 €
Épuisé
EAN :9782738464606
Ce dictionnaire tend à combler une lacune dans les connaissances linguistiques concernant Madagascar. Il comprend plus de 6000 entrées dont seules 2500 se retrouvent dans le dictionnaire du malgache officiel des Pères Abinal et Malzac. Pour chaque radical rencontré ont été notées ses occurrences dans les dictionnaires et lexiques existants. Ph. Beaujard utilise la notion de racine austronésienne développée par R. Blust (1988) pour une approche renouvelée de la langue malgache, mettant en lumière des connexions entre des radicaux morphologiquement et sémantiquement apparentés. Pour la première fois dans le cadre d'un dictionnaire malgache, les étymologies ont été recherchées, et des rapprochements avec d'autres langues proposés. Pourvu d'une importante introduction sur la grammaire, cet ouvrage enrichit et éclaire l'ensemble de la langue malgache. Au-delà de la Grande Ile, il intéresse notamment le champ d'étude des langues austronésiennes, dont le malgache (avec ses différents dialectes) constitue l'une des branches, enrichie par des apports africains, arabes, swahilis, comoriens et européens.
De décennies de travail de terrain, Philippe Beaujard – venu en ingénieur agronome sur la Grande Ile et devenu anthropologue et historien –, a rapporté une vaste connaissance, unanimement reconnue, des sociétés malgaches. De Madagascar, il a aussi rapporté une moisson de photographies qui sont autant de précieux témoignages documentant ses peuples, leurs sociétés et leur histoire, ce qu'il nous donne ici à découvrir au fil d'un itinéraire à travers trois sociétés voisines, celles des Tanala, des Antemoro et des Zafiraminia, Cet itinéraire éclaire à la fois le passé et le présent, non seulement d'une région, mais de l'île tout entière. Il éclaire aussi son propre parcours : "J'étais parti avec le désir de découvrir un autre univers et de prendre du recul sur ma propre société. Le travail de terrain comprenait des moments de convivialité, mais aussi de gêne ou de souffrance, pour les Malgaches sujets d'observation, et pour moi – douleur d'être repoussé par quelqu'un dont vous voulez être ami sans trop savoir si vous en avez vraiment le droit. Pourtant, je ne voudrais en aucun cas avoir manqué cette source de richesse humaine qu'a représentée l'expérience d'une vie autre dans des sociétés en partie différentes. " Cette expérience d'un temps long au contact de ces sociétés, en particulier de plusieurs familles, n'est pas sans ouvrir la réflexion sur la mondialisation et ses conséquences, ainsi que sur l'acuité des problèmes environnementaux et ses origines. Madagascar connaîtra-t-elle le destin de l'île de Pâques ? " La réponse, hélas, ne dépend pas seulement des choix malgaches. "
Se réclamant de musulmans arrivés au XVe siècle, les aristocrates antemoro du Sud-Est de Madagascar utilisent un parler secret à la fois dans la vie profane et le domaine du sacré. Les recherches étymologiques menées sur les termes recueillis montrent la complexité des source de ce parler, qui comporte d'abord des termes d'origine arabe, mais aussi persane, swahili ainsi que des termes hybrides associant malgache et parler secret. Se pose ici le problème de l'héritage malgache et au-delà " indonésien " intégré par les Antemorro.
Ingénieur agronome, ethnologue et historien. Il est directeur de recherche émérite au Centre National de la Recherche Scientifique, et membre du Centre d?Études des Mondes Africains (CEMAf ).
L'essart et la rizière, qui ont fourni le point de départ de cette étude, ne se situent pas en fin de compte au centre de l'ouvrage. Mais très vite, le lecteur est fasciné par l'apport principal de cette oeuvre, c'est-à-dire par tout ce qui traite de la parenté, de l'organisation politique ou des pratiques religieuses des Tanala. Et si ce lecteur connaît tant soit peu Madagascar, il aura la surprise de découvrir un ensemble de traits culturels communs à toutes les populations de la Grande Ile, et une série de coutumes profondément originales, notamment en ce qui concerne le système politique. C'est sans doute dans ce domaine que l'étude de l'espace social tanala apporte la contribution la plus neuve ; sur ce point, l'originalité des Tanala de l'Ikongo déborde largement du cadre malgache. On sait que l'ouvrage de Ralph Linton, qui conserve toute sa valeur, représente un classique. Lorsqu'on lit ensuite Princes et paysans, on se rend compte de l'élargissement des perspectives et du raffinement de la méthodologie acquise entre temps par notre discipline. Et bien sûr, on ne peut rester indifférent au talent et au savoir de Philippe Beaujard, ingénieur agronome devenu ethnologue au fil des ans. Georges CONDOMINAS.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.