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Sociologie des chefs d'établissement. Les managers de la République
Barrère Anne
PUF
26,50 €
Épuisé
EAN :9782130558231
L'école de la République poursuit son interrogation sur elle-même : comment faire réussir tous les élèves de tous les milieux sociaux, comment réaliser une véritable égalité de chances, comment accueillir au mieux tous les jeunes enfants et adolescents ? Les chefs d'établissement sont au centre de ces interrogations : l'autonomie des établissements ayant redéfini leur situation professionnelle dans le cadre d'une mission de service public. L'établissement scolaire est considéré comme producteur ou réducteur potentiel d'inégalités scolaires, d'une plus ou moins grande mixité sociale, d'une plus ou moins grande capacité de lutte contre les incivilités et la violence. Les chefs d'établissement sont responsables d'une mise en oeuvre de projets dans le cadre d'une politique nationale. Analyser le travail des chefs d'établissements c'est de tenter de dépasser le constat d'éclatement des tâches, de comprendre les spécificités ce cette "mission" dans le cadre de la fonction publique, de reconnaître les tensions, interrogations et doutes qui accompagnent quotidiennement leur travail. Cet ouvrage est fondé sur une enquête par entretiens réalisés dans la région Nord de la France en collèges (24) et lycées (19) (janvier 2003 - décembre 2004)
Résumé : " Travail insuffisant ; peut mieux faire " : comme en attestent les bulletins scolaires, le manque de travail des élèves est souvent dénoncé comme une cause essentielle d'échec. Et pourtant, ils travaillent... A l'heure où l'allongement des études fait du travail scolaire une expérience au long cours, le livre part du constat de ce paradoxe pour tenter de lui donner des éléments de réponse, au plus loin d'une démarche prescriptive. Que font concrètement les lycéens lorsqu'ils travaillent ? Si les enseignants croient le savoir, les pratiques réelles des élèves sont souvent méconnues ou réduites à leurs seules conséquences en termes de réussite ou d'échec. Mêlant des techniques de recherche quantitatives et qualitatives, l'ouvrage essaie de se donner les moyens d'étudier ces pratiques, tant dans leurs réalités objectives que subjectives. Quatre dimensions analytiques sont retenues : le temps passé au travail et l'organisation des tâches, l'incertitude des normes, les significations du travail, les épreuves de la personnalité. Leur agencement permet de dégager plusieurs figures contrastées de lycéens. Ainsi, le livre esquisse les contours d'une sociologie du travail scolaire.
L'éducation est l'affaire de tous et en même temps l'objet de savoirs spécialisés. Cet ouvrage a pour objectif de rendre accessible l'un de ces savoirs, la sociologie de l'éducation, dont il se dessine une actualité autant qu'une histoire. Il offre une synthèse complète et plurielle, présentant les diverses théories et de nombreux exemples, empruntés aux "classiques" de la discipline comme aux recherches les plus récentes. Il s'organise autour de quatre grands thèmes : la socialisation, la sélection, les savoirs et les apprentissages, la gestion de l'ordre scolaire. Un double index (de noms et de notions) facilite sa lecture, et une bibliographie thématique autorise de multiples approfondissements.
Barrère Anne ; Berthe Agnès ; Bineau Nathalie ; Br
Quand je raconte mon travail, j'y vois plus clairâ! " Des professeurs stagiaires se prêtent à l'exercice. Dix récits de travail, composés à partir d'écrits réalisés dans le cadre de leur formation à l'Isfec-Afarec d'Ile-de-France. Dix récits à la première personne, où chacun expose ses confrontations à un problème posé par l'entrée dans le métier. Au plus près de la réalité des classes. Elles et ils sont jeunes et moins jeunes. Elles et ils enseignent les maths, la philo, l'anglais, les sciences médico-sociales, l'histoire-géo, le français. Elles et ils ont été affecté·es en collège, en lycée général, en lycée professionnel, en banlieue francilienne ou dans un établissement chic de Paris. Elles et ils racontent leurs tâtonnements, leurs progrès, leurs prises de conscience. Et chemin faisant, se professionnalisent. Préface d'Anne Barrère, sociologue de l'éducation et professeure à l'université Paris-Descartes. Editions Dire Le Travail, 2020
Que font les élèves et les enseignants des collèges et lycées ? L'allongement des études, leur poids croissant dans les trajectoires sociales donnent au travail scolaire une importance considérable dans la vie des jeunes d'aujourd'hui. Le travail enseignant, quant à lui, infléchi dans ses cadres organisationnels sans être radicalement transformé dans ses pratiques, est une réalité complexe déployée sur plusieurs espaces: la classe, l'établissement, l'espace privé. Et pourtant le travail à l'école, en dépit de l'importance de ses enjeux, reste largement opaque et méconnu. C'est à la connaissance de cette forme particulière d'activité que cette étude est consacrée, à partir de deux enquêtes sociologiques. Elle s'efforce de cerner davantage les pratiques réelles que les discours normatifs, de ne pas limiter l'analyse aux seules interactions dans la classe, et d'envisager le travail à l'école de manière globale, comme un ensemble de tâches objectives et d'épreuves subjectives. II s'agira donc aussi bien de le replacer dans un cadre collectif et organisationnel, que d'effectuer le mouvement inverse, en éclairant les problèmes de l'institution scolaire à partir des difficultés et satisfactions les plus individuelles. En portant un regard croisé sur le travail des élèves et des enseignants, ce livre a l'ambition d'éclairer de manière inédite les accords et tensions qu'ils vivent, jour après jour, dans le quotidien scolaire. Il en appelle ainsi à un dialogue renouvelé entre pédagogie et sociologie.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.