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Affreux, riches et méchants ? Un autre regard sur les Bleus
Beaud Stéphane ; Guimard Philippe
LA DECOUVERTE
12,50 €
Épuisé
EAN :9782707182036
L'équipe de France de football souffre toujours d'une image exécrable dans l'opinion, et les " fauteurs de trouble " (Anelka, Evra, Ribery...) restent pour beaucoup des " bannis ". Pourquoi cette infamie ? Comment rendre compte de l'acharnement des médias à leur encontre, alors que le sport connait d'autres affaires bien plus graves ? Un essai informé et empathique sur ces " porte-parole " malgré eux des milieux populaires confrontés à toutes les formes de discrimination.Depuis leur grève lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, en juin 2010, les joueurs de l'équipe de France de football souffrent toujours d'une image exécrable dans les médias et dans l'opinion publique. Qu'est-ce qui explique cette durable infamie ?Pour répondre à cette question, ce livre poursuit la réflexion initiée en 2011 avec Traîtres à la nation ?, dont il reprend certains éléments d'analyse, en examinant de plus près, d'une part, les profondes transformations du football professionnel depuis le milieu des années 1990 et, d'autre part, la tension structurelle qui existe aujourd'hui entre des joueurs au sommet de la réussite, sportive et économique, et des journalistes soumis à une forte concurrence, avides d'infos et de scoops. Le livre montre aussi que le football peut se révéler un analyseur fin de la crispation autour de la place accordée aux jeunes issus de l'immigration postcoloniale. Souvent suspectés de ne pas chanter La Marseillaise, de ne pas " mouiller le maillot " tricolore, de ne pas aimer jouer " pour la France ", les joueurs issus des cités de banlieue ont pourtant grandement contribué à qualifier l'équipe nationale pour le Mondial 2014 au Brésil. Cette qualification ouvre-t-elle la voie d'une reconquête sportive et d'un retournement de l'opinion en leur faveur ?Table des matières : IntroductionI / Le monde des footballeurs professionnels1. L'entrée dans le métier et l'ouverture internationaleL'arrêt Bosman : une révolution dans le football mondialLes Bleus de 1998 : une génération charnièreLes Bleus de la " génération Bosman " : carrières plus précoces et départ accéléré à l'étranger2. Les transformations du recrutement social des joueurs professionnelsLes Bleus de 1998 : héritiers du monde ouvrier des Trente GlorieusesLes Bleus de 2010 : une équipe socialement clivéeLa fracture sociale qui traverse l'équipe tricolore de 2010 et 20143. Ombres et lumières des " joueurs de cité "Les Bleus de 1998 : grandir dans les cités " mélangées " des années 1970-1980La paupérisation des quartiers et l'apparition du " joueur de cité "Au-delà des frasques des joueurs de banlieueLes joueurs de cité comme ressource footballistiqueII / Le face-à-face journalistes sportifs/joueurs4. Concurrence médiatique et mutation du travail de journaliste de footballLa relation journalistes/joueurs : de la convivialité à la tensionNoter et évaluer les joueurs : un pouvoir journalistique ambivalentL'accès plus fermé aux joueurs et la " religion du direct "5. Affronter la presse : une épreuve socialeLe " taiseux " : une figure typique du footballeur professionnelLe " complexe culturel " du footballeurKarim Benzema et sa carapace face aux médias6. Le temps des règlements de comptesLa Une de L'Équipe du 19 juin 2010 ou la révélation d'un " secret de vestiaire "" Quand j'ai vu qu'il commençait à me prendre pour un con, dans ma tête, ça a commencé à tourner " 97III / Le football, la banlieue et la nation7. La grève de Knysna : la " banlieue " au banc des accusésLa fausse piste, raciale et banlieusarde, des " meneurs "...La légitimité sportive, fondement du leadership dans le groupePolitisation rampante des joueurs de banlieue et " révolte " des AntillaisAnelka : un héros négatif de banlieue8. Du racisme dans le football français ? L'" affaire des quotas " remise dans son contexteUn projet discriminatoire et " choquant "Le contexte post-Knysna : réagir vite contre le " péril musulman " et la fuite des binationaux" Laurent Blanc est-il raciste ? "Après les décrets Fifa, le travail d'attraction des binationaux par les pays du SudLa DTN : une institution nationale " collée au bleu-blanc-rouge "9. De symboles de l'intégration à " mauvais Français "...Le " patriotisme " des footballeurs grandis dans l'après-guerreZidane en équipe de France : le temps de l'adoubement des " Beurs "15 novembre 2013 : défaite contre l'Ukraine et mise au pilori des " mauvais Français "...19 novembre 2013 : victoire contre l'Ukraine et réconciliation avec le " peuple de France " ?...ConclusionAnnexe méthodologiqueNotes.
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les "jeunes des cités" constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d'ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu'elle permet, l'emprise des valeurs consuméristes, ont d'autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup vivent comme "de passage". Faut-il en conclure qu'à la culture de rébellion de la "génération" ouvriérisée" des années 1970 s'opposerait aujourd'hui "l'individualisme négatif" d'une "génération désouvriérisée" ?
Ce premier livre de la collection « Épreuves sociales » aborde une question sensible dans les sciences sociales contemporaines.« Sur le terrain de la ?race?, toute prise de position est perçue comme une concession à l?adversaire, voire à l?ennemi. L?urgence d?y voir clair n?en est que plus grande. D?abord parce que le langage identitaire est devenu incontrôlable et peut servir toutes les manipulations. Ensuite parce que dans les discours publics, la ?race? fonctionne désormais comme une variable bulldozer qui écrase toutes les autres. Enfin parce que le langage identitaire prive le combat anti-raciste de son référent universaliste. Notre ambition est d?éclairer comment les sciences sociales d?aujourd?hui peuvent subir cette évolution ou y contribuer, et de rappeler qu?on ne peut rien comprendre au monde dans lequel nous vivons si l?on oublie que la classe sociale reste le facteur déterminant auquel s?arriment les autres dimensions de l?identité des personnes. »Stéphane Beaud et Gérard Noiriel montrent comment l?explosion du langage racialisant s?enracine dans une longue histoire, qui commence à l?époque du premier empire colonial et aboutit à une rupture dans les années 1980. Le clivage qui opposait une droite associée à la nation à une gauche centrée sur la classe s?effondre alors, et des élites de tous bords convergent pour placer les polémiques identitaires au centre du débat public, qu?elles ne quitteront plus.Fidèles au programme qu?ils se sont donnés pour la collection « Épreuves sociales » de toujours mettre leurs analyses à l?épreuve des recherches empiriques, les auteurs réservent la dernière partie de leur livre à l?étude de l?affaire des quotas dans le football français (avril 2011), un cas d?école de ce qu?ils décrivent par ailleurs.Table des matières : Première partie.Socio-histoire de la catégorie de race1. Lutte des classes ou lutte des races ? (xviie-xixe siècle) ? 2. Politisation et reconversion de la question raciale au début de la IIIe République ? 3. Les métamorphoses d?un concept moral : le racisme de l?antifascisme au post-colonialisme (1918-1968)Deuxième partie.Un tournant identitaire : autour de « classes » et « races »4. Le tournant identitaire des années 1980 ? 5. Diffusion et institutionnalisation universitaire du néo-racialisme ? 6. De la critique du néo-racialisme aux enjeux de sa réceptionTroisième partie.L?affaire des quotas dans le football français (2011) :un « scandale racial » revisité par l?enquête7. Des « quotas raciaux » dans le football français ? Exposé critique des faits ? 8. Au-delà des « quotas raciaux » : le poids du contexte, le jeu des institutions et des générations ? 9. Les « Noirs » dans le football en France : entrepreneurs de la race versus sociologie d?enquête ? 10. Le journalisme de « révélation » et ses limites : essai d?analyse sociologique
Beaud Stéphane ; Confavreux Joseph ; Lindgaard Jad
En France, la proportion de précaires est plus élevée dans le public que dans le privé, de plus en plus de personnes ne demandent pas les prestations sociales auxquelles elles ont droit, la plupart des SDF ont une adresse, la moitié des adolescents qui se suicident sont homosexuels, les licenciés qui retrouvent un emploi connaissent presque systématiquement une perte de revenu... La "France invisible ce sont des populations qui, malgré leur nombre, sont masquées, volontairement ou non, par les chiffres, le droit, le discours politique, les représentations médiatiques, les politiques publiques, les études sociologiques ou les catégorisations dépassées qui occultent leurs conditions d'existence. Ce travail d'investigation sociale, qui s'est appuyé sur un dispositif inédit associant étroitement des journalistes et des chercheurs, propose des enquêtes, des portraits, des témoignages et des analyses permettant de mieux comprendre une société de plus en plus aveugle à elle-même."
80% d'une génération au bac": ce mot d'ordre, lancé en 1985 comme objectif de l'enseignement secondaire français, fait l'objet d'un consensus politique, satisfaisant le progressisme de la gauche enseignante et le pragmatisme des gouvernements qui ont vu cette politique un moyen de juguler le chômage de masse des jeunes. Ce slogan a nourri les espoirs d'une possible promotion sociale pour les enfants de familles populaires, en particuliers immigrés, dans un contexte d'insécurité économique et sociale croissante. Dans ce livre, Stéphane Beaud raconte, à travers le portrait de jeunes d'un quartier HLM à forte composante immigrée, les illusions et les désillusions de ces "enfants de la démocratisation scolaire", qui se sont engagés dans la voie incertaine des études longues. L'auteur met ainsi en lumière l'ambivalence de la politique volontariste de démocratisation scolaire: d'un côté, une élévation globale du niveau de formation et une forme de promotion sociale pour certains et, de l'autre, un coût moral et psychologique important, voire dramatique, pour ceux qui se retrouvent fragilisés par leur échec universitaire et confrontés au déclassement social.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Résumé : Zinédine Zidane est le Français le plus célèbre au monde, mais qui est-il vraiment ? Un être secret qui cultive la discrétion, un homme adulé qui se préserve et protège les siens, une star au destin exceptionnel qui reste un type normal. A travers dix-huit années d'échanges et de confessions exclusives avec le joueur devenu entraîneur, grâce aux témoignages des proches de l'icône qui ont accepté de parler avec confiance et liberté, Frédéric Hermel livre le récit d'une vie hors du commun. De son enfance marseillaise et son parcours pour devenir l'un des plus grands footballeurs de l'histoire à son incroyable triplé en Ligue des champions à la tête du Real Madrid, en passant par sa relation fusionnelle avec ses quatre fils et sa femme Véronique, l'auteur raconte avec respect, délicatesse et précision, tous les épisodes majeurs de la destinée de Zidane. Il retrace la conquête de la première étoile de champion du monde, revient sur le geste fou contre Materazzi, sur cette violence en lui, mais surtout sur son immense générosité et son sens de la justice. Il explique aussi les affres de son nouveau métier, son rapport à l'argent, son identité si française et sa solitude revendiquée. Et relate de nombreux événements, petits et grands détails, méconnus et inédits.
Les reconversions les plus incroyables des anciens footballeurs pros des années 1980, 1990 et 2000. Le football mène à tout à condition d'en sortir. Voilà ce que pourrait être la devise de ce livre qui met en valeur, à travers des listes, des CV, des photos, des interviews et des portraits, les parcours, tous plus étonnants les uns que les autres, des anciens footballeurs de France et d'ailleurs. Prêtre, acteur porno gay, vendeur de piscine, animateur pour Cochonou sur le Tour de France, tous ces profils détonants figurent dans ce livre. Mais on croisera aussi des DRH de multinationale, des ingénieurs et même... des entraîneurs de foot. Dans ce livre plein d'humour, on croisera ainsi les destins de plus de 400 anciens joueurs pros aux destinées aussi diverses que variées. Et on trouvera des infos étonnantes sur les plus grands joueurs dont les reconversions n'ont pas toujours été rectilignes. Savez-vous ainsi que Zidane a passé un diplôme de manager de club sportif à l'Université de Limoges ? Ou que Dominique Rocheteau a tourné avec Maurice Pialat ?
Résumé : C'est l'histoire d'un gamin du Havre, originaire du quartier de Caucriauville, prodige du ballon qui devient apprenti footballeur pour le club de sa ville. C'est l'histoire d'un adolescent, élève joueur du Havre Athletic Club, qui devient une célébrité locale et un espoir du football français. C'est l'histoire d'un jeune homme qui passe son service militaire, se marie, et qui d'un jeu fait son métier et découvre la loi du marché, transféré du Havre à Lyon. C'est l'histoire d'un cadre d'une PME sportive, qui apprend les règles du capitalisme, de la gestion d'une carrière et du vestiaire en même temps qu'il fonde une famille. C'est l'histoire d'un joueur devenu une valeur marchande parmi d'autres, loué à Bordeaux, vendu au Milan AC, dont la valeur varie en fonction des matchs, des exploits et des échecs. C'est l'histoire d'une grande gueule désormais salarié d'un club tenu par Silvio Berlusconi, magnat de la télévision et homme politique, qui interdit les journaux de gauche dans le vestiaire et réduit au silence toute revendication. C'est l'histoire d'un homme de couleur qui se confronte chaque jour au racisme dans les stades mais aussi à la découverte à travers ses coéquipiers d'autres cultures, d'autres langues, d'autres coutumes, un club comme un précipité du monde. C'est l'histoire d'un fils de l'immigration devenu joueur de l'équipe de France, et remplaçant pendant la Coupe du monde 2006, victime collatérale du retour des cadres de 1998 et cinéaste par défaut de cette aventure. C'est l'histoire d'un jeune retraité, viré du Paris-Saint-Germain, chômeur riche qui pointe à Pôle Emploi. C'est l'histoire d'un mec qui aime raconter des histoires et qui s'attaque pour la première fois à la sienne dans une autobiographie inspirée et sans concessions, pour " en finir avec Vikash Dhorasoo ",
L'enquête-choc sur les coulisses du foot français, gangrené par la mafia. Qu'ont en commun Blaise Matuidi, Fabien Barthez, Antoine Griezmann, Samir Nasri, Franck Ribéry, Karim Benzema, ou encore Florian Thauvin ? Ils ont tous évolué, bien sûr, en équipe de France et, pour certains, sont devenus champions du monde. Mais, surtout, ils ont été les cibles, plus ou moins proches, du grand banditisme. Comment en est-on arrivé là ? Les Parrains du foot brossent, du PSG à l'OM, en passant par Lens, Bastia et l'OL, le portrait d'un sport marqué par les extorsions de fonds, les matchs truqués, les chantages et les règlements de comptes. Grâce à une centaine de témoignages, ce livre révèle les secrets inavouables qui unissent ballon rond et mafia, dans la plus grande opacité : les liens entre des clubs huppés et les truands corses de la Brise de mer, puis des Bergers braqueurs ; les manoeuvres de certains agents de joueurs liés au grand banditisme ; ou encore l'émergence de nouveaux caïds de la drogue qui ont la main sur le porte-monnaie des footballeurs... Un livre coup de poing, fruit de trois années d'enquête, par trois journalistes chevronnés.