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Bien ou mal payés ? Les travailleurs du public et du privé jugent leurs salaires
Baudelot Christian ; Cartron Damien ; Gautié Jérôm
ULM
13,00 €
Épuisé
EAN :9782728805181
Composante essentielle du niveau de vie, le salaire est un enjeu considérable pour la majorité des travailleurs. Comment les salariés' perçoivent-ils à la fois le salaire qu'ils reçoivent et les écarts qui le séparent de celui des autres ? Quels sont les critères de justice auxquels ils se réfèrent ? Pour comprendre les modalités subjectives de la perception des salaires, une grande enquête - "SalSa" ("Les salaires vus par les salariés") - a été menée auprès d'un échantillon de salariés des entreprises et de la fonction publique, soit plus de 6 000 personnes. Si la comparaison entre les deux secteurs (privé et public) se heurte à des difficultés méthodologiques, elle n'en est pas moins éclairante. Entre le milieu des années 1990 et la fin des années 2000, on assiste à un renversement de l'écart de satisfaction entre les deux secteurs : à tous les niveaux, les agents de la fonction publique se déclarent aujourd'hui nettement moins satisfaits que leurs homologues des entreprises, alors que c'était l'inverse il y a vingt ans. Ce renversement, en partie fondé sur des changements importants dans la hiérarchie des salaires, semble largement amplifié par les comparaisons salariales au sein de chaque secteur et entre les secteurs, à travers les sentiments d'espoir et de frustration qu'elles suscitent.
Christian Baudelot, professeur émérite de sociologie à l?École normale supérieure, est l?auteur d?ouvrages sur l?éducation, les inégalités sociales, le suicide et le bonheur au travail. Olga Baudelot est ingénieur de recherche à l?INRP, spécialiste de la petite enfance, des actions culturelles à l?égard des jeunes enfants et de la socialisation comparée en crèche en France et au Japon.
Résumé : Le développement de la consommation accroît-il la participation aux valeurs centrales de la vie sociale ? Y a-t-il encore aujourd'hui des classes sociales ? L'étude scientifique de leurs budgets donne-t-elle la clé de toutes les relations qu'elles entretiennent entre elles : ségrégation, exploitation, distinction, exclusion, voire imitation ou rattrapage ? La classe ouvrière est-elle intégrée à la société moderne ? L'impressionnante bibliographie de ses travaux atteste que la curiosité de Maurice Halbwachs s'est étendue aux domaines les plus divers de la vie sociale : du prix des loyers à Paris à la mémoire familiale, de la ségrégation urbaine à Chicago aux avatars de la localisation des lieux saints, des changements produits par la guerre de 1914 sur l'âge respectif des époux à l'homogénéisation des taux de suicide dans les différents comtés d'Angleterre. En articulant une théorie ambitieuse de la société avec une investigation empirique riche et cohérente, Maurice Halbwachs (1877-1945) a donné le branle à la sociologie moderne des modes de vie.
Baudelot Christian ; Cartier Marie ; Détrez Christ
Nous nous trouvons face à un paradoxe. Jamais le milieu de l'édition ne s'est aussi bien porté mais jamais les jeunes générations n'ont aussi peu lu. Et pourtant, ils lisent. Mais ils lisent peu et de moins en moins. À qui la faute ? La vaste enquête menée par Christian Baudelot a été réalisée sur quatre ans auprès de 1 200 élèves de classes de collège. Elle fait notamment apparaître le fait que la lecture n'est plus le seul moyen d'apprentissage. Elle est aujourd'hui confrontée à d'autres formes de supports d'étude, telles que l'image. L'écran menace le livre. La lecture est reléguée au rang d'un loisir parmi d'autres. Faut-il cependant s'alarmer de cette situation et obliger les enfants à lire au nom du présupposé que la lecture est un enjeu culturel majeur ? Les enfants sont le reflet de la société de leur temps et il faut constater que "le livre a cessé d'être la source unique de connaissance et de plaisir qu'elle a pu être pour certains". De quoi inquiéter les parents à première vue. Parents, rassurez-vous et observez de plus près ce que lisent vos enfants pour mieux les comprendre. Rien d'inéluctable ni de définitif dans cet état des lieux puisque l'apprentissage de la lecture conserve sa mission d'éveil intellectuel au sens large. État de la lecture ou lecture dans tous ses états ? À vous de juger en lisant ce livre. --Denis Gombert
Le travail n'est plus ce qu'il était, les classes sociales non plus. Au schéma d'avant-hier, tout entier centré autour de l'affrontement entre la bourgeoisie et le prolétariat, a succédé dans les années 1970 une représentation moins conflictuelle de la structure de classe opposant une vaste classe moyenne, englobant l'immense majorité de la population, à une minorité grandissante d'exclus. Simplificatrice, cette représentation est erronée: elle ne rend pas compte de la réalité d'aujourd'hui où la structure de classe s'est transformée, compliquée et fragmentée en fonction des profondes métamorphoses intervenues dans l'univers du travail. Alors qu'une nouvelle classe est apparue dans notre société - celle des travailleurs pauvres.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.