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Madagascar. Au pays des sept rivières
Beaujard Philippe
HEMISPHERES
36,00 €
Épuisé
EAN :9782377012480
De décennies de travail de terrain, Philippe Beaujard – venu en ingénieur agronome sur la Grande Ile et devenu anthropologue et historien –, a rapporté une vaste connaissance, unanimement reconnue, des sociétés malgaches. De Madagascar, il a aussi rapporté une moisson de photographies qui sont autant de précieux témoignages documentant ses peuples, leurs sociétés et leur histoire, ce qu'il nous donne ici à découvrir au fil d'un itinéraire à travers trois sociétés voisines, celles des Tanala, des Antemoro et des Zafiraminia, Cet itinéraire éclaire à la fois le passé et le présent, non seulement d'une région, mais de l'île tout entière. Il éclaire aussi son propre parcours : "J'étais parti avec le désir de découvrir un autre univers et de prendre du recul sur ma propre société. Le travail de terrain comprenait des moments de convivialité, mais aussi de gêne ou de souffrance, pour les Malgaches sujets d'observation, et pour moi – douleur d'être repoussé par quelqu'un dont vous voulez être ami sans trop savoir si vous en avez vraiment le droit. Pourtant, je ne voudrais en aucun cas avoir manqué cette source de richesse humaine qu'a représentée l'expérience d'une vie autre dans des sociétés en partie différentes. " Cette expérience d'un temps long au contact de ces sociétés, en particulier de plusieurs familles, n'est pas sans ouvrir la réflexion sur la mondialisation et ses conséquences, ainsi que sur l'acuité des problèmes environnementaux et ses origines. Madagascar connaîtra-t-elle le destin de l'île de Pâques ? " La réponse, hélas, ne dépend pas seulement des choix malgaches. "
Ingénieur agronome, ethnologue et historien. Il est directeur de recherche émérite au Centre National de la Recherche Scientifique, et membre du Centre d?Études des Mondes Africains (CEMAf ).
Beaujard Philippe ; Berger Laurent ; Norel Philipp
Biographie de l'auteur Philippe Beaujard est anthropologue et directeur de recherche au CNRS, affilié au Centre d'études des mondes africains de Paris-I. Laurent Berger est anthropologue, chargé de la recherche au musée du quai Branly et rattaché au Laboratoire d'anthropologie sociale. Philippe Norel est économiste à l'université de Poitiers, au Centre de recherche sur l'intégration économique et financière, et professeur à Sciences Po.
Résumé : Fruit de travaux de terrain menés de 1972 à 1995 dans le Sud-Est de Madagascar, cet ouvrage inventorie et analyse des charmes à base de plantes préparés par des devins-guérisseurs dans le cadre de pratiques qui relèvent du " magico-religieux ". A l'intérieur de deux sociétés très différentes, les espaces antemoro et tanala, la confection et la mise en oeuvre d'un charme s'inscrivent dans le cadre d'actions rituelles. Cet ouvrage envisage ainsi non seulement le traitement des maladies mais l'ensemble du champ d'action des devins-guérisseurs dans la sphère sociale. Il se situe dans le champ de l'anthropologie de la maladie - du mal, de façon plus générale - plutôt que de l'ethnomédecine.
Ce dictionnaire tend à combler une lacune dans les connaissances linguistiques concernant Madagascar. Il comprend plus de 6000 entrées dont seules 2500 se retrouvent dans le dictionnaire du malgache officiel des Pères Abinal et Malzac. Pour chaque radical rencontré ont été notées ses occurrences dans les dictionnaires et lexiques existants. Ph. Beaujard utilise la notion de racine austronésienne développée par R. Blust (1988) pour une approche renouvelée de la langue malgache, mettant en lumière des connexions entre des radicaux morphologiquement et sémantiquement apparentés. Pour la première fois dans le cadre d'un dictionnaire malgache, les étymologies ont été recherchées, et des rapprochements avec d'autres langues proposés. Pourvu d'une importante introduction sur la grammaire, cet ouvrage enrichit et éclaire l'ensemble de la langue malgache. Au-delà de la Grande Ile, il intéresse notamment le champ d'étude des langues austronésiennes, dont le malgache (avec ses différents dialectes) constitue l'une des branches, enrichie par des apports africains, arabes, swahilis, comoriens et européens.
La découverte en Occident des cinémas de Chine, de Hong Kong et de Taiwan a marqué les esprits : mise en scène de l'opéra de Pékin et des arts martiaux (King Hu), imaginaire débridé mâtiné de mythologie (Tsui Hark), poésie contemplative (Hou Hsiao-hsien), polar désenchanté (John Woo), peinture de l'Histoire et enregistrement des mutations contemporaines (Jia Zhangke, Wang Bing), etc. La créativité bouillonnante des cinémas chinois donne à voir des représentations du monde singulières, tour à tour chaotiques, lyriques ou réalistes. Premier dictionnaire français intégralement dédié aux cinémas chinois, hongkongais et taiwanais, cet ouvrage propose des analyses d'oeuvres parfois inédites dans l'Hexagone, des biographies de personnalités marquantes et des études historiques et esthétiques originales et approfondies.
Depuis que j'ai arpenté la médina de Fès un petit matin de printemps, alors qu'elle s'éveillait presque, j'ai été touché par la grâce. Et il m'a sauté aux yeux que cette ville méritait bien davantage d'attention qu'elle n'en reçoit Depuis, j'y suis revenu à plusieurs reprises et l'ai arpentée de long en large. Parler de Fès, écrire un livre sur Fès est presque devenu pour moi une obsession. Les guides sur le Maroc s'étendent assez largement sur cette cité, mais c'est, me semble- t-il, avec une approche utilitaire, mercantile, destinée à un rapide passage touristique. Fès vaut mieux que cela. Fès est le coeur du Royaume, son âme, le souffle spirituel du Makhzen. Elle en est aussi la conscience, l'histoire, le souvenir vivant. Fès mêle toutes les populations, de l'aristocrate à la peau blanche et à l'accent caractéristique, citadin et rural à la fois, au descendant d'esclave noir, au juif converti et au " blédard " au teint basané, chassé du Rifpar le dénuement et travaillant comme un forçat pour un salaire de misère. Je me suis donné la mission de faire découvrir l'âme de Fès, ce qui fait sa personnalité, sa singularité, ce qui la distingue de ses concurrentes. Plus encore : de dévoiler ses secrets ..." Didier Destremau
Comme l'a écrit Bertrand Tavernier, les films de Quentin Tarantino sont "extrêmement bien pensés et réalisés ". Quelles sont les clés de ce que Tarantino appelle lui-même son "esthétique globale"? C'est le propos de ce livre. Cette esthétique est indissociable d'un rapport constant avec le regard du public : celui-ci n'est jamais réduit par Tarantino à une consommation passive, mais constitue un vecteur de la création du film. Autre principe : Tarantino non seulement filme les images montrées, mais il leur surajoute une ou des indication(s) de ce qu'elles montrent et de ce qu'il y a à voir. Il ne cesse en fait de révéler au public que les images regardées sont du cinéma. Du coup, il crée un cinéma plus vrai que toute forme de mise en scène qui s'effacerait afin de faire croire à la réalité du récit porté à l'écran. Quentin Tarantino multiplie les références cinématographiques, musicales, textuelles. Ce faisant, il fait accéder le spectateur à ce qu'il appelle le "monde-du-cinéma ". Comme si chaque image renvoyait à d'autres images. Autrement dit, nous ne voyons jamais la réalité, mais toujours une image de celle-ci. Le "miracle tarantinien" est que cette réflexion - que l'on attendrait davantage d'un cinéma expérimental - a lieu à travers des oeuvres "grand public". La raison en est que Quentin Tarantino est un fabuleux conteur d'histoires, en mots et en images. Ses récits de vengeance et d'amour reprennent les archétypes de ce type d'aventures, mais selon des procédés dramaturgiques et techniques qui ne cessent de mobiliser une autre dimension majeure de son esthétique : la surprise.
Ahmed Boumendjel (1908-1982) est l'une de ces grandes figures algériennes demeurées méconnues. Instituteur, puis avocat - il assure la défense de Messali Hadj en 1939 -, il entre au conseil municipal d'Alger où il sera le seul à condamner les lois anti-juives de Vichy. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il devient un des chefs de file du nationalisme fédéraliste. Partisan d'un Front algérien dès 1947, artisan d'une alliance durable entre l'UDMA) et les Oulama, on le retrouve à Manhattan avec les principaux acteurs de la diplomatie de guerre du FLN. Il est reçu en plénipotentiaire à la conférence franco-algérienne de Melun de juin 1960, avant de participer activement aux négociations publiques d'Evian I et de Lugrin. L'étude de ce riche parcours fait remonter aux origines du nationalisme algérien moderne et en revisite le processus. Et par-delà le seul parcours d'Ahmed Boumendjel, elle corrige plus d'une idée reçue de l'historiographie de l'Algérie.