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Roger Nimier. Antoine Blondin, Jacques Laurent et l'esprit Hussard
Barthelet Philippe ; Roux Pierre-Guillaume de
PG DE ROUX
27,50 €
Épuisé
EAN :9782363710406
Il y a cinquante ans, Roger Nimier (1925-1962), l'enfant prodige de la littérature française de l'après-guerre, proclamé chef de file des Hussards par Bernard Frank dans un retentissant article des Temps modernes, se tuait au volant de son Aston Martin. Une mort précoce qui entrebâillait déjà l'épineuse question de sa succession spirituelle. Nimier incarnait, en effet, avec Antoine Blondin et Jacques Laurent, le courage des écrivains irréductibles à la pensée sartrienne alors toute-puissante comme à l'esprit de défaite, d'épuration et de repentance régnant désormais en maître sur le monde des lettres. Farouchement attachés à la séparation des pouvoirs du politique et du littéraire, ils cultivèrent les qualités qui conservent à la France l'éclat de son génie particulier: panache, lucidité et naturel, secret du grand style, explorant les intermittences du coeur et les gouffres du hasard. Ainsi la France de Nimier, Blondin et Laurent rejoignait-elle celle du cardinal de Retz, La Rochefoulcauld, Stendhal, Dumas, Péguy ou Bernanos. Mais que signifiait ce sens princier de la désinvolture qu'ils entretenaient scrupuleusement et que l'on prit à tort pour de la frivolité? A l'occasion du cinquantenaire de la mort de l'auteur de D'Artagnan amoureux, il est temps de retrouver le code d'honneur des Hussards et de réévaluer la portée d'une oeuvre exemplaire.
Avec Baraliptons (Le Rocher, 2007), Philippe Barthelet nous a donné un monument, la première pierre de son "roman de la langue". L'Académie française ne s'y est pas trompée, qui décerna à ce livre son prix de l'essai. Pour notre bonheur, voici aujourd'hui L'Olifant. L'intelligence, la finesse, l'érudition sont au rendez-vous. Et toujours ces tours de magie du langage dont Philippe Barthelet a le secret. Pourquoi est-il préférable de dire putain ou même pute plutôt que prostituée?. Comment fonctionnaient les lapalissades - "L'avenir est devant nous!" - d'un certain général? Ce qui fait que les Dupont(d) de Tintin sont, en somme, nés sous le même signe astral que Jésus-Christ. Et qu'entendre exactement dans les paroles de l'hymne national du Vanuatu: "Youmi, youmi, youmi; I glat blong talem se". Jouez hautbois, résonnez musettes: Philippe Barthelet, l'enchanteur grammairien, est de retour!
La langue française a pourtant plus d'un tour dans son sac. Tantôt formelle à pleurer, tantôt enguirlandée à outrance, tantôt prisonnière d'un jargon ou d'une posture, tantôt ludique et lumineuse... La voilà prise en chasse par Philippe Barthelet dans un paysage et une Histoire aux étymologies fuyantes et complices. C'est que le génie de la langue ne tient pas en bouteille mais nous saute volontiers au visage, capable de mordre à plaisir le fruit défendu. C'est que le français n'est pas une langue de "réserve", vouée aux bêtes sauvages mais un "goût", une joie du palais qui a ses entrées partout en fin diplomate, en séducteur aguerri, en inlassable pâmeur de "sens".
Roman de la langue", avons-nous dit quand la manie définisseuse de notre époque nous serrait de trop près, pour désigner sous un seul titre, générique, sept chapitres ou épisodes - L'Etrangleur de perroquets, Baraliptons, L'Olifant, Fou Forêt, Salut aux bêtes sauvages - dont voici le dernier, ce Vert dragon pour conclure, encore que la conclusion referme, comme son nom l'indique, et qu'ici il n'y ait rien à refermer, tout au contraire. La langue est le plus étrange des pays natals, on la connaît d'avance, par coeur ; il reste à la découvrir en l'explorant, et l'explorateur ne se distingue pas du pays qu'il explore ni de l'instrument de son exploration... Il se trouve enfin que cette langue est le français, qu'il fut jadis la merveille du monde et qu'il faudrait aujourd'hui l'oublier, le laisser aux anges d'Hoffmann ("parler français comme des anges") ou aux bêtes de M. Jourdain (" Quelle étrange chose de parler à des bêtes ! "). Ou peut-être aux amateurs de romans, qui tiennent de celles-ci autant que de ceux-là.
C'est ainsi que les aéroports ont maintenant des"lignes domestiques"et non plus intérieures; que les divers guichets ne donnent plus de renseignements, mais des"informations"et qu'on n'occupe plus un lieu, mais un"site", qui deviendra un "sanctuaire", si peu qu'on le défende avec des armes décalquées,"conventionnelles"ou non, comme les"missiles de croisière"." Le français ne s'apprend pas, il se conquiert. C'est un éternel hors-la-loi dont le domaine d'action rejoint un monde plus vaste que l'Hexagone. Fuyant les "autoroutes" du langage automatisé que préconisent les ministères; ruant dans les brancards du style académique, le français, traqué de toutes parts, riposte et tend ses embuscades? poétiques. Gare à "feu follet": à l'autre bout du monde, il devient soudain "Fou forêt". "Coloquintes!Volubilis! hé, clématites!" ne sont plus de vulgaires injures dans la bouche de Céline, mais tout un jardin extraordinaire aux réminiscences théologiques. Quant aux "âmes chaudes" de Strasbourg, c'est un paradis introuvable que dissimule le délicieux plat de saucisses qu'elles désignent. Promesses bien françaises? Tant pis si les "péripéties" invoquées par le général de Gaulle au cours de la guerre d'Algérie firent oublier leur sens initial de "catastrophe". Qu'importe si le célèbre "J'ai la haine" des cités,- qui ranime le mot de César - dépasse la sociologie? Le français a du coeur. Ne résista-t-il pas longtemps à la "mort", en lui opposant le "trépas"? II est vrai qu'il tient essentiellement son savoir-vivre de la saveur: à mi-chemin entre le savoir et la sagesse? Une leçon de panache, de poésie et d'humour signée Philippe Barthelet.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.