Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Moha, le retour du refoulé. Récits du racisme d'Etat
Bazin Laurent ; Bridji Mohamed
SNEDIT LA DISPU
24,00 €
Épuisé
EAN :9782843033506
Moha a été refoulé de France vers son pays natal, l'Algérie. Il fait retour en publiant son autobiographie avec Laurent, anthropologue, chercheur au CNRS. Ce livre à deux voix est construit comme un double récit. Moha raconte son enfance dans les centres de réfugiés en Allemagne, une adolescence d'errance et de délinquance en France, son expérience de l'incarcération, de l'expulsion et de l'exil. Laurent reconstitue le contexte historique et spatial dans lequel s'est déroulé le parcours de Moha et de sa famille. Ensemble, ils dévoilent les processus historiques et politiques par lesquels le racisme colonial de l'Algérie française a été internalisé dans les institutions de la République pour être redéployé dans le cadre des politiques anti-migratoires et sécuritaires européennes. Témoignage brut et réflexion politique originale, ce livre puissant montre les rouages d'un pouvoir néolibéral qui stimule la xénophobie pour façonner l'injustice. Il s'achève sur l'urgence d'"ouvrir sa gueule, déballer la merde et se rebiffer" pour résister aux dérives néoréactionnaires et néofascistes qui menacent aujourd'hui d'emporter nos institutions.
Résumé : Dans ce livre truculent, rythmé par des scènes inédites et de nombreuses révélations, Laurent Bazin et Albe Venture nous entraînent dans les coulisses les plus secrètes de la vie politique. Tous les jours, politiques et journalistes se retrouvent à table. Dans les palais de la République ou les restaurants parisiens, off the record, bien sûr, ils participent à leur manière au grand bal des dézingueurs. Un jour, il faut d'urgence "opérer Nadine" (Moreno), un autre "achever (Vans) d'une balle entre les yeux" ou se "débarrasser de Pépère" (Hollande). Nicolas Sarkozy fulmine contre "Papy" Juppé. Marine Le Pen se cherche une robe pour un gala new-yorkais. A l'Elysée, le président se rêve un destin "à la Chirac" en 2017. Tandis que Manuel Valls projette déjà de "tout régler en 2022 "... Pendant des années, les auteurs ont noirci leurs carnets des confidences, des vacheries et des ambitions des uns et des autres. Ce livre est le fruit de cette plongée très indiscrète dans la vie politique française : un florilège de cruautés, de coups bas et de règlements de comptes. Une comédie humaine aussi divertissante qu'inquiétante dans laquelle le vitriol coule à flot. Les grands fauves qui nous gouvernent se révèlent. Enfin, les masques tombent.
Résumé : La mort de nos parents réveille l'enfant qui sommeille en nous. Un matin d'août, Laurent reçoit un message laconique : Ton père est mort. Depuis des années, il a appris à composer avec l'absence paternelle. Car son père a toujours couru après l'argent et les femmes, quitte à en oublier sa famille. Pourtant, c'est à Laurent et à son frère de tout gérer à Deauville : les tractations cocasses avec les pompes funèbres, la recherche frénétique des dettes, le retour des " proches " indésirables... Renouant avec leur fraternité, ils convoquent aussi entre rires et larmes leurs souvenirs, ceux d'une époque envolée - quand un vent de liberté soufflait sur les années 1970-1980. Que gardent-ils de leur enfance ? Et qui était au fond leur père, cet homme insaisissable ? Dans ce premier roman émouvant, Laurent Bazin dépeint avec sincérité et non sans humour le raz-de-marée que provoque la disparition d'un parent.
Qu'est-ce qui sépare la "monnaie" des économistes de l'"argent" des anthropologues? Cet ouvrage s'inscrit dans une volonté d'élaboration collective d'une réflexion et de regards croisés entre anthropologues et économistes hétérodoxes sur la question monétaire. Ayant pour dénominateur commun de rejeter l'approche monétaire de la théorie économique dominante qui offre une lecture essentiellement économiste et fonctionnelle de la monnaie, les anthropologues et les économistes hétérodoxes saisissent néanmoins cette question sous des angles différents. Cet ouvrage vise à rassembler et à comparer un certain nombre de recherches, certaines théoriques, d'autres s'appuyant sur des enquêtes de terrain variées (Chine, Ouzbékistan, Égypte, Inde, Amérique centrale et latine), d'autres enfin sur des comparaisons et des cas historiques (États-Unis, Empire ottoman). Il met ainsi en évidence que les points de contacts sont nombreux et que se multiplient les occasions de dialoguer entre les deux disciplines, dont les questionnements théoriques et méthodologiques, autrefois marqués au coin de spécificités exclusives, sont de plus en plus profondément partagés.
Ce livre est fondé sur une authentique et particulièrement rare approche ethnologique d'une firme industrielle, dans le contexte de la Côte-d'Ivoire. La démarche adoptée permet de rendre compte de la logique des échanges qui se déploient dans l'entreprise, en explorant simultanément les articulations essentielles qui lient cette dernière à la société environnante. Avec minutie, l'auteur montre comment les rapports hiérarchiques internes se jouent sur deux registres majeurs, ceux du politique et de la parenté, et reposent sur un mode de domination inscrit dans la continuité du passé colonial. La problématique de l'articulation qui se dégage de cet ouvrage est un modèle qui restitue les complexités des situations empiriques. La combinaison de différentes échelles d'analyse offre ici une lecture renouvelée de l'histoire politique de la Côte-d'Ivoire. Elle permet, par delà la singularité d'un terrain ethnologique, de comprendre le sens, des transformations sociales en cours, liées aux mutations économiques et idéologiques de la mondialisation. Les enseignements que l'on retirera de cette étude dépassent donc le seul cadre africaniste. Elle ouvre des perspectives comparatives en regard de terrains culturellement éloignés, dans les sociétés dites du Nord ou du Sud. Elle permet ainsi de repenser l'insertion d'entreprises semblables à celle étudiée, dans le système économique global.
Les."héritiers". ces élèves dont les parents font partie des classes supérieures. bénéficient d'un patrimoine culturel familial censé les protéger des difficultés scolaires. Or. ce privilège ne s'exerce pas systématiquement. Ainsi Prune. dont le père est ingénieur, ou Laurent. dont les parents sont professeurs agrégés. ont ils redoublé une classe de l'école élémentaire. Pourquoi ces élèves n'ont ils pas profité de l'héritage scolaire propre à leur milieu familial?
Résumé : Le salariat est apparu aux penseurs sociaux du XIXe siècle comme la question centrale des sociétés modernes. Sur les débris des rapports sociaux d'Ancien Régime semblait surgir une nouvelle forme de sujétion. Sur cette base, Marx a développé une théorie de l'exploitation capitaliste qui fut au c?ur des confrontations politiques du XXe siècle. Pourtant, les sciences sociales contemporaines ont rarement traité frontalement du salariat, comme si l'ombre portée de Marx avait freiné une telle investigation. À l'aube du XXIe siècle, le salariat domine plus que jamais nos sociétés. Alors que certains préconisent, au nom de la " flexibilité du travail ", une dissolution généralisée des institutions salariales pour restaurer un utopique marché des producteurs, il est urgent de rouvrir ce dossier. C'est à quoi se sont attachés les historiens, économistes et sociologues réunis ici. Cet ouvrage n'entend pas proposer une théorie unifiée du salariat, mais poser les termes du débat et fournir des pistes pour comprendre sa dynamique présente. La première partie vise à définir le salariat comme concept et fait historique. S'y confrontent sans concessions quelques-uns des auteurs français qui ont le plus travaillé la question. La deuxième partie présente une série d'éclairages, sans prétention à l'exhaustivité, sur les formes contemporaines du salariat et les caractéristiques de diverses populations salariales. Ces études. appuyées sur des enquêtes originales, éclairent par leurs données factuelles et leurs analyses empiriques les débats théoriques de la première partie.
Résumé : Les quartiers populaires proches des centres-villes sont aujourd'hui des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants déjà là ou leurs usagers ordinaires, par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée. A rebours des représentations lénifiantes d'un "renouveau urbain" unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s'opposer. C'est ainsi à une repolitisation des questions urbaines que ce livre aspire à contribuer, à contre-courant du flot de discours qui les confondent avec des phénomènes quasi naturels ou les conçoivent comme des problèmes de management détachés de toute idée de conflictualité sociale.
Le magicien du Saint-André-des-Arts ", a dit de lui Jean-Luc Godard. Trois salles de cinéma au cour de Paris, des choix de programmation dictés seulement par le plaisir de ce dévoreur de films, c'est Roger Diamantis, figure emblématique de la passion cinématographique. Florence Delporte est allée à la rencontre de ce passeur infatigable, de ce découvreur entêté. Avec Une vie d'art et d'essais, elle nous restitue la parole de cet homme discret, qui s'est construit une vie, une identité par le cinéma. Roger Diamantis nous fait revivre son enfance de gamin timide, qui trouvait refuge dans les salles obscures, son quotidien d'exploitant, ses combats incessants pour préserver son indépendance. Voici donc une histoire de cinéma, intime et lumineuse, que traversent Woody Allen, Theo Angelopoulos, Yamina Benguigui, Ingmar Bergman, Alain Cavalier, Raymond Depardon, Emir Kusturica, Ken Loach, Nicolas Philibert, François Truffaut, Agnès Vanda, mais également Jacques Lacan ou Eugène Ionesco... On y croise aussi tant d'autres promeneurs et tant d'amoureux du cinéma qui aiment, contre vents et marées, les soirs du quartier Latin.