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Changer l'école pour changer la vie. 1971-1981, François Mitterrand, la gauche et l'éducation
Battut Jean ; Girault Jacques
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296556362
1971, le congrès d'Epinay; 1981, les présidentielles. Entre ces deux victoires de François Mitterrand s'élabore un projet d'éducation qui ambitionne de "changer l'école- pour"changer la vie ". Dans un domaine où les communistes sont traditionnellement très investis, le combat est vif au sein du monde syndical enseignant, tenu alors majoritairement par la Fédération de l'éducation nationale (FEN), mais où la mouvance soutenue par le PCF pousse. François Mitterrand s'investit et fait de la FEN une alliée contre le PCF, contribuant ainsi à l'érosion de ce parti, qui perd peu à peu de son influence à mesure que l'on approche des présidentielles de 1981. Dans cette décennie cruciale, l'auteur est l'un des acteurs de ce combat. Entre ses relations de confiance nouées dans la Nièvre avec François Mitterrand et sa place de responsable du Syndicat national des instituteurs, il va jouer un rôle de médiateur à la croisée des mondes syndicaux et politiques. Il va également jouer un rôle d'agitateur d'idées comme animateur du mouvement Ecole et Socialisme, dans ce milieu traditionnel, pourtant traversé par la pensée de Mai 1968 encore vivace. A mesure que la victoire de la gauche devient possible, la question laïque se révèle cruciale. L'auteur montre comment a été pensé un" grand service public d'éducation "par l'intégration de l'enseignement privé. Il dit l'impossibilité pour ce projet d'aboutir, véritable échec annoncé. Pourtant, les avancées dans ces domaines se traduisent par de nombreuses initiatives qui vont inscrire de manière durable le changement dans l'école et dont certaines, comme le socle commun de connaissances et de compétences ou l'école fondamentale, voient aujourd'hui des formes d'aboutissement. Cet ouvrage est la reconstruction d'une expérience militante, souvent atypique, à partir d'une étude de sources d'archives, dont certaines jusqu'alors inédites, de témoignages originaux, d'échanges privilégiés de l'auteur avec le candidat unique de la gauche, François Mitterrand."
Le ive siècle - de la fin des persécutions au triomphe de la foi trinitaire - a donné naissance à un monde nouveau, désormais inséparable du christianisme, sous l'impulsion d'un événement décisif : le concile de Nicée. On peut assurément parler d'un "siècle de Nicée" , comme on parle du siècle de Périclès ou du siècle des Lumières : le premier des conciles "oecuméniques" , dont l'année 2025 a marqué le 1 700e anniversaire, est bien plus qu'un simple événement religieux. Réunie à l'invitation de l'empereur Constantin, cette assemblée d'évêques venus de tout l'Empire a joué un rôle matriciel dans les transformations en cours. En éminent théologien, Jean-Pierre Batut nous engage ici à envisager le concile de Nicée dans toute l'ampleur de ses répercussions. Il nous montre comment, par lui, c'est l'homme, dans son existence individuelle comme dans son organisation politique, qui apprend à se penser à nouveaux frais. Une synthèse attendue, lumineuse. Docteur en théologie, auteur d'une étude remarquée sur le titre divin Pantocrator, Jean-Pierre Batut a enseigné au Collège des Bernardins et à l'Université catholique de Lyon. Il est aujourd'hui évêque auxiliaire de Toulouse.
C'est en 1946 que le Charentais François Mitterrand investit le Morvan, vieille terre de protestation, réfractaire au pouvoir central. Cet homme de province très attaché à la terre et aux hommes qui y vivent va défendre ce coin de France avec amour et vigueur. De 1946 à 1964, nous suivrons ce "Nivernais" rigoureux qui, à chaque législature, se faisait un point d'honneur de visiter chacune des 153 communes de l'arrondissement dont il était le député. Jusqu'à ce qu'à la fin de cette conquête opiniâtre il devienne président du conseil général. Victime collatérale du tremblement de l'année 1968, rejeté, c'est dans son département qu'il reprend assise, se ressource, construit son projet. Bénéficiant du relais des jeunes instituteurs syndiqués - dont l'auteur de cet ouvrage -, la Nièvre devient pour lui, de janvier 1969 à juin 1971, un champ d'expérimentation, de maturation où se construisent les orientations futures loin des conflits et des intérêts nationaux des organisations politiques. C'est dès lors qu'il adopte une nouvelle approche de l'objectif qu'il se fixe: l'unité des socialistes. Le congrès d'Epinay va avoir lieu, étape cruciale de l'histoire de la gauche du XX° siècle. Peu étudiée, "véritable trou noir", cette période avec sa polémique et ses enjeux méritait d'être revisitée. Elle éclaire le sens donné au lent et difficile rapprochement entre socialistes dans la perspective de l'union de toute la gauche. L'auteur, acteur du congrès aux côtés de François Mitterrand, montre, pour la première fois aussi clairement, que la transformation du socialisme au cours de cet événement n'a pas été jouée sur un coup de dés, mais qu'elle résulte d'une construction préméditée, à la fois rigoureuse et originale.
Jean Battut, membre de la Présidence nationale de l'Association France-URSS de 1984 à 1992, a vécu son mandat lorsque l'Union Soviétique sous la tutelle de Gorbatchev s'ouvrait à la perestroïka. Ces réformes sont apparues comme une révolution pour ce pays mais aussi pour l'Association France-URSS, ancrée dans un communisme traditionnel. Elle subit alors une érosion, elle qui depuis la Libération, jouait un rôle d'intermédiaire efficace entre les deux pays, en particulier au moment de la Guerre froide. Avec l'arrivée de la gauche au pouvoir dès 1981 avec un gouvernement où se trouvent certains de leurs camarades, les Communistes, solidaires et loyaux, se trouvent dans l'obligation d'aider Gorbatchev à promouvoir ses réformes qui mettent en cause le communisme léniniste pourtant à la base de leur engagement. On suit dans cet ouvrage l'effort fait par les dirigeants communistes pour accréditer la politique menée par François Mitterrand qui reçoit un accueil mérité de Gorbatchev pour que naisse "la maison commune européenne", dans la construction de laquelle Jean Battut est impliqué, comme membre du Parti socialiste et ami de François Mitterrand. C'est l'histoire d'une collaboration avec les Communistes, menée jusqu'à l'échec de Gorbatchev face à Eltsine en 1992, qui entraîne la disparition de l'URSS et par conséquent la disparition de l'Association France-URSS.
Cet ouvrage présente et analyse la correspondance de l'auteur avec François Mitterrand durant la période particulière où il occupa les fonctions de Président de la République. Suivant le fil des deux septennats, l'auteur livre ces documents jusqu'alors inédits pour les mettre en perspective, évoquant les grands débats sur l'éducation qui ont traversé ces quinze années de pouvoir. La première période aborde la question si essentielle de la place de l'enseignement privé et de son éventuelle nationalisation lors des premières années de pouvoir. Puis la correspondance traite des velléités d'implantation de Michel Rocard dans le syndicalisme enseignant, stratégie de son opposition à François Mitterrand qui se confond avec l'affrontement des cadres du PS en quête de crédibilité pour une succession. En une analyse plus linéaire, de semaine en semaine, l'ouvrage suit la crise du syndicalisme enseignant de 1992 à 1994, dates de la scission de la FEN et de la création de la Fédération syndicale unitaire (FSU). De 1990 à 1994, le parcours buissonnier qui caractérise cette correspondance s'affirme plus fortement par la communication à François Mitterrand de comptes rendus des travaux de la section de la conjoncture et des affaires économiques du Conseil économique et social, qui marquent le jeu entre partenaires sociaux face à la politique de rigueur arrêtée en 1983 et à la mondialisation. Enfin, car il ne peut en être autrement entre ces deux acteurs de la vie nivernaise, on y trouve des échanges qui faisaient les délices du Président sur ce fief qu'il avait dû, à regret, délaisser pour les plus hautes fonctions. Ce livre est le prolongement de Quand le syndicalisme enseignant rencontre le socialisme. Notes régulières transmises par la FEN et le SNI à François Mitterrand, écrit pour le même éditeur, qui concernait la période 1975-1979.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.