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LES LYCEENS AU TRAVAIL. Tâches objectives, épreuves subjectives
Barrère Anne
PUF
19,77 €
Épuisé
EAN :9782130488194
Travail insuffisant ; peut mieux faire " : comme en attestent les bulletins scolaires, le manque de travail des élèves est souvent dénoncé comme une cause essentielle d'échec. Et pourtant, ils travaillent... A l'heure où l'allongement des études fait du travail scolaire une expérience au long cours, le livre part du constat de ce paradoxe pour tenter de lui donner des éléments de réponse, au plus loin d'une démarche prescriptive. Que font concrètement les lycéens lorsqu'ils travaillent ? Si les enseignants croient le savoir, les pratiques réelles des élèves sont souvent méconnues ou réduites à leurs seules conséquences en termes de réussite ou d'échec. Mêlant des techniques de recherche quantitatives et qualitatives, l'ouvrage essaie de se donner les moyens d'étudier ces pratiques, tant dans leurs réalités objectives que subjectives. Quatre dimensions analytiques sont retenues : le temps passé au travail et l'organisation des tâches, l'incertitude des normes, les significations du travail, les épreuves de la personnalité. Leur agencement permet de dégager plusieurs figures contrastées de lycéens. Ainsi, le livre esquisse les contours d'une sociologie du travail scolaire.
Le terme d'inclusion sociale, étroitement associé à celui d'exclusion, est apparu à partir des années 1990. Face à la montée des inégalités, de nombreuses politiques ont été ainsi mises en oeuvre pour tenter de lutter contre les mécanismes d'exclusion sociale, visant des pans entiers de notre société. Cet ouvrage analyse la notion d'inclusion sociale en explorant ses origines, son fonctionnement actuel et ses perspectives d'avenir, à travers plusieurs études menées en France et au Québec dans le monde de l'éducation et de la culture.
Que font les élèves et les enseignants des collèges et lycées ? L'allongement des études, leur poids croissant dans les trajectoires sociales donnent au travail scolaire une importance considérable dans la vie des jeunes d'aujourd'hui. Le travail enseignant, quant à lui, infléchi dans ses cadres organisationnels sans être radicalement transformé dans ses pratiques, est une réalité complexe déployée sur plusieurs espaces: la classe, l'établissement, l'espace privé. Et pourtant le travail à l'école, en dépit de l'importance de ses enjeux, reste largement opaque et méconnu. C'est à la connaissance de cette forme particulière d'activité que cette étude est consacrée, à partir de deux enquêtes sociologiques. Elle s'efforce de cerner davantage les pratiques réelles que les discours normatifs, de ne pas limiter l'analyse aux seules interactions dans la classe, et d'envisager le travail à l'école de manière globale, comme un ensemble de tâches objectives et d'épreuves subjectives. II s'agira donc aussi bien de le replacer dans un cadre collectif et organisationnel, que d'effectuer le mouvement inverse, en éclairant les problèmes de l'institution scolaire à partir des difficultés et satisfactions les plus individuelles. En portant un regard croisé sur le travail des élèves et des enseignants, ce livre a l'ambition d'éclairer de manière inédite les accords et tensions qu'ils vivent, jour après jour, dans le quotidien scolaire. Il en appelle ainsi à un dialogue renouvelé entre pédagogie et sociologie.
La compréhension du monde contemporain ne peut pas se faire en tournant le dos à la production artistique de son époque. Mais alors qu'au XIXe siècle, le roman réaliste et la sociologie naissante se sont naturellement inspirés, la conversation entre sciences sociales et littérature s'est progressivement brouillée et affaiblie. Ce processus est même devenu extrême en France, où une critique, inlassablement reprise depuis des années, a décrété la production romanesque actuelle comme désocialisée, insignifiante et enfermée dans les arcanes du moi. Ce livre est animé par une toute autre conviction, celle que certaines ?uvres recèlent, à condition de bien savoir les lire, des sources majeures pour la compréhension de notre époque. En s'appuyant sur l'analyse de 200 romans, signés par 20 écrivains français contemporains, tous vivants et en pleine activité, il permet de comprendre comment le roman reste une source privilégiée de connaissance et d'imagination pour les sciences sociales. Une démonstration est faite: le roman est toujours un laboratoire pour étudier la modernité, les individus, les situations et le monde. Non seulement en montrant les limites de certaines formes de saisissement sociologique (personnage social, rôles, intrigues...), mais surtout en permettant de fabriquer de nouveaux outils d'analyse et d'interprétation. Cet ouvrage, sans équivalent, est la première étude sociologique d'envergure de la production romanesque française actuelle.
A l'heure où l'on parle beaucoup de la mondialisation et de la force unificatrice d'organisations internationales telles que l'OCDE, n'est-il pas paradoxal d'avancer l'hypothèse d'une fragmentation des systèmes éducatifs ? Les études rassemblées dans ce 76e dossier de la Revue internationale d'éducation de Sèvres, qui portent aussi bien sur des pays (Pérou, Etats-Unis, Sénégal, France, Corée du Sud, pays scandinaves) que sur des réseaux d'écoles (Montessori, baccalauréat International, écoles confessionnelles en Europe), tendent à montrer que non. La fragmentation des systèmes scolaires nationaux - ou les freins aux processus d'unification de ces systèmes - s'expliquent par plusieurs phénomènes mondialisés. Les uns rendent difficile les compromis nationaux autour de finalités et modèles d'éducation, tandis que d'autres favorisent des réseaux internationaux d'établissements s'écartant du modèle national. Ainsi chaque système scolaire national tend-il aujourd'hui à se fragmenter sur deux axes, l'un lié à la stratification sociale et l'autre à la différenciation des modèles et projets éducatifs. On ne peut actuellement prédire si cette fragmentation va persister et signer la fin des systèmes scolaires nationaux ou si elle débouchera sur la recomposition de systèmes unifiés.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.