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Qu'est-ce que l'actualité sportive ?. Un regard sociologique
Beaud Stéphane
BORD DE L EAU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782385192198
Le sport occupe une place croissante dans les sociétés développées, pas seulement sous la forme de sa pratique ordinaire mais surtout sous celle de la compétition et du spectacle. Ce qui en fait un produit médiatique très demandé et cher. En conséquence, l'actualité sportive envahit de plus en plus nos écrans et notre vie quotidienne. La presse sportive (papier ou en ligne) est là pour relater au jour le jour les événements sportifs y compris les épisodes sans sport, ceux des mercatos, tandis que la presse nationale se soucie de lui donner un contenu plus " sociétal ". Le pari de ces chroniques " sport et culture " tenues par Stéphane Beaud pendant près de dix ans dans Sud Ouest sports, est d'offrir un éclairage sociologique à cette actualité sportive abondante. De la mort tragique du " footballeur marchandise " Emiliano Sala à l'étude des rapports de pouvoir dans les fédérations sportives (rugby, tennis..) en passant par le thème de mobilisation des sportifs US (à la suite de la mort de George Floyd) et des sportives contre des phénomènes d'emprise masculine (incidence de me-too sur le sport), etc., le sociologue prend du recul, mobilise son savoir et la connaissance de ses sports, pour proposer de petites esquisses sociologiques de ces divers phénomènes sportifs, trop souvent enfermés dans leur actualité immédiate. Comme la sociologie n'a pas toujours bonne presse - elle est souvent perçue comme jargonnante, obscure, ou pire, considérée comme un " gros mot " - ces chroniques, faciles à lire, ont à coeur de mettre au jour et de décrire la perspective sociologique en acte, d'une manière qui soit à la fois simple, accessible et efficace. Elles espèrent ainsi pouvoir illustrer modestement le gai savoir sociologique.
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les "jeunes des cités" constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d'ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu'elle permet, l'emprise des valeurs consuméristes, ont d'autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup vivent comme "de passage". Faut-il en conclure qu'à la culture de rébellion de la "génération" ouvriérisée" des années 1970 s'opposerait aujourd'hui "l'individualisme négatif" d'une "génération désouvriérisée" ?
Ce premier livre de la collection « Épreuves sociales » aborde une question sensible dans les sciences sociales contemporaines.« Sur le terrain de la ?race?, toute prise de position est perçue comme une concession à l?adversaire, voire à l?ennemi. L?urgence d?y voir clair n?en est que plus grande. D?abord parce que le langage identitaire est devenu incontrôlable et peut servir toutes les manipulations. Ensuite parce que dans les discours publics, la ?race? fonctionne désormais comme une variable bulldozer qui écrase toutes les autres. Enfin parce que le langage identitaire prive le combat anti-raciste de son référent universaliste. Notre ambition est d?éclairer comment les sciences sociales d?aujourd?hui peuvent subir cette évolution ou y contribuer, et de rappeler qu?on ne peut rien comprendre au monde dans lequel nous vivons si l?on oublie que la classe sociale reste le facteur déterminant auquel s?arriment les autres dimensions de l?identité des personnes. »Stéphane Beaud et Gérard Noiriel montrent comment l?explosion du langage racialisant s?enracine dans une longue histoire, qui commence à l?époque du premier empire colonial et aboutit à une rupture dans les années 1980. Le clivage qui opposait une droite associée à la nation à une gauche centrée sur la classe s?effondre alors, et des élites de tous bords convergent pour placer les polémiques identitaires au centre du débat public, qu?elles ne quitteront plus.Fidèles au programme qu?ils se sont donnés pour la collection « Épreuves sociales » de toujours mettre leurs analyses à l?épreuve des recherches empiriques, les auteurs réservent la dernière partie de leur livre à l?étude de l?affaire des quotas dans le football français (avril 2011), un cas d?école de ce qu?ils décrivent par ailleurs.Table des matières : Première partie.Socio-histoire de la catégorie de race1. Lutte des classes ou lutte des races ? (xviie-xixe siècle) ? 2. Politisation et reconversion de la question raciale au début de la IIIe République ? 3. Les métamorphoses d?un concept moral : le racisme de l?antifascisme au post-colonialisme (1918-1968)Deuxième partie.Un tournant identitaire : autour de « classes » et « races »4. Le tournant identitaire des années 1980 ? 5. Diffusion et institutionnalisation universitaire du néo-racialisme ? 6. De la critique du néo-racialisme aux enjeux de sa réceptionTroisième partie.L?affaire des quotas dans le football français (2011) :un « scandale racial » revisité par l?enquête7. Des « quotas raciaux » dans le football français ? Exposé critique des faits ? 8. Au-delà des « quotas raciaux » : le poids du contexte, le jeu des institutions et des générations ? 9. Les « Noirs » dans le football en France : entrepreneurs de la race versus sociologie d?enquête ? 10. Le journalisme de « révélation » et ses limites : essai d?analyse sociologique
Résumé : Que sont devenus les ouvriers ? Objet de toutes les attentions depuis la révolution industrielle jusqu'aux années 1980, les travailleurs d'usine n'intéressent plus grand monde après l'échec du projet communiste et l'effondrement de leurs bastions industriels. Parmi ces derniers, l'automobile. Dans ce secteur, les usines Peugeot de Montbéliard occupèrent longtemps une place de choix : forte concentration ouvrière, taux exceptionnel de syndicalisation, toute une région organisée autour de ses ateliers. Les choses ont bien changé aujourd'hui, puisque si les effectifs s'élevaient à 42 000 salariés en 1979, l'usine ne compte plus que 20 000 travailleurs. En dépit de cette réduction drastique, Peugeot-Montbéliard est la plus grande usine de France. C'est là que, dix ans durant, les auteurs ont enquêté. D'abord dans l'usine elle-même, pour comprendre les changements intervenus dans l'organisation du travail. Dans les établissements scolaires ensuite, pour saisir à la source le conflit de générations qui déchire le tissu familial. Brisée dans son unité, démoralisée, désormais dépourvue de repères politiques, méprisée par ses enfants, la classe ouvrière vit un véritable drame - à l'écart des médias. Certes, les ouvriers continuent d'opposer avec un succès relatif certaines de leurs traditions de résistance à la dynamique qui les détruit. Le déclin, pourtant, paraît irréversible. Or, avec la classe ouvrière, c'est le monde d'hier qui tire sa révérence. Et si cette remarquable enquête sur la nouvelle condition ouvrière, sensible et documentée, fait toute sa place à la parole ouvrière, c'est pour rendre hommage à ces hommes et à ces femmes dont la dignité est aussi imposante que celle dont firent preuve leurs parents à l'heure des victoires. C'est aussi parce que leur témoignage interpelle la société tout entière.
Résumé : Nul besoin d'être un grand sociologue pour savoir que le football occupe une place importante dans nos sociétés. Depuis un peu plus d'une décennie, les travaux se multiplient sur ce sujet, des thèses de doctorat et des colloques lui sont consacrés, un séminaire " Football et sciences sociales " a lieu à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, etc. : un champ de recherche s'est constitué autour du football, à juste titre, car il s'agit d'un véritable " fait social total ". Après un premier chapitre sociohistorique qui cherche à éclairer le mystère de l'exceptionnelle diffusion mondiale de ce sport collectif, ce livre centré sur l'étude de la pratique du football entend présenter les travaux sur les transformations de ce monde professionnel, s'efforçant d'adopter un regard qui ne se réduise pas, comme trop souvent, à la dénonciation du " foot-business ". Il explore ensuite le monde du football ordinaire (le football " de rue ", l'apprentissage dans les clubs amateurs, etc.) pour finir par se pencher sur un nouveau champ de recherche : le football féminin.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.