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L'intelligence artificielle. Dans toutes ses dimensions
Barraud Boris
L'HARMATTAN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782343192741
Ce livre explore l'énigmatique monde de l'intelligence artificielle. Il décrit et explique son influence sur le sens de l'histoire, sur le renouveau des sociétés et des cultures, sur l'évolution de la politique et de l'économie, sur les changements de l'homme et de la vie. Il interroge ainsi VIA dans toutes ses dimensions : technique, historique, sociologique, anthropologique, économique, politique, juridique, philosophique, épistémologique ou encore prospective. Une radiographie critique de VIA et de ses conséquences est un enjeu démocratique et social fort, peut-être même un enjeu civilisationnel. Beaucoup de services fonctionnant grâce à des IA et à de grandes bases de données sont de véritables outils de gouvernement et de régulation des comportements, qui orientent effectivement les conduites et les pensées individuelles et collectives. Parce que nous sommes tous concernés et touchés, nous devons nous intéresser au fonctionnement des intelligences artificielles et prendre conscience des dynamiques qu'elles accompagnent, des progrès qu'elles permettent et des menaces dont elles constituent le terreau. Le besoin d'une information scientifique de qualité est d'autant plus urgent que les progrès scientifiques impactent chaque fois plus intimement le quotidien de chacun. Un livre essentiel pour comprendre les transformations technologiques de notre environnement.
On a longtemps pensé l'humanité de l'homme en comparaison avec son animalité. A l'ère de l'IA, il convient de définir cette humanité en l'opposant à la machinité. Conformiste, l'individu se laisse standardiser et manipuler. Il est marchandisé, robotisé, discriminé. Du fait de la dictature de la commodité, ses gestes et ses pensées lui sont imposés par ses prothèses technologiques. Dès lors, l'humain change de statut : il est de moins en moins sujet et de plus en plus objet. Or les droits de l'homme numérique promeuvent la liberté et la souveraineté individuelles, afin que nous ne devenions pas des "auto-hommes" . Ces droits défendent notre humanité commune face aux menaces de la posthumanité et de la transhumanité. L'humanisme juridique n'appartient plus seulement à l'histoire du droit ; il est également son avenir. Il aura remporté la bataille lorsque les êtres humains auront retrouvé le goût, comme dirait Montaigne, de vivre et penser "à sauts et à gambades" plutôt qu' "à clic et à scrolling" .
Si le futur a de tout temps inquiété les hommes, le futur du droit, traditionnellement, préoccupe peu les juristes. Ceux-ci se concentrent sur son passé (l'histoire du droit) et son actualité (le "droit positif"). Aujourd'hui, cependant, interroger l'avenir du droit devient de plus en plus nécessaire à mesure que celui-ci ne parvient plus à s'adapter à son environnement — formellement autant que matériellement —, à mesure que le fossé se creuse par rapport aux nouvelles sociétés, économies, cultures, technologies, etc. La situation pourrait d'ailleurs sembler exaltante aux yeux des juristes tant il reste beaucoup de concepts, catégories, méthodes, modèles, principes, techniques légistiques et régimes juridiques à inventer. La faculté d'anticipation est une condition de survie. En droit comme ailleurs, et plus que jamais, il convient de ne pas entrer dans l'avenir à reculons. Plutôt que d'adopter l'attitude du pompier qui réagit à l'événement et tente d'en limiter les conséquences négatives, mieux vaut peut-être épouser la conduite du stratège qui cherche à provoquer les meilleurs changements. C'est pourquoi ce livre interroge la possibilité et l'opportunité d'importer les fins et les moyens de la prospective au sein de la recherche juridique. La prospective juridique est une anticipation scientifique et critique visant à éclairer l'action présente à la lumière des futurs du droit possibles et du futur du droit souhaitable. Par nature, les juristes s'intéressent aux lois en vigueur, aux jurisprudences classiques et aux doctrines bien établies, non au droit prospectif. Mais certains, notamment dans les universités, pourraient étudier le droit à venir et, ce faisant, jouer un rôle d'éclaireurs et de guides, favorisant la capacité d'anticipation et la proactivité de tous les acteurs du droit. La prospective juridique s'affirmerait alors telle une nouvelle branche de la recherche juridique.
Le pragmatisme, davantage qu'un véritable courant philosophique, est une attitude intellectuelle, un état d'esprit, une approche critique du contenu et des modes de production des connaissances. Il invite à se concentrer sur les actions plutôt que sur les idées, sur les pratiques plutôt que sur les pensées, sur l'expérience, sur l'utilité, sur les conséquences. Or il semble prospérer désormais jusque dans le monde des sciences du droit. Le pragmatisme juridique, attaché à l'effectivité des normes, permettrait mieux que le positivisme juridique moderne, attaché à la validité des normes, d'accepter et d'expliquer les modes de régulation originaux qui émergent au XXIe siècle. L'enjeu, en se détachant de toute forme de dogmatisme, est de permettre au droit scientifique d'accompagner le droit pratique même lorsque ce dernier évolue de plus en plus profondément et de plus en plus fréquemment. C'est pourquoi un nombre croissant de juristes s'intéressent au droit vivant, au droit en action ou au droit en situation et procèdent à des expérimentations, des enquêtes ou des études de cas. Si toutes les branches du droit et toutes les branches de la recherche juridique peuvent être concernées, cela se traduit en particulier dans les travaux relatifs à la gouvernance du cyberespace, à la protection de l'environnement, à la responsabilité sociale des entreprises, à la régulation de la finance ou à l'élaboration des standards techniques. Autant de domaines particulièrement affectés par la mondialisation qui incitent les chercheurs à adopter une approche dynamique et ouverte du droit, par exemple afin d'étudier ses sources réelles plus que ses sources officielles. Tout d'abord, ce livre présente les réponses novatrices que certains scientifiques du droit contemporains apportent aux questions "quel est l'objet de la connaissance juridique et comment l'atteindre ?", ces réponses étant souvent empreintes d'un pragmatisme inconscient. Ensuite, il précise et approfondit les pistes ainsi ouvertes en appliquant au droit les propositions des philosophes pragmatistes. L'ambition de cet ouvrage est donc d'affiner le visage du pragmatisme juridique en identifiant les nouvelles orientations théoriques, les nouveaux cadres épistémologiques et les nouveaux outils scientifiques s'y rapportant. Ceux-ci sont peut-être l'avenir de la recherche en droit.
L'Union européenne convainc de moins en moins les Européens. Les forces politiques eurosceptiques accumulent les succès électoraux. Les espoirs et l'élan nés avec le traité de Rome, il y a soixante ans, s'essoufflent et font place aux craintes et aux crises. Le scrutin le plus symptomatique de ce mouvement de désaveu de l'Union européenne est sans doute celui du 23 juin 2016. Ce jour-là, les électeurs britanniques ont décidé de quitter l'Union. C'est le "Brexit", fruit d'une manoeuvre politicienne et d'un choix populaire. Depuis son adhésion aux Communautés européennes le 1er janvier 1973, le Royaume-Uni a toujours occupé une place à part parmi les Etats membres de l'Union européenne. En étant le premier à en sortir, il continue à tracer son chemin loin d'un hypothétique destin commun européen. Mais, indirectement, c'est aussi l'avenir de l'Europe et même l'avenir du monde qu'il dessine. Car, si les conséquences du Brexit sont difficiles à anticiper, nul doute qu'elles seront profondes et que, dans vingt, cinquante ou cent ans, cet évènement occupera une place importante dans les livres d'histoire. Le présent ouvrage comporte dix études sur les causes, les enjeux et les effets du Brexit. Ses auteurs étant des universitaires reconnus dans leurs domaines de recherche respectifs, son intention est de porter un regard expert, scientifique et critique sur cet épisode cardinal de l'histoire du Royaume-Uni et de l'histoire de l'Union européenne en train de s'écrire. Pluridisciplinaire, il aborde successivement les dimensions historique, sociétale, politique, économique, juridique et écossaise de ce qui constitue peut- être la première étape de la déconstruction (ou reconstruction) européenne.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.