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Voyages dans le sud de l'Amérique du Nord
Bartram William ; Raphoz Fabienne
CORTI
29,00 €
Épuisé
EAN :9782714311023
Trop emphatique, trop fantaisiste, pas assez scientifique, on ne compte plus les critiques dont les Voyages ont d'abord fait l'objet. Et pourtant, nous aurions aimé qu'il fût du voyage - le nôtre - pour que nous découvrions ensemble les dizaines de Historical Markers, que nous avions scrupuleusement repérés et tracés sur le plan de route - bornes historiques plus poétiques a priori, et, finalement, plus efficaces, sur le terrain, que le GPS acheté à la hâte et dont le mode d'emploi nous est resté mystérieux. A moins que tous ces «William Bartram fut là», stèles contemporaines que le présent jette devant lui pour évaluer, dévaluer ou ignorer l'histoire - ou plutôt l'étoffe dont sont tour à tour habillés et mis à poil ses héros - ne l'eussent fait sourire. Si ces cailloux blancs du temps dans l'espace surgissaient toujours devant nos yeux avec la même puissance émotionnelle d'un «William Bartram est là, pour nous», nous aurions ri avec lui devant ce panneau en bois faussement grossier - pour rendre wilder sans doute une nature ultra protégée, mise sous cloche, dirait Edward Abbey, ce panneau en bois, placé au coeur de ce qui reste de la Grande Prairie Alachua. Dans ce camping dont les emplacements, curieusement vides lors de notre passage, en avril 2012, suivent un ordre parfaitement régulier, nous avions, c'est vrai, peine - et j'ose jouer sur la sonorité du mot - à imaginer qu'ici un jour, en ce dix-huitième siècle finissant - hier, à l'échelle du Temps - qu'ici, sur les Payne Prairie, de l'actuel Comté d'Alachua, ait pu surgir «la terrible silhouette peinte du Séminole nu, sans entrave ni sans peur [qui fait] se disperser les pacifiques nations innocentes de la plaine» (comprendre les bêtes, car les bêtes aussi pour Bartram, étaient des nations).J'ose imaginer que l'ironie aurait plu à Bartram, puisqu'il était l'ami des Indiens, puisque les Indiens, honneur suprême, lui ont offert un nom. Et parce que j'aurais aimé, à mon tour, être «l'amie de Puc-Puggy», Chasseur-de-fleurs, et donc par affinité élective, c'est-à-dire de proche en proche, l'amie des Indiens, ces quelques réflexions, anecdotes ou fantaisies se borneront à suivre ce que le nom d'une fleur voudra bien évoquer. Mais pas n'importe quelle fleur, une fleur dont il était peut-être - qui peut savoir vraiment? le plus fier: Franklinia alatamaha; une des rares aussi qui atteste qu'il en fut le découvreur. Son nom complet révèle bien, pour l'éternité, toute relative des hommes, qu'on lui en a - finalement - attribué l'autorité: Franklinia alatamaha W. Bartram ex Marshall.De la méthodeC'est par une courte note de bas de page concernant Franklinia alatamaha que William Bartram nous expose, comme s'il nous prenait par la main sur le terrain, une méthode de travail, dont il est, à quatre ans près, le contemporain. Souvent, ce qui est révolutionnaire paraît, quelques secondes après sa découverte, d'une évidence confondante. Tel est le propre du génie qui a le chic pour enfoncer des portes entrouvertes quand nous restons, pauvres de nous, sur le seuil, médusés. Ce génie, c'est Linné, la révolution c'est son Systema Naturae, publié pour la première fois en 1735. Et si la classification binominale de Linné est aussi belle qu'elle est toute simple, il fallait tout simplement y penser. Pour un botaniste, cette classification c'est l'espéranto du vivant. Qu'il herborise dans l'arrière-pays de sa Majesté, ou qu'il pénètre à la machette dans la wilderness du Nouveau Monde, il utilisera la même méthode, découlant du même langage. Le «langage» c'est la nomenclature binominale, la méthode, c'est celle que rappelle Foucault, dans Les Mots et les choses. Elle consiste à décrire de proche en proche toute nouvelle espèce en ne mentionnant que les différences par rapport à l'antépénultième, «si bien qu'au bout du compte tous les traits différents de tous les végétaux ont été mentionnés une fois, mais jamais plus d'une fois. Et en groupant autour des premières descriptions celles qui ont été faites par la suite et qui s'allègent à mesure qu'on progresse, on voit se dessiner à travers le chaos primitif le tableau général des parentés.» Le chaos, avant Linné, n'était pas tant, comme on pouvait se l'imaginer, dans l'organisation du vivant lui-même que dans les multiples manières qu'on avait de l'appréhender; classer et nommer revenait le plus souvent à ajouter des mots sur des mots et des autorités à des autorités.
Bertram Georg ; Celikates Robin ; Laudou Christoph
Depuis que John Locke a identifié sensation et reflection comme les deux sources de nos contenus mentaux, l'expérience et la réflexion sont devenues les mots-clés de l'explication philosophique de l'esprit. Depuis, l'exacte compréhension de ces deux facultés et de leur rapport a fait l'objet d'un conflit philosophique. Kant, Hume et Hegel l'ont d'ailleurs largement critiqué. Le problème du rapport de l'expérience et de la réflexivité est l'objet de presque toutes les traditions contemporaines significatives. (Articles en français, en anglais et en allemand).
Qu'est-ce que le HIIT ? High-Intensity Interval Training (entraînement fractionné de haute intensité), cette technique révolutionnaire est LA nouvelle méthode d'entraînement phare. Principe : alternance de phases d'effort très intense et de phases courtes de récupération, qui permet, en seulement 20 minutes, d'effectuer un travail supérieur à 1 heure de cardio. Avec le HIIT, l'organisme va piocher son énergie dans les masses grasses, sans s'attaquer aux masses musculaires, comme le font les entraînements plus longs. Vous mincissez beaucoup plus vite, et vos muscles sont vraiment bien dessinés. Plus de 60 exercices pour faire travailler tous les groupes de muscles du corps, plus de 50 séances d'entraînement, des programmes d'entraînement de 3 jours à 28 jours.
Publié en Allemagne en 1918, le Nietzsche d'Ernst Bertram, a paru en France dans la très belle traduction qu'en a donné Robert Pitrou en 1932. Repris par le Félin en 1990, ce livre tient une place à part dans l'ensemble des travaux consacrés à Nietzsche par sa façon de dégager symboles, légendes et concepts à partir d'une vue de Venise, une gravure de Dürer, un tableau du Lorrain...
Le Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.
J'ignore tout de Solange Brillat ou plus exactement, j'ignorais tout. La presse, ces derniers jours, évoque sa disparition et publie une photo noir et blanc. Solange sourit, et derrière son sourire il y a un lac. Où cela peut-il être ? Qui a pris cette photo, à quelle occasion ? Un journaliste qui avait frappé à ma porte la semaine dernière cite mon témoignage, quelques mots que je me souviens vaguement avoir prononcés : "Selon son voisin, c'était une jeune femme très discrète, banale." J'imagine Solange Brillat quelque part à une table de café, lisant les épithètes de sa gloire et tentant de se remémorer son voisin. Très discrète, banale. Ces mots aujourd'hui, je les regrette"
Publié en France par les Editions Gallimard au printemps 2007, Voyage d?un Européen à travers le XXe siècle a connu un succès considérable, qui justifie cette nouvelle édition revue, corrigée et mise à jour par l?auteur. Au fil de ses voyages sur douze lieux d?Europe, où il est revenu à plusieurs reprises ces dernières années, Geert Mak raconte la petite et la grande histoire du XXe siècle, retrace les événements les plus marquants, signale, dans un va-et-vient permanent entre le présent et le passé, les changements qui affectent les lieux les plus ordinaires, ainsi l?irruption des machines agricoles dans la campagne hongroise, comme les plus chargés de souvenirs parfois tragiques, tels Guernica, l?ex-Stalingrad ou le camp de Maidanek. Entre leçon d?histoire et reportage, chaque lieu est décrit avec le regard du voyageur, complété par les souvenirs de témoins de tout premier plan, qui ne sont pas forcément des personnalités célèbres, mais plus souvent des hommes et des femmes profondément engagés dans les événements évoqués. A ces propos s?ajoutent des encadrés qui viennent éclairer encore plus le sujet traité. Chaque partie est introduite par une carte de l?Europe où figure le trajet parcouru par l?auteur. L?ouvrage est complété par des notes, une bibliographie, des index de noms de lieux et de personnes.
4e de couverture : Durant trois mois, Cédric Gras a partagé le quotidien d'un brise-glace chargé de ravitailler les bases russes en Antarctique. Parti d'Afrique du Sud, naviguant à travers les Quarantièmes rugissants, il a découvert le monde des poliarniks. Des marins, mécaniciens ou géophysiciens qui luttent contre le froid martien et le blizzard polaire au nom de la science. Cédric Gras a parcouru avec eux ces rivages lunaires, baignés par la mystérieuse mer des Cosmonautes.
4e de couverture : De tous ses voyages, Paolo Rumiz nous raconte ici le plus étonnant : son premier voyage immobile. Isolé dans un phare perché sur un minuscule rocher quelque part dans la Méditerranée, avec pour seuls compagnons les gardiens. Loin de tout mais curieusement aussi au centre de tout. Un nouvel univers où plus rien ne ressemble à ce qu'il connaît, où même les étoiles semblent ne pas être à leur place. Un récit prenant, inoubliable, et un fabuleux livre de mer.
Résumé : "Si je ne suis pas moi, qui le sera ?" Henry David Thoreau (1817-1862) est né et mort à Concord, un village du Massachusetts. Fils d'un modeste artisan, il poursuivit ses études à Harvard, étudia le grec et le latin, et plutôt que de tenter une carrière, revint au foyer paternel. Ses premiers textes, écrits sous le parrainage d'Emerson et de Hawthorne, le situent dans la mouvance transcendantaliste. Passionné par les antiquités pré-colombiennes, le mysticisme contemplatif venu de l'Inde, s'insurgeant contre la puissance montante des financiers, opposé aux lois esclavagistes, pionnier de l'écologie et de l'anarchisme, il se disait "un homme avant d'être un Américain". Ses deux textes les plus célèbres sont Walden ou La Vie dans les bois, et La Désobéissance civile, pamphlet qui influença la désobéissance passive de Gandhi.