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Je ne suis pas là
Barrot Olivier
TABLE RONDE
7,10 €
Épuisé
EAN :9782710330035
Du plus exotique au plus familier, des mers du Sud à la rive droite de la Seine, voici une célébration du départ, de l'éloignement, de l'ailleurs et des ailleurs, qui commencent en bas de chez soi. Une intempérie, un regard, un souvenir, l'esprit des lieux, l'atmosphère ambiante, l'humeur vagabonde : pour s'être saisi du monde par ordre alphabétique, Olivier Barrot conjugue ces émotions au long cours. Jamais las des aéroports et des correspondances, heureux toujours des retours, il voyage depuis l'adolescence, accompagné de livres et de carnets. De ses pérégrinations, il nous a rapporté une trentaine de moments musicaux qui constituent à la fois un récit du monde et une philosophie du voyage. Un exercice littéraire d'un rare bonheur, le livre des petites et grandes absences. . . Olivier Barrot est journaliste de télévision (Un livre un jour, magazine quotidien de France 3, depuis 1991), de presse écrite (SENSO, magazine des plaisirs et des mots , depuis 2001) et de radio (Chroniques de voyages, Radio Classique). Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages autour du cinéma, du voyage, du théâtre, de la presse.
Résumé : Depuis l'adolescence, Olivier Barrot n'a eu de cesse de partir à la rencontre de la Mitteleuropa, cet insaisissable territoire uni au long des siècles par le partage de la langue allemande. C'est en lisant et en voyageant qu'il s'est approprié les mille facettes de cette vaste Europe centrale dont le propre est justement de n'avoir pas de centre, d'être en quelque sorte voisine du monde, et le berceau de tant d'émigrants célèbres. Exercice de cartographie littéraire, le présent livre raconte les voyages, lectures, films et musiques qui ont permis à Olivier Barrot de renouer petit à petit le fil avec la lointaine Bessarabie, l'actuelle Moldavie, d'où sa famille maternelle est partie un jour, au début du XXe siècle, pour s'installer en France.
En relisant la matière écrite de ces itinérances étendues surune décennie à peine, je me persuade de la fortune qui m'a étéassignée. Et, pastichant Mallarmé, pour aboutir à ce livre, j'aiparcouru des contrées bien peu fréquentées, les Antillesnéerlandaises ou le sultanat de Brunei, de faux pays désormaisdisparus tel le Bophuthatswana, de vrais Etats aujourd'huiinaccessibles, comme la Sierra Leone. Si le planisphèrephysique du monde ne varie qu'insensiblement, la cartepolitique, elle, ne cesse d'évoluer." J'ai rapproché ici les cinqcontinents, et à dessein réservé notre pays pour une prochaineparution. Longtemps, j'ai considéré à tort que le voyage enFrance n'en était pas tout à fait un. Comme tant d'autres,Claudio Magris ou Jean Rolin, je me suis nourri de la notionmême de frontière, qui mêle la réalité géographique et lecaprice historique, autrement dit l'espace et le temps.""
Du plus exotique au plus familier, des mers du Sud à la rive droite de la Seine, voici une célébration du départ, de l'éloignement, de l'ailleurs et des ailleurs, qui commencent en bas de chez soi. Une intempérie, un regard, un souvenir, l'esprit des lieux, l'atmosphère ambiante, l'humeur vagabonde : pour s'être saisi du monde par ordre alphabétique, Olivier Barrot conjugue ces émotions au long cours. Car, plus qu'à l'éternité, il aspire sans trop d'espoir à l'ubiquité. Jamais las des aéroports et des correspondances, heureux toujours des retours, il voyage depuis l'adolescence, est allé partout ou presque, accompagné de livres et de carnets. Il a lu, beaucoup, a regardé, beaucoup aussi, et a écrit, un peu. De ses pérégrinations, il nous a rapporté une trentaine de moments musicaux qui constituent à la fois un récit du monde et une philosophie du voyage. Et qui forment, en un exercice littéraire d'un rare bonheur, le livre des petites et grandes absences.
Résumé : Après Mitteleuropa, cette Europe centrale dont sa mère était originaire et qu'il a arpentée toute son adolescence, puis United States, l'Amérique où il s'est rendu des centaines de fois, Olivier Barrot nous invite ici à partager sa traversée fantasmée de la Suède. Mêlant une érudition enjouée à une curiosité multiple, il nous emmène sur les pas des créateurs et personnages qui l'ont marqué - cinéastes, écrivains, peintres, sportifs -, de Selma Lagerlöf, l'auteur de Nils Holgersson qu'il avait tant aimé lire enfant, à Ingmar Bergman dont il est un spectateur fervent depuis ses premiers films, en passant par Bibi Andersson et Liv Ullmann, Anita Ekberg et Greta Garbo. Il salue Strindberg et les Ballets suédois, et se faufile encore au Dramaten, le grand théâtre de Stockholm, à l'Académie Nobel ou à l'université d'Uppsala, en compagnie d'une jeune Suédoise. Un récit ? Peut-être un roman.
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Eglise et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une "nouvelle France" en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Toutefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Ames, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au coeur des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.