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Princes et paysans - Les Tanala de l'Ikongo. Un espace social du Sud-Est de Madagascar
Beaujard Philippe
L'HARMATTAN
55,00 €
Épuisé
EAN :9782858022724
L'essart et la rizière, qui ont fourni le point de départ de cette étude, ne se situent pas en fin de compte au centre de l'ouvrage. Mais très vite, le lecteur est fasciné par l'apport principal de cette oeuvre, c'est-à-dire par tout ce qui traite de la parenté, de l'organisation politique ou des pratiques religieuses des Tanala. Et si ce lecteur connaît tant soit peu Madagascar, il aura la surprise de découvrir un ensemble de traits culturels communs à toutes les populations de la Grande Ile, et une série de coutumes profondément originales, notamment en ce qui concerne le système politique. C'est sans doute dans ce domaine que l'étude de l'espace social tanala apporte la contribution la plus neuve ; sur ce point, l'originalité des Tanala de l'Ikongo déborde largement du cadre malgache. On sait que l'ouvrage de Ralph Linton, qui conserve toute sa valeur, représente un classique. Lorsqu'on lit ensuite Princes et paysans, on se rend compte de l'élargissement des perspectives et du raffinement de la méthodologie acquise entre temps par notre discipline. Et bien sûr, on ne peut rester indifférent au talent et au savoir de Philippe Beaujard, ingénieur agronome devenu ethnologue au fil des ans. Georges CONDOMINAS.
Entre rêve, où fleurissent désirs et hantises, et réalité, "Le chasseur d'oiseaux..." convie à un voyage malgache dans le pays des princesses du ciel et des ogres dévorants, l'espace de vingt mythes où se font jour les préoccupations essentielles des "Gens de la forêt" qui ressortaient déjà d'un premier ouvrage de Ph. Beaujard, Princes et paysans : la construction d'un pouvoir royal, les rapports entre "aristocrates", liés au ciel, "maîtres des eaux", et autochtones, "maîtres de la terre". A la suite des textes, l'analyse présentée aide à accéder à une intelligence des mythes et éclaire la société qui les transmet : pourquoi ces récits ? Qu'expriment-ils pour les locuteurs ? Mais ce livre, d'abord, "veut être un hommage à la "parole belle" des conteurs tanala et aux amis d'autrefois partis rejoindre les ancêtres, non plus seulement pour le temps d'un mythe".
L'espace social des Zafiraminia Antambahoaka, dans le Sud-Est de Madagascar, est célèbre pour les grandioses fêtes de circoncision (Sambatra) organisées tous les sept ans, chaque "année Vendredi" . Dans les grands royaumes malgaches, ces rituels étaient étroitement liés au pouvoir politique et religieux du souverain. La description et l'analyse de ces cérémonies constituent une porte d'entrée pour une réflexion sur les royautés sacrées ou divines de Madagascar. Elle permet à l'auteur, qui croise ici les données de l'archéologie, de l'histoire, de la linguistique et de l'anthropologie comparée, de revisiter l'hypothèse formulée par H. Deschamps selon laquelle le sud-est de Madagascar constitue le creuset d'où ont émergé les principes politiques qui ont structuré les royaumes de l'île, à la croisée d'influences venues de différents rivages de l'océan Indien.
Dans le nord de Madagascar se développent à partir du Xe siècle des ports cosmopolites accueillant des migrants de diverses régions de l'océan Indien. Au XVe siècle, des musulmans venus du nord-est s'installent à l'embouchure du fleuve Matatàna, dans le sud-est de l'île. Au début du XVIe siècle, ils se constituent en aristocratie dans un royaume dit "antemoro", premier état fondé dans la Grande Ile, qui disparait au XIXe siècle à la suite de révoltes des roturiers. A partir du religieux s'est élaboré dans l'espace antemoro une société à "pseudo-castes" unique à Madagascar. Cette société se caractérise par la séparation des pouvoirs politique et religieux, et par l'existence d'un groupe de parias. Les aristocrates utilisent une écriture en caractères arabes et des manuscrits à contenu magico-religieux qui fondaient jadis leur prééminence. L'étude comparative des cérémonies observées à la fin du XXe siècle révèle l'unité des grands rituels, qui forment un système, inscrit dans une pensée analogique. L'auteur montre l'universalité des dispositifs rituels en même temps que leurs particularités culturelles, et développe une réflexion générale sur la royauté sacrée. Par une "archéologie" du rituel, P. Beaujard s'attache en outre à saisir les influences qui sont à l'oeuvre dans la construction de l'édifice politico-religieux antemoro. Venues d'Asie du Sud-Est, du monde musulman et d'Afrique de l'Est, elles témoignent de la place singulière de Madagascar à la confluence de divers réseaux d'échanges de l'océan Indien, à différentes époques. Après Princes et paysans (1983) et Mythe et société à Madagascar (1991), ce livre est le dernier d'une trilogie qui vise à éclairer les rapports entre mythes, rituels et organisation politique.
Fondé en partie sur des observations astronomiques ou desphénomènes saisonniers, le calendrier est une institution sociale qui favoriseune structuration du pouvoir et un contrôle social. Cet ouvrage novateurprolonge les travaux de J. -C. Hébert (1965, 1984) et J. Dez (1984). Il décritles calendriers qui ont été utilisés à Madagascar et l'articulation des grandsrituels en lien avec ceux-ci. La maîtrise du temps était inséparable de lafigure de souverains sacrés ou divins qui s'appuyaient sur des calendriersélaborés sous la responsabilité de spécialistes à la fois devins etguérisseurs. L'adoption successive de différents calendriers nousinforme sur l'histoire de l'île au confluent des courants d'échanges de l'océanIndien : se sont ainsi diffusés un calendrier sanskrito-javanais vers le XIIIesiècle, parallèlement à un nouveau modèle d'organisation monarchique, puis descalendriers zodiacaux à partir du XVe siècle, influencés par diverses régions dumonde musulman - côte swahili d'Afrique de l'Est et Asie du Sud-Estinsulaire. Calendriers et rituels sont pleinement constitutifs de l'histoire desespaces sociaux et de leur identité culturelle. Le montre clairement la manièredont divers groupes ont récemment réinventé des rituels de nouvel an, enImerina, ou développé des cérémonies qui affirment leur permanence et leurunité, qu'il s'agisse du bain des reliques royales sur la côte ouest, ou desfêtes collectives de circoncision dans le Sud-Est.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.