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Cahiers Simondon N° 3
Barthélémy Jean-Hugues
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782296550452
Après avoir, dans leurs Numéros I et 2, confronté Simondon à Bergson,Wiener, Heidegger, Piaget et Agamben tout en abordant certaines grandes thématiques de son oeuvre - l'invention, le vivant, les sciences sociales, l'épistémologie de la physique - et en proposant de prolonger son interrogation anti-dogmatique dans les domaines de l'éthique, de l'esthétique et de la philosophie générale, les Cahiers Simondon entendent, dans ce Numéro 3, dresser d'abord un bilan de la redécouverte récente du lien central de Deleuze à Simondon : c'est ici Anne Sauvagnargues qui propose une synthèse des trois chapitres concernés de l'ouvrage par lequel elle a renouvelé en 2009 l'exégèse deleuzienne. Ce Numéro 3 entend ensuite confronter Simondon à Arendt sur la question décisive du travail, à Dufrenne sur celle de l'esthétique en tant qu'elle tend à devenir une " techno-esthétique ", revenir aussi sur le problème des sciences humaines dans L'individuation psychique et collective, sur celui du dialogue avec la cybernétique et les " théories des machines " dans Du mode d'existence des objets techniques ou dans des textes inédits, et sur l'enjeu de la néoténie dans L'individuation à la lumière des notions de forme et d'information. Enfin, Jean-Hugues Barthélémy dialogue avec le dernier ouvrage de Xavier Guchet à propos du mode d'unité de l'ensemble de l'oeuvre, et Vincent Bontems clôt le présent numéro en évoquant les activités de l'Atelier Simondon qu'il anime à l'Ecole normale supérieure de Paris.
L'enseignement le plus profond de la catastrophe écologique mondiale en cours est une inversion historique du sens même de l'utopie. A l'origine, ce terme qualifiait les projets sociopolitiques qui ne pourraient trouver de lieu (topos) en ce monde pour se réaliser. Mais aujourd'hui, c'est le monde lui-même, condition de tous les lieux, qui s'apprête à devenir impossible, parce que la transformation du capitalisme en consumérisme surproductiviste a fait de nos sociétés des sociétés du Désir incapables d'intégrer en profondeur un fait pourtant incontournable : l'inexorable destruction de l'équilibre de la biosphère par un mode de vie incompatible avec une Terre dont les ressources sont limitées, et le climat, modifiable. Dans ce contexte, en vertu duquel sont requises en réalité de "nouvelles Lumières", le programme de l'écologie humaine consiste en un Grand Décentrement permettant de prendre en charge la question que les marxistes n'ont pas voulu penser : celle des fondements du droit lui-même, qui sont à réinventer pour un âge écologique de la pensée et de l'action politiques.
Les Cahiers Simondon fêtent leur cinquième anniversaire, en cette année 2013 où se tiendra la Décade internationale "Simondon et l'invention du futur" (Cerisy-la-salle). C'est pourquoi nous avons voulu revenir au "duo franco-italien" qui a marqué la naissance même, voici déjà plus de dix ans, du mouvement réellement collectif, et devenu, depuis, international, de redécouverte de l'oeuvre de Simondon.
Biographie de l'auteur Jean-Hugues Barthélémy, professeur de philosophie, Docteur en épistémologie et histoire des sciences et des techniques, directeur du CIDES (MSH Paris-Nord/Fondation « pour la science »), éditeur et directeur des Cahiers Simondon, est l auteur de Simondon ou l encyclopédisme génétique (Paris, P.U.F., 2008), Penser l individuation. Simondon et la philosophie de la nature (Paris, L Harmattan, 2005) et Penser la connaissance et la technique après Simondon (Paris, L Harmattan, 2005) .
Second volet de Penser l'individuation, Penser la connaissance et la technique après Simondon poursuit et achève l'exégèse de l'ensemble de l'oeuvre de Simondon, mais en donnant à cette exégèse un tour plus polémique. Aujourd'hui découverte ou redécouverte par un nombre croissant de philosophes et scientifiques, la pensée de Simondon ne s'est pas contentée de réhabiliter la philosophie de la nature sous la forme d'une ontologie génétique non-objectivante. Elle a aussi voulu réhabiliter d'une part l'analogie, d'autre part la technique.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.