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Seuils de l'oeuvre dans le texte médiéval. Tome 2
Baumgartner Emmanuèle ; Harf-Lancner Laurence
SORBONNE PSN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782878542516
Dans la continuité du volume 1, consacré aux Seuils de l'œuvre dans le texte médiéval, ce second (et dernier) recueil s'intéresse plus spécialement aux rapports entre le texte de prologue et le statut générique des oeuvres qu'il introduit. La ligne directrice des études ici réunies a été de mettre en évidence la diversité, la plasticité, la capacité d'adaptation dont témoigne, du XIIe au XVe siècle ce 'rituel du seuil' que l'on aurait pu croire figé. Ont été examinés à cet effet les prologues de textes peu ou moins fréquentés par la critique, qui relèvent de l'hagiographie, de l'histoire, du théâtre, de la littérature morale, didactique, encyclopédique, et qui, dans l'équilibre canonique entre 'instruire' et 'plaire' font plutôt pencher la balance du côté de l'instruction, voire de l'édification... Qu'il aide à définir, à maquiller, à réorienter le statut de l'œuvre, le prologue, pièce essentielle dans la justification de l'écriture, de la réécriture, de la " translation " ou de la mise en écrit, reste le lieu privilégié où moduler et faire évoluer l'interaction entre l'auteur, le traducteur, le compilateur, leurs commanditaires et le public plus large qu'ils espèrent atteindre.
Dès leurs premières manifestations, vers 1150, les récits sur Tristan et Iseut posent diversement une seule question : à quel prix des amants peuvent-ils vivre l'absolu du désir ? La réponse est cruellement pessimiste. Symbolisé par le " vin herbé ", le désir est désordre au monde, désastre pour l'être humain. Tout au long du Moyen Âge, d'autres récits sur Tristan et Iseut tentent cependant avec plus ou moins de succès de conjurer cette représentation, édulcorent et déplacent l'image tristanienne de la folie amoureuse. Puis l'oubli s'installe. Jusqu'au moment où le XIXe siècle anglais et allemand donne à l'histoire des amants de Cornouailles - mais pour combien de temps encore ? - son statut de mythe, de lieu où penser l'amour dans son rapport au monde, à Dieu, au néant. Cette étude suit dans ses principales mutations, du Moyen Âge à la fin du XXe siècle, l'évolution d'un " conte " d'amour et de mort qui a également été le lieu où expérimenter, dès le XIIe siècle, toutes les ressources de l'art du roman et qui s'est très tôt annexé d'autres modes artistiques : peinture, sculpture, musique, et, à partir du XIXe siècle, l'opéra, le théâtre, le cinéma.
Analyser en détail les quatre premiers romans de Chrétien, Erec et Enide, Cligès, Le Chevalier au Lion (Yvain) et Le Chevalier de la Charrette (Lancelot), serait aussi présomptueux qu'impossible. Il a paru plus efficace d'en étudier pour chacun la forme neuve, la torsion nouvelle que Chrétien impose à un univers de référence à peu près fixé à partir d'Erec et Enide. Nous ne chercherons donc pas à retrouver dans cette oeuvre si éclatée un parcours esthétique concerté et encore moins un message unifié sur l'amour, le pouvoir, l'aventure, etc. Il nous semble au contraire que la fascination qu'a exercée Chrétien sur son premier public sans doute, sur les écrivains du XIII ? siècle à coup sûr, puis sur la critique du XX ? siècle, et qu'elle exerce encore, espérons-le du moins, sur un public moderne, tient avant tout à sa diversité, à l'aspect caméléon d'un auteur en quête de public, qui paraît avoir saisi sa chance et l'air du temps à chaque nouvel essai, sans chercher d'autre cohérence, d'autre signature qu'une paradoxale liberté d'inventions, de recadrages, de déplacements imprévus dans le monde clos qu'il s'est lui-même créé". Emmanuèle Baumgartner.
Présentation Emmanuèle Baumgartner : Présentation Indications bibliographiques Parcours critique Jean Frappier : La Mort le roi ArtuRéécritures Alexandre Micha : Deux sources de la Mort Artu Jean Frappier : La bataille de Salesbieres Du mythe au roman Joël H. Grisward : Le motif de l'épée jetée au lac Philippe Walter : La fin du monde arthurien Echos et entrelacs François Bérier : Empoisonnement et accident de chasse dans la Mort le roi Artu : une double méprise Norris J. Lacy : Spatial form in the Mort ArtuL'ordre arthurien du monde : le roi et chevalier Howard R. Bloch : From Grail Quest to Inquest : the Death of King Arthur and the Birth of France Dominique Boutet : Carrefours idéologiques de la royauté arthurienne Charles Méla : La Vie dans la Mort le roi Artu Régine Colliot : Les épitaphes arthuriennes Autour de La Mort le roi Artu Extraits du Lancelot en prose Epilogue de laQuête du Saint Graal
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.