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Les ports du silence
Baroche Christiane
GRASSET
23,45 €
Épuisé
EAN :9782246468318
Jaime Clerg hérite de sa tante Adeline, veuve endiablée, férue de gitans et de chevaux, un mas en Provence : La Mérindole. Durant vingt ans, Clerg a construit des routes et des ponts ; arpentant le monde sans se fixer nulle part, grâce à cet héritage, il va pouvoir vivre à La Mérindole et cultiver des orchidées. Pour les gens du coin, Jaime représente tout à coup un divertissement neuf et savoureux. S'emploie à le découvrir toute une ville en bordure de Camargue, et les chroniques de cette "guerre" souterraine menée par un notaire intrigant sont tenues par deux vieilles femmes, Louise et Marthe, orchestrées par Colineau, brigadier de gendarmerie. Une autre femme, encore, Elodie Fabre, héritière de la propriété voisine et médecin des quartiers pauvres, est partie prenante de ce tourbillon. Deux scènes, en particulier, donnent le ton : celle où l'on découvre Adeline morte entre deux chevaux, un bras sur chacun, presque en croix. Ce sont les gitans qui l'ont trouvée. L'autre scène, fellinienne : la mort de José Rojas, le vieux cantaor flamenco, qui veut rendre le dernier souffle devant la mer. On charge son lit dans la Dodge de Jaime, et une procession de gens parés pour une fête l'accompagnent au son des guitares. C'est Elodie, le médecin, qui, alors que le mourant lui embrasse les seins, d'une pression sur la gorge, arrête sa vie. La véritable rencontre d'Elodie Fabre et de Jaime Clerg a lieu en ce moment extrême...
L'hiver de beauté est un roman-prolongement. Laclos, à la fin des Liaisons dangereuses, lance la Merteuil sur les routes du Nord, où, pense-t-il, ne l'attendent qu'exil, misère et abandon. Mais après le détour presque initiatique de la variole et de la perte d'un oeil, l'indomptable Merteuil reconstruit sa vie à Rotterdam, une vie pleine et entière que nous raconte sa lointaine descendante, défigurée pareillement. Et Queria découvrira, à réinventer la marquise, comment guérir ses propres incertitudes. Roman d'aventures et de réflexion sur la laideur, sur les existences qui s'en accomodent avec force ou l'effacent, L'hiver de beauté oscille du XVIII ? au XX ? siècle, de la Hollande au Brésil, de la paix à la guerre, et des vides du coeur à l'amour retrouvé.
L'hiver de beauté est un roman-prolongement. Laclos, à la fin des Liaisons dangereuses, lance la Merteuil sur les routes du Nord, où, pense-t-il, ne l'attendent qu'exil, misère et abandon. Mais après le détour presque initiatique de la variole et de la perte d'un oeil, l'indomptable Merteuil reconstruit sa vie à Rotterdam, une vie pleine et entière que nous raconte sa lointaine descendante, défigurée pareillement. Et Queria découvrira, à réinventer la marquise, comment guérir ses propres incertitudes. Roman d'aventures et de réflexion sur la laideur, sur les existences qui s'en accomodent avec force ou l'effacent, L'hiver de beauté oscille du XVIII ? au XX ? siècle, de la Hollande au Brésil, de la paix à la guerre, et des vides du coeur à l'amour retrouvé.
C'est une chose que de connaître d'instinct l'origine de soi, une autre que de l'exprimer, avec les mots et l'émotion qu'il faut. Mon grand-père - car le Boudou, c'est lui - est mort en 1943. Il a fallu presque effacer quarante-six ans d'existence pour me revoir tout à coup devant lui, puis devant ma mère, dans le dégoût de ces sentiments trop humains qui vous agitent quand la maladie dure. La mort, l'idée de la mort, n'est pas lourde à porter en ce qui me regarde. Mais celle du Boudou, celle de ma mère vingt-cinq ans plus tard, furent de sacrés fardeaux dont je n'avais pu délester mes épaules. Encore une fois, le Boudou n'est pas autre chose que cet affrontement sans douceur. En l'écrivant, j'ai senti qu'on était enfin au coeur du problème : ça passe ou ça casse. C'est passé. Requiescant in pace. . ". .
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.