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Vauban, l'intelligence du territoire
Barros Martin
NICOLAS CHAUDUN
45,70 €
Épuisé
EAN :9782350390444
Trois siècles après sa mort, l'héritage de Vauban marque le territoire en profondeur. La "ceinture de fer" semble embastionner pour l'éternité les avant-postes du "pré carré". Non seulement omniprésent, voilà Vauban immortel. Infatigable travailleur, il tire des plans sous le feu des assiégés, les perfectionne dans la poussière des chantiers, la plume à la main toujours. Il s'entretient avec Louis XIV implore Colbert, harcèle Louvois, tout doit plier au nom de la sûreté des frontières. Bâtisseur donc, autant que "preneur de murailles", mais encore administrateur ou réformateur, Vauban incarne cette certitude "moderne" que l'Etat peut se faire démiurge, modeler le territoire, façonner le paysage, et finalement transformer l'ordre social. Ce portrait d'ingénieur au travail se fonde notamment sur l'insoupçonnable collection de plans et de dessins conservés au château de Vincennes. La fraîcheur des coloris, la précision du trait servent une incroyable intelligence du territoire. Car si pour établir une citadelle, il faut en dresser les murs, il faut aussi l'approvisionner en eau et en vivres, la doter de magasins, d'ateliers, d'arsenaux, d'un hôpital, d'une église... Il faut encore lui ménager des accès à la fois faciles à ses usagers et funestes à ses assaillants... Tous ces efforts resteraient vains sans une parfaite connaissance du terrain. Outre les ressorts d'un véritable génie et quelques fleurons de l'architecture du Grand Siècle, ce que ce livre donne à voir, c'est la France de Louis XIV à vol d'oiseau.
Favelas, bidonvilles, baracche, des catégories urbaines sont forgées dans la première moitié du XXe siècle pour désigner des zones d'habitat à la fois illégal et matériellement précaire. Un travail de documentation accompagne alors la construction de ce nouveau problème, que l'on entend endiguer et traiter. Ce numéro d'Histoire & Mesure explore les tentatives de mesure du phénomène. Compter les baraques et les bidonvilles, recenser leurs habitants pose la question de la définition de ces catégories, des modalités et des objectifs de telles opérations, ainsi que de l'identité des acteurs qui les mettent en oeuvre. La comparaison des différents cas étudiés, au Brésil, en Italie, en Espagne, en Algérie à l'époque coloniale, en France métropolitaine et en Inde, permet de dégager des invariants et de mettre en évidence les effets des contextes nationaux et locaux.
Peu de gens le savent, mais l'Afrique est un continent où la métallurgie du fer a été découverte de façon indépendante et précoce. Les travaux d'un pionnier de l'archéologie au Togo, l'Américain Philip de Barros, depuis quatre décennies, en font une démonstration brillante, même si l'implacable rigueur du scientifique rend sa lecture un peu austère. Son cadre d'étude est le Nord du Togo, en particulier le Pays bassas à quelque 350 km du littoral, en particulier sur le site de Dekpassanware, où des fouilles portant sur plusieurs dizaines d'hectares ont mis au jour des lieux de forgeage, de réduction du fer et de commerce d'outils en métal parmi les plus anciens d'Afrique de l'Ouest. Avoir retrouvé des fourneaux, des tuyères, des marteaux, des enclumes, permet de comprendre ces productions au moins deux fois millénaires. Pour essayer d'approcher la société qui les a fait naître, on doit s'intéresser également aux haches de pierre polie, aux perles décoratives, aux traces des aliments comme aux pratiques funéraires... l'auteur a particulièrement insisté sur la poterie comme élément-dé pour la détermination de la chronologie historique régionale, avec les échanges anciens qu'elle dévoile. Ces très nombreuses trouvailles sorties du sol, si ténues soient-elles aux yeux du profane, nous apportent ainsi des connaissances riches et très originales. Après d'innombrables documents en anglais, Philip de Barros a tenu à publier cette synthèse en français. Son ampleur exige une publication en deux tomes. Celui-ci traite de la fin de l'Age de pierre et de l'Age du Fer ancien, soit d'environ 400 avant notre ère au IIe siècle après J-C. Le second tome (à venir) concernera l'Age du Fer récent, de 1200 jusqu'aux années 1950. Cet ouvrage intéressera, outre les archéologues professionnels et les étudiants en histoire, archéologie, anthropologie, etc., toutes les personnes attachées à la connaissance de l'Afrique ancienne, au premier chef les Togolais, et d'abord ceux du Pays bassar, qui peuvent être fiers du travail de leurs lointains ancêtres.
Résumé : "L'auteur de ce livre ne manque pas d'audace. Ou plutôt d'ambition. Une ambition de penseur et de chercheur - tous les penseurs ne sont pas, hélas, des chercheurs - qui l'amène à s'attacher, à s'attaquer, à un des objets parmi les plus vifs, et aussi, souvent, parmi les plus obscurs qui nous occupent, nous mobilisent et nous divisent depuis des millénaires, et de nos jours peut-être plus que jamais : Dieu, ou, plus exactement, l'idée qu'on se fait de Dieu. Cette ambition de sa part, dont on verra qu'elle est un projet, est d'autant plus marquée, d'autant plus décidée, qu'il s'agit, dans ce livre, dans cette recherche, non seulement de Dieu, mais aussi de psychanalyse : de l'idée de Dieu en psychanalyse, et ceci quand bien même, notre auteur l'écrit lui-même presque d'emblée, Dieu n'est pas un objet psychanalytique. Alors ? Alors, on le comprend assez vite à le suivre, il va s'agir ici d'interroger la psychanalyse, les psychanalyses, la démarche des psychanalystes - et pas les moindres : en l'occurrence Freud et Jung -, à propos d'un objet qui nous vient du fond des temps, mais un objet qu'ils n'ont pas pris à leur compte, du moins pas directement, pas expressément, qu'ils ne savent pas trop comment appréhender, ou qui leur échappe, et dont peut-être ils voudraient bien ne rien trop savoir - mais qui, peut-être bien, les défie..."
La figuration d'un possible ". Ces mots de Duchamp donnent la mesure de l'ampleur de la tâche que se donnent les artistes du début du XXe siècle. Il est, avec Malevitch, l'archétype moderne d'un périple exigeant, extrêmement, dans les formes et la pensée. Cette tâche prospective qu'ils s'assignent est aussi une exploration de leur présent, foisonnant de découvertes, de visions et perspectives réellement neuves, venues d'aires de réflexion très diverses. Parmi elles, les théories issues de la linguistique, de la sémiologie et de la sémiotique, auxquelles artistes, philosophes, musiciens et poètes servent de modèle ou de référence, ou dont ils sont les instigateurs. Ce subtil entrelacs de rencontres et d'influences, ce permanent passage entre le " possible " du langage et la " figuration " de l'art est l'objet de cette étude.
L'explorateur polaire Roald Amundsen (1872-1928) est le premier à utiliser l'avion pour pénétrer au coeur de l'inconnu arctique. Son expédition décolle le 21 mai 1925 depuis le Spitzberg, avec les hydravions N24 et N25. Après huit heures de vol, les deux appareils se posent en catastrophe à quelques centaines de mètres l'un de l'autre et à moins de 200 km du pôle Nord. Les tentatives pour se rejoindre à pied à travers la banquise, "ce terrain diabolique", puis pour redécoller se transforment en épreuve de force, mais c'est au complet qu'ils repartent le 15 juin. Le retour d'Amundsen et de ses hommes, que tout le monde croyait morts, est un triomphe.
75 ans de la vie de l?un des plus célèbres studios parisiens, le seul à avoir traversé le XXe siècle sans péricliter, sont ici retracés. Dali, Dietrich, Lagerfeld, Starck, Poutine, ou Schwarzenegger, les plus grandes personnalités françaises et internationales du monde du cinéma, de la mode, de la politique et des lettres n?ont cessé de se succéder dans ce temple de la photographie de luxe où sont nés les plus beaux portraits en noir et blanc. C?est à une véritable biographie de cet ?être? artistique que nous convie cet ouvrage. Car bien plus qu?une signature, Harcourt est un véritable mythe vivant.
Photos de tournage ou prises en studio, abondants extraits de magazines d'époque... Une très riche iconographie guide le lecteur dans les méandres du phénomène Blonde à travers quatre destins hors normes : ceux de Mae West, Jayne Mansfield, Kim Novac et Caroll Baker. Une plongée cinéphile et passionnée dans une "usine à rêve" où les cauchemars ont aussi leur part. Ultra Blonde ou l'apprentissage de l'indépendance de quatre stars toujours présentes dans la mémoire collective.
Résumé : Ce n'est pas le dénivelé qui fait la difficulté d'une ascension mais la force et la contrariété des vents. Quand François Graveline décide de s'aventurer sur la Cordillère des Landes, au-delà des vagues de l'Atlantique, c'est à l'assaut de celles des souvenirs, des espoirs et des remords qu'il part. L'altitude s'y mesure en négatif. Il s'agirait plus d'une descente intérieure où la contrée à découvrir est soi-même.