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Tulipes d'orage
Barthelet Philippe
PG DE ROUX
24,99 €
Épuisé
EAN :9782363712516
Ces tulipes orageuses, c'est Henri Rochefort qui les ambitionnait aux jeux floraux de la littérature de son temps ; un temps qui le cantonnait dans le genre "pamphlétaire", parce qu'il prétendait que les mots publics pouvaient être autre chose que des formules de politesse. Quand la si mal nommée "langue de bois" interdit toute parole vive, le moindre propos pas encore tout à fait lignifié devient"polémique", et la qualification vaut flétrissure. Car les gardiens de la langue de bois sont de sourcilleux moralisateurs, le "correct" est la règle d'or à laquelle ils sacrifient tout avec un zèle sans reproche." Ces tulipes-épées jailliraient-elles d'une nouvelle botte secrète de Philippe Barthelet ? Convoquant sur-le-champ tous les excès ou "éclats" de langue dont est capable le français : polémique, persiflage, "dit" du droit, etc. Occasions parfois sanglantes d'apprendre d'insolites anecdotes quant à ces maux que donnent toujours les mots... Quand on les juge déplacés ou pire : dignes de véritables déclarations de guerre ! Erudit, gourmet et... bien frappé!
Dès 1999, le Manifeste Contrelittéraire et la revue Contre littérature avait anticipé le mouvement culturel de grande envergure qui se dessine aujourd'hui dans le monde: l'émergence d'une authentique écologie de l'esprit. L'ambiguïté même du terme "contrelittérature" veut exprimer cette logique du paradoxe qui est celle de la pensée rebelle. Le combat du rebelle est un combat pour l'esprit. La finalité de l'art - Pourquoi l'art? - pose le problème de l'homme: "Qu'est-ce que l'homme?" Le retournement à une conception anthropologique ternaire - corps, âme, esprit - vise à réintroduire, sur les ruines de l'art moderne, la dimension spirituelle de la liberté. La littérature, au sens moderne, fut le choc en retour du rejet de la dimension mystique qui se mesure à la forclusion des textes de la mystique chrétienne, à l'effacement de la musique sacrée, à la disparition du tragique au théâtre. L'esprit demeurera toujours le "matériau le plus avancé" de l'art. En réintroduisant la mystique dans l'ordre artistique, la contrelittérature ouvre le futur d'une antériorité oubliée. Le Manifeste pour l'esprit tente de rétablir le sens obvie de l'art que le nihilisme avait arraisonné: les contrelittéraires combattront d'une main et construiront de l'autre!
Résumé : L'oeuvre de Gustave Thibon (1903-2001) est immense. Il est temps de redécouvrir le sage, le métaphysicien et le poète. Ces entretiens, fruit d'un long compagnonnage, sont un "classique" qui nous introduisent dans l'intimité de sa pensée. Ils nous restituent surtout la voix d'un Thibon familier des vérités éternelles, citant inépuisablement des vers (de Victor Hugo, de Mistral, de Heine ou de Lorca) ou évoquant les grandes figures qu'il a connues, de Lanza del Vasto à Jean Hugo et de Gabriel Marcel à Simone Weil qui fut, de son propre aveu, la rencontre de sa vie.
C'est l'histoire d'un enfant puis d'un adolescent dans les années 1960 et 1970. Il est solitaire avec ses rêves. L'attente de l'amitié qu'il connaîtra puis qu'il perdra, au seuil d'une nouvelle solitude, celle de la vie.
Roman de la langue", avons-nous dit quand la manie définisseuse de notre époque nous serrait de trop près, pour désigner sous un seul titre, générique, sept chapitres ou épisodes - L'Etrangleur de perroquets, Baraliptons, L'Olifant, Fou Forêt, Salut aux bêtes sauvages - dont voici le dernier, ce Vert dragon pour conclure, encore que la conclusion referme, comme son nom l'indique, et qu'ici il n'y ait rien à refermer, tout au contraire. La langue est le plus étrange des pays natals, on la connaît d'avance, par coeur ; il reste à la découvrir en l'explorant, et l'explorateur ne se distingue pas du pays qu'il explore ni de l'instrument de son exploration... Il se trouve enfin que cette langue est le français, qu'il fut jadis la merveille du monde et qu'il faudrait aujourd'hui l'oublier, le laisser aux anges d'Hoffmann ("parler français comme des anges") ou aux bêtes de M. Jourdain (" Quelle étrange chose de parler à des bêtes ! "). Ou peut-être aux amateurs de romans, qui tiennent de celles-ci autant que de ceux-là.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.