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Pas d'autre intempérie que la solitude
Baroche Christiane
GALLIMARD
11,35 €
Épuisé
EAN :9782070213412
Quinze nouvelles de Christiane Baroche qui, avec Les feux du large et Chambres avec vue sur le passé (Goncourt de la nouvelle 1978) s'est imposée dans ce genre difficile. Ici, malgré la diversité des sujets, ce qui reste dans la mémoire, ce sont des portraits de femmes. Souvent l'héroïne est une inconnue rencontrée par hasard et la narratrice, qui a aussi son mystère, mène une sorte d'enquête policière pour savoir ce qui se cache derrière une silhouette entrevue. C'est par exemple Emilie, vieille fille bien convenable de Lodève, qui sera amenée à gérer une "maison" de la rue de Provence. Ou cette femme qui, depuis dix ans, visite des villas dans le Midi, sans jamais les acheter. Ou Mme le Ministre, femme forte qui a probablement exécuté de sa main ses ravisseurs, mais allez donc le prouver. Ou cette jolie Brésilienne qui se tue en auto et prononce un seul mot en mourant : "Saudade" : tristesse. De quoi rêver, imaginer tout un roman. Parfois d'ailleurs la richesse de ces textes en fait des romans en miniature. Telle cette histoire qui se déroule à Chamonix avec Giovanna, possédée par la haine de l'escalade qui a tué son mari. Pour renouer avec la vie, il faudra d'abord qu'elle se réconcilie avec la montagne, avec l'homme aussi.
Résumé : Frédéric Donnavent arpente sa vie sans joie, se hasarde dans l'existence sans appétit, et ne s'évertue que dans le danger. Il est pilote d'essai, avec l'espoir de ne pas survivre aux " voiles noirs ". Il en émerge toujours, avec un étonnement douloureux. Bientôt, ces vols limites lui sont refusés : il a vieilli. Il accepte de prendre en main le domaine familial, mais se lasse d'attendre que le raisin mûrisse... Au cours d'un séjour à Mexico, en 1986, la terre tremble, tue, ruine la ville. Et soudain Frédéric s'anime, organise des secours, se collette avec la mort des autres, comprend enfin risquer sa peau permet d'en découvrir le prix Seulement la terre ne tremble pas tous les jours... Pendant ce temps, la routine viticole continue, en particulier pour les femmes Donnavent : Elena, Moira, Angélique, pour Elise, qui raconte, et pour Jo que le désir " greffe " sur Angélique. Elles aiment jouir de tout, y compris des hommes. Comment vont s'entendre des natures aussi dissemblables ? C'est la trame de L'Homme de cendres, la vieille histoire de Jean qui rit - Jean qui pleure... et cette fois, le rire est du côté des femmes.
Orsenne, une petite ville du sud entre fleuve, mer et marais, avec ses notables, ses scandales et ses hypocrisies. Deux familles, deux amies, complices de plus de 70 ans, Adèle et Judith, qui barattent leurs souvenirs. Judith, la brune, la passionnée, blessée à mort de ne pas avoir été aimée par son père qui n'a de goût que pour les garçons. A quinze ans elle découvre l'allégresse du corps grâce aux cousins Esposito, François et Bernard... comme son père "des hommes à hommes". Adèle, trop belle, trop blonde, idolâtrée par sa mère, détestée par son père et son frère, Jean. Déshéritée à la mort de son père, elle atterrit chez Louise qui tient le bordel de luxe d'Orsenne. Ensuite, le temps tragique de la Seconde Guerre mondiale : Jean, le frère d'Adèle, est chef de maquis ; Judith le retrouve, devient l'un de ses lieutenants et ils s'aimeront. De son côté, Adèle cajole les officiers allemands chez Louise, ce qui lui permet de renseigner le réseau, de retrouver Jean et de se réconcilier avec lui. Mais bientôt, Jean est torturé, fusillé sur la place du village. Judith prend sa succession, devient un lac de fiel, la mort de Jean a tué toute pitié en elle. Et voici venir, avec la fin de la guerre, le temps des dénonciations et des règlements de comptes...
Jaime Clerg hérite de sa tante Adeline, veuve endiablée, férue de gitans et de chevaux, un mas en Provence : La Mérindole. Durant vingt ans, Clerg a construit des routes et des ponts ; arpentant le monde sans se fixer nulle part, grâce à cet héritage, il va pouvoir vivre à La Mérindole et cultiver des orchidées. Pour les gens du coin, Jaime représente tout à coup un divertissement neuf et savoureux. S'emploie à le découvrir toute une ville en bordure de Camargue, et les chroniques de cette "guerre" souterraine menée par un notaire intrigant sont tenues par deux vieilles femmes, Louise et Marthe, orchestrées par Colineau, brigadier de gendarmerie. Une autre femme, encore, Elodie Fabre, héritière de la propriété voisine et médecin des quartiers pauvres, est partie prenante de ce tourbillon. Deux scènes, en particulier, donnent le ton : celle où l'on découvre Adeline morte entre deux chevaux, un bras sur chacun, presque en croix. Ce sont les gitans qui l'ont trouvée. L'autre scène, fellinienne : la mort de José Rojas, le vieux cantaor flamenco, qui veut rendre le dernier souffle devant la mer. On charge son lit dans la Dodge de Jaime, et une procession de gens parés pour une fête l'accompagnent au son des guitares. C'est Elodie, le médecin, qui, alors que le mourant lui embrasse les seins, d'une pression sur la gorge, arrête sa vie. La véritable rencontre d'Elodie Fabre et de Jaime Clerg a lieu en ce moment extrême...
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.