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Jeff Wall. Refonder la modernite´, Edition bilingue français-anglais
Bazin Philippe ; Strelec Jessica
LOCO
27,00 €
Épuisé
EAN :9782843140839
Avec Jeff Wall. Refonder la modernite?, Philippe Bazin nous livre son point de vue d'artiste sur le travail d'un photographe mondialement ce?le?bre?. Invitant sans arre?t l'irre?el au sein du banal, Jeff Wall est passe? mai?tre dans l'art de l'e?trangete? familie?re. Philippe Bazin propose ici un panorama de son oeuvre qu'il balaye ge?ne?reusement, depuis les tous premiers travaux de la fin des anne?es 1970 jusqu'a? l'aube des anne?es 2000. Il e?claire ainsi une trentaine de photographies, reproduites en grand format, en les confrontant a? l'ide?al baudelairien du "peintre de la vie moderne", qui irrigue la pratique et la re?flexion de l'artiste canadien depuis ses de?buts. Ce livre pre?sente l'avantage de s'offrir comme une conversation fluide, un dialogue intellectuel et sensible entre deux photographes a? l'affu?t du "fantastique re?el extrait de la vie", que Baudelaire avait entrevu. Le travail de Jeff Wall est enfin rendu accessible dans un ouvrage qui met en sce?ne l'introduction de la performance dans l'esthe?tique photographique.
Un Archipel des solidarités est issu d'un travail de terrain mené en Grèce de 2017 à 2020 par la philosophe Christiane Voltaire et le photographe Philippe Bazin. Le livre présente la puissance des réseaux de solidarité, face à des politiques globales destructrices. Il donne à penser ainsi un autre possible politique et une énergie du commun. L'usine autogérée de Viorne à Thessalonique, le mouvement contre l'ouverture de la mine d'or de Skouries, les associations de soutien aux migrants de Lesbos, les initiatives du quartier d'Exarchia contre les violences policières, en sont quelques exemples. La question des migrations en est un pivot. Cette actualité s'inscrit aussi dans une histoire du XXe siècle : la fuite des Grecs de Turquie en 1922, l'occupation nazie, la guerre civile, la fascisation du pouvoir, en jalonnent le parcours, dans les Iles comme sur le continent. La Grèce du XXIe siècle, jusqu'à la tempête sanitaire du début de l'année 2020, prend ainsi forme à partir de la parole de ses acteurs, par le texte et par la photographie, dans les portraits d'entretien comme dans les traces de ses paysages. Articulant l'esthétique au politique, ce livre, né d'un terrain grec multiforme, éclaire ainsi un NOUS de la revendication sociale qui dépasse ses frontières.
Bazin Philippe ; Devillers Virginie ; Hébert Réjea
En 1980-1981, je terminais mes études de médecine en France par un stage d'interne dans un hôpital d'une petite ville rurale. J'étais loin de mon université de référence, loin des hôpitaux où j'avais été formé, et sans aucun contact sur place avec des médecins hospitaliers. J'étais livré à moi-même, sûr de rien dans mes connaissances, et confronté tout de suite à un lieu rempli de gens âgés et proches de la mort. [...] Je décidai de passer dans toutes les chambres pour photographier toutes les personnes, avoir ainsi la mémoire de tous les visages. Et surtout je décidai de faire ces photographies en noir et blanc, simplement parce que je n'aimais pas les couleurs (in) hospitalières des lieux. Au développement des photos, ce fut une révélation. Tout ce que j'avais quotidiennement sous les yeux et que je ne voyais pas me sautait littéralement à la figure: la souffrance morale des gens, leur solitude extrême, leur attente impatiente de la mort libératrice, leur colère si violente contre nous, les personnels, qui leur infligions une telle vie. [...] En 1983, j'ai écrit et soutenu ma thèse, faisant de celle-ci un témoignage sur une expérience vécue plutôt qu'une étude technique. [...] Je suis retourné dans des centres de Long Séjour pour y réaliser ce qui fut ma première vraie série de photographies, les visages de vieillards. Et je décidai de faire des études de photographie après avoir vendu mon cabinet médical. C'était en 1986." Philippe Bazin.
Dans ce livre, Philippe Bazin s'interroge sur la photographie. D'abord, il articule des études techniques - la couleur - à des recherches historiques - à propos des relations entre médecine et photographie au XIXe siècle - et à des analyses esthétiques - à propos du "coup d'oeil" ou encore de Picasso et Brassaï. Puis, il s'intéresse à des photographes dont les oeuvres lui semblent éclairer la sienne (Larry Clark, Andreas Gursky, Albert Londe, Frédéric Lefever, Eric Nehr, Clarisse Bourgeois, Gérald Deflandre et Gérald Garbez).
Depuis plus de vingt ans, Philippe Bazin photographie le visage d individus pris dans un contexte institutionnel (l hôpital, l hospice, l école, la prison...). L ensemble de ce vaste projet artistique sur les visages de nos contemporains interroge la présence de l homme au sein des institutions qui encadrent notre vie de la naissance à la mort, tel que Michel Foucault a pu en parler dans son oeuvre, mais pose aussi la question de la singularité. Il s agit, par la photographie, de redonner visage à des personnes qui, absentes de notre regard, ont souvent disparu d une visibilité collective. Chaque visage est montré comme l affirmation d une présence au monde, faite d une chair et d un regard avec lesquels nous devons compter. Les photographies de P. Bazin évitent tout psychologisme, tout pathos, et ne cherchent pas à dévoiler une prétendue intériorité; elles ne sont pas non plus d ordre social mais tentent de faire le vide de toute présence extérieure à l être lui-même. On peut considérer que Bazin établit une sorte de mémoire collective tirée parfois des franges de notre société.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Mioveni est une ville en Roumanie située entre Bucarest et les Carpathes. Après la chute du communisme, la ville a pu survivre grâce à l'industrie automobile. Tous les habitants vivent aujourd'hui au rythme de l'usine. Pendant près de trois ans, la photographe Anne Leroy et la journaliste Julia Beurq ont accompagné le quotidien des habitants de Mioveni rapportant images et récits plongeant le lecteur dans l'intimité d'une vie ouvrière. L'enquête est un marqueur de leurs approches photographique et journalistique. Elles privilégient l'expérience du terrain au long cours. A Mioveni en Roumanie, avec empathie, elles se sont approchées au plus près des personnes et de leurs histoires. Cet ouvrage restitue leur immersion sur le terrain dans cette ville ouvrière qui, avec le rachat de Dacia par Renault il y a quinze ans, semble avoir échappé au sort des autres cités mono-industrielles tombées en ruine après la chute du communisme. Les résultats de leurs recherches autour du rapport entre le texte et l'image se déploient au fil du livre, entre perméabilité et complémentarité, sans jamais être ni illustratif ni redondant.
Gomez Bernard ; Dampierre Sylvaine ; Régent Frédér
Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux xviiie et xixe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs. Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes "notices" rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.
Serge Clément est un photographe québécois qui occupe une place majeure dans le champ de la photographie contemporaine canadienne. Au cours de ces 40 dernières années, son oeuvre photographique s'est particulièrement affirmée à travers les livres de photographie. Le livre est devenu un moyen d'expression aussi essentiel que les expositions. Archipel revisite ansi la production éditoriale du photographe à travers un ouvrage original où des portfolios d'images extraient de quelques-uns de ses ouvrages publiés entre 2000 et 2015 composent ce qui pourrait être une rétrospective. Les six livres judicieusement choisis parmi une trentaine témoignent de la cohérence du photographe dans le regard qu'il porte sur la ville et de l'évolution d'une esthétique photographique singulière. Archipel est une oeuvre d'art en soi constituée de photographies et de livres reconfigurés et repensés dans une nouvelle perspective.