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La rage au bois dormant
Baroche Christiane
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246515616
Orsenne, une petite ville du sud entre fleuve, mer et marais, avec ses notables, ses scandales et ses hypocrisies. Deux familles, deux amies, complices de plus de 70 ans, Adèle et Judith, qui barattent leurs souvenirs. Judith, la brune, la passionnée, blessée à mort de ne pas avoir été aimée par son père qui n'a de goût que pour les garçons. A quinze ans elle découvre l'allégresse du corps grâce aux cousins Esposito, François et Bernard... comme son père "des hommes à hommes". Adèle, trop belle, trop blonde, idolâtrée par sa mère, détestée par son père et son frère, Jean. Déshéritée à la mort de son père, elle atterrit chez Louise qui tient le bordel de luxe d'Orsenne. Ensuite, le temps tragique de la Seconde Guerre mondiale : Jean, le frère d'Adèle, est chef de maquis ; Judith le retrouve, devient l'un de ses lieutenants et ils s'aimeront. De son côté, Adèle cajole les officiers allemands chez Louise, ce qui lui permet de renseigner le réseau, de retrouver Jean et de se réconcilier avec lui. Mais bientôt, Jean est torturé, fusillé sur la place du village. Judith prend sa succession, devient un lac de fiel, la mort de Jean a tué toute pitié en elle. Et voici venir, avec la fin de la guerre, le temps des dénonciations et des règlements de comptes...
Résumé : "A la fin d'un matin de deuil, j'ai senti le besoin, triste et joyeux à la fois, d'un ultime hommage aux deux ancêtres qui vivaient encore quand je suis née. Puis des amis aussi ont disparu. Leurs souvenirs se sont transformés en nouvelles, à mi-chemin entre l'humour et les larmes : "... Ce sont amis que vent emporte Et il ventait devant ma porte Les emporta." " Christiane Baroche.
C'est une chose que de connaître d'instinct l'origine de soi, une autre que de l'exprimer, avec les mots et l'émotion qu'il faut. Mon grand-père - car le Boudou, c'est lui - est mort en 1943. Il a fallu presque effacer quarante-six ans d'existence pour me revoir tout à coup devant lui, puis devant ma mère, dans le dégoût de ces sentiments trop humains qui vous agitent quand la maladie dure. La mort, l'idée de la mort, n'est pas lourde à porter en ce qui me regarde. Mais celle du Boudou, celle de ma mère vingt-cinq ans plus tard, furent de sacrés fardeaux dont je n'avais pu délester mes épaules. Encore une fois, le Boudou n'est pas autre chose que cet affrontement sans douceur. En l'écrivant, j'ai senti qu'on était enfin au coeur du problème : ça passe ou ça casse. C'est passé. Requiescant in pace. . ". .
Résumé : On est loin des " petits bonheurs " de l'adolescence. Héloïse, pour la suite de ses aventures, se retrouve avec trois enfants : Emilie la romantique, Julien le tourmenté et Coralie, un vrai petit chameau à dresser dans l'heure ! Bien sûr, son mari Hans est là... quand il n'est pas en mer. Alors, puisque Papidou et Camille - les bisaïeuls -, Hélène et André - les grands-parents - sont morts, il faut bien faire avec ce qu'on a sous la main pour élever cette jeunesse ! Arrivent à la rescousse Aimée, la copine d'école, Harmonie et Julie, de vieilles tantes tout à fait indignes, avec de sacrés tempéraments : Harmonie tire les cartes à ses amies, Julie raffole des hommes sans jamais les épouser ; Rosalie Necker, venue droit de l'Assistance publique, s'avère une rude bonne femme aux manières plutôt coriaces... Et pendant ce temps, Héloïse vieillit, se souvient, emmène sa tribu d'enfants et de neveux assister au naufrage du vieux Mas des Vignes dans le lac de retenue du nouveau barrage. A 90 ans, il fallait bien que son histoire finisse un jour... Une histoire violente, tendre et drôle, comme la vie que ces personnages aiment tant.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...