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Fou forêt
Barthelet Philippe
PG DE ROUX
20,30 €
Épuisé
EAN :9782363710222
C'est ainsi que les aéroports ont maintenant des"lignes domestiques"et non plus intérieures; que les divers guichets ne donnent plus de renseignements, mais des"informations"et qu'on n'occupe plus un lieu, mais un"site", qui deviendra un "sanctuaire", si peu qu'on le défende avec des armes décalquées,"conventionnelles"ou non, comme les"missiles de croisière"." Le français ne s'apprend pas, il se conquiert. C'est un éternel hors-la-loi dont le domaine d'action rejoint un monde plus vaste que l'Hexagone. Fuyant les "autoroutes" du langage automatisé que préconisent les ministères; ruant dans les brancards du style académique, le français, traqué de toutes parts, riposte et tend ses embuscades? poétiques. Gare à "feu follet": à l'autre bout du monde, il devient soudain "Fou forêt". "Coloquintes!Volubilis! hé, clématites!" ne sont plus de vulgaires injures dans la bouche de Céline, mais tout un jardin extraordinaire aux réminiscences théologiques. Quant aux "âmes chaudes" de Strasbourg, c'est un paradis introuvable que dissimule le délicieux plat de saucisses qu'elles désignent. Promesses bien françaises? Tant pis si les "péripéties" invoquées par le général de Gaulle au cours de la guerre d'Algérie firent oublier leur sens initial de "catastrophe". Qu'importe si le célèbre "J'ai la haine" des cités,- qui ranime le mot de César - dépasse la sociologie? Le français a du coeur. Ne résista-t-il pas longtemps à la "mort", en lui opposant le "trépas"? II est vrai qu'il tient essentiellement son savoir-vivre de la saveur: à mi-chemin entre le savoir et la sagesse? Une leçon de panache, de poésie et d'humour signée Philippe Barthelet.
Résumé : Proclamé protecteur de la France par Louis XIV, saint Bernard est certainement l'un des plus grands saints de tous les temps. Il a donné son impulsion à l'ordre religieux des cisterciens, fondé Clairvaux et d'innombrables monastères, laissé une oeuvre unique par sa profondeur et sa diversité - à la fois poète, théologien, métaphysicien, polémiste, mais aussi architecte et musicien, chacune de ses phrases, chacun de ses gestes nous parlent, tant ils sont le fruit d'une expérience vécue. Son rayonnement fera de lui un arbitre au sein de la chrétienté. Il sera le conseiller du pape et le juge des rois et prêchera la croisade à Vézelay. Il sera l'inspirateur de l'esprit de chevalerie, particulièrement des Templiers, et de la Quête du Graal, à travers son double poétique, Galaad. Sa querelle avec Abélard est d'une brûlante actualité dans la mesure où elle oppose à la considération du monde selon la vérité le jeu de la raison et de ses concepts. Après avoir vérifié toutes les sources et retraduit toutes ses citations des oeuvres de saint Bernard, l'auteur nous livre ici une image complètement renouvelée de la vie de ce grand saint, une vie qui domine le Moyen Age et nous enseigne comment action et contemplation peuvent se conjuguer.
Roman de la langue", avons-nous dit quand la manie définisseuse de notre époque nous serrait de trop près, pour désigner sous un seul titre, générique, sept chapitres ou épisodes - L'Etrangleur de perroquets, Baraliptons, L'Olifant, Fou Forêt, Salut aux bêtes sauvages - dont voici le dernier, ce Vert dragon pour conclure, encore que la conclusion referme, comme son nom l'indique, et qu'ici il n'y ait rien à refermer, tout au contraire. La langue est le plus étrange des pays natals, on la connaît d'avance, par coeur ; il reste à la découvrir en l'explorant, et l'explorateur ne se distingue pas du pays qu'il explore ni de l'instrument de son exploration... Il se trouve enfin que cette langue est le français, qu'il fut jadis la merveille du monde et qu'il faudrait aujourd'hui l'oublier, le laisser aux anges d'Hoffmann ("parler français comme des anges") ou aux bêtes de M. Jourdain (" Quelle étrange chose de parler à des bêtes ! "). Ou peut-être aux amateurs de romans, qui tiennent de celles-ci autant que de ceux-là.
Dès 1999, le Manifeste Contrelittéraire et la revue Contre littérature avait anticipé le mouvement culturel de grande envergure qui se dessine aujourd'hui dans le monde: l'émergence d'une authentique écologie de l'esprit. L'ambiguïté même du terme "contrelittérature" veut exprimer cette logique du paradoxe qui est celle de la pensée rebelle. Le combat du rebelle est un combat pour l'esprit. La finalité de l'art - Pourquoi l'art? - pose le problème de l'homme: "Qu'est-ce que l'homme?" Le retournement à une conception anthropologique ternaire - corps, âme, esprit - vise à réintroduire, sur les ruines de l'art moderne, la dimension spirituelle de la liberté. La littérature, au sens moderne, fut le choc en retour du rejet de la dimension mystique qui se mesure à la forclusion des textes de la mystique chrétienne, à l'effacement de la musique sacrée, à la disparition du tragique au théâtre. L'esprit demeurera toujours le "matériau le plus avancé" de l'art. En réintroduisant la mystique dans l'ordre artistique, la contrelittérature ouvre le futur d'une antériorité oubliée. Le Manifeste pour l'esprit tente de rétablir le sens obvie de l'art que le nihilisme avait arraisonné: les contrelittéraires combattront d'une main et construiront de l'autre!
Ces tulipes orageuses, c'est Henri Rochefort qui les ambitionnait aux jeux floraux de la littérature de son temps ; un temps qui le cantonnait dans le genre "pamphlétaire", parce qu'il prétendait que les mots publics pouvaient être autre chose que des formules de politesse. Quand la si mal nommée "langue de bois" interdit toute parole vive, le moindre propos pas encore tout à fait lignifié devient"polémique", et la qualification vaut flétrissure. Car les gardiens de la langue de bois sont de sourcilleux moralisateurs, le "correct" est la règle d'or à laquelle ils sacrifient tout avec un zèle sans reproche." Ces tulipes-épées jailliraient-elles d'une nouvelle botte secrète de Philippe Barthelet ? Convoquant sur-le-champ tous les excès ou "éclats" de langue dont est capable le français : polémique, persiflage, "dit" du droit, etc. Occasions parfois sanglantes d'apprendre d'insolites anecdotes quant à ces maux que donnent toujours les mots... Quand on les juge déplacés ou pire : dignes de véritables déclarations de guerre ! Erudit, gourmet et... bien frappé!
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.