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Demain le syndicalisme. Repenser l'action collective à l'époque néolibérale
Barnier Louis-Marie ; Canu Jean-Marie ; Laval Chri
SYLLEPSE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782849504994
La concurrence généralisée qu?impose le néolibéralisme déstabilise le syndicalisme au point de compromettre la réalisation des tâches qui constituent sa raison d?être. Ces tâches portent d?abord sur la construction et la défense du "collectif" sans lequel il n?est pas de représentation légitime possible? ; le syndicalisme doit unifier un groupe autour d?un intérêt commun. La difficulté, quand la vocation syndicale en France est de représenter tout le salariat, est de se confronter à la division du salariat selon les multiples formes d?oppressions qui traversent la société. Aux coupures anciennes (entre qualifiés et non qualifiés, entre hommes et femmes, entre jeunes et vieux), s?ajoute la fragmentation opérée par les dispositifs individualisants du management de la performance, dont l?un des effets est de dissoudre tout collectif. Cet ouvrage analyse les nouvelles conditions de l?action syndicale : mise en concurrence, mondialisation, individualisation des situations, "dialogue social" réduit à l?approbation de reculs sociaux imposés. Mêlant état des lieux et propositions, les auteurs invitent à dessiner un autre avenir du syndicalisme, où loin d?être voué à l?effacement, il jouerait pleinement son rôle de fédérateur de résistances et de ferment d?alternatives. Parmi les pistes de renouveau suggérées, on trouve l?exigence de faire davantage écho à la souffrance au travail et d?affirmer une solidarité plus active et plus concrète avec les précaires et les chômeurs. On y lit aussi la nécessité d?une articulation plus systématique avec les mouvements altermondialistes et les formes nouvelles de mobilisation et d?organisation qui sont apparues dans la dernière décennie. Cette réinstitution syndicale globale doit permettre aux salariés comme aux privés d?emploi de reprendre la parole sur les lieux de travail comme dans l?espace public et de développer des espaces autonomes de culture et d?échange, gages d?une démocratie réelle. Car le syndicalisme, pour être indépendant des partis politiques, doit être tout à la fois citoyen et international, renouant ainsi avec son objectif d?émancipation et d?auto-organisation sociale. Cet ouvrage est le produit d?un travail mené avec l?Institut de recherche de la FSU au sein de son Chantier "Politiques néolibérales et alternatives syndicales".
Barbier Christophe ; Bauer Jean-Louis ; Belle Paul
Résumé : Quatorze auteurs contemporains revisitent les grands mythes de l'Antiquité et donnent la parole aux dieux, aux nymphes, aux héros et aux simples mortels qui peuplent ces univers anciens et légendaires. Sous leur plume, tel dieu espiègle jongle avec les destinées humaines, telle muse refuse toute soumission, Midas se prénomme Bernard tandis que Pygmalion s'est converti dans la vente par correspondance de robots d'origine asiatique... Textes de : Christophe Barbier, Jean-Louis Bauer, Pauline Belle, Anne Bourgeois, François de Mazières, Danielle Dumas, Gauthier Fourcade, Adrien Goetz, Daphné Tesson, Marie-Claude Tesson-Millet, Stéphanie Tesson, Sébastien Thiéry, François-Xavier Rouyer, Florian Zeller.
Barlet Blandine ; Barnier Louis-Marie ; Mascova El
Plongé au coeur de la condition des travailleurs et travailleuses intérimaires, ce livre révèle une réalité souvent passée sous silence. Il montre pourquoi la précarité de l'emploi, l'exposition accrue aux risques professionnels, les atteintes à la santé et à la dignité font système dans l'intérim. Précarité, instabilité, adaptabilité... derrière le constat d'une réelle diversité des trajectoires, ce livre met au jour une commune condition intérimaire, qui évoque à bien des égards la "condition ouvrière" dépeinte par Simone Weil, celle d'une subordination aux conséquences morales délétères, qui entretient une amertume silencieuse face aux injustices et aux humiliations. Elle constitue aussi te symptôme alarmant d'une fragilisation générale des protections collectives qui ont fondé le salariat.
Vergne Francis ; Barnier Louis-Marie ; Canu Jean-M
Résumé : Défaire l'emprise néolibérale sur toute la société appelle la "convergence des luttes". L'exploitation, les oppressions, les injustices, les catastrophes écologiques ne sont pas isolables les unes des autres. Chacun·e dans sa vie le ressent. L'exigence d'une vie digne, le féminisme, l'antiracisme, l'écologie, la démocratie, les droits individuels et collectifs sont d'ores et déjà des causes partagées dans de nombreuses organisations syndicales. Mais une étape doit être franchie en tirant toutes les implications de cette transformation des pratiques et des représentations. Il en va de l'efficacité de leur action dans la société. Pas de convergence des luttes sans intégration des causes. Tel est le message de ce livre-manifeste écrit par des syndicalistes qui ont entamé depuis plusieurs années une réflexion sur le renouvellement de l'action dans le monde professionnel. Le temps de la mise en commun est venu pour le syndicalisme comme pour toutes les autres formes de mobilisation engagées dans une lutte globale contre le néolibéralisme mortifère. Le syndicalisme en-commun est le nom d'une refondation qui a déjà commencé.
Le métier de PNCDix-sept heures. L'heure de se préparer pour le départ. Natacha soupire en pensant aux trois jours qui s'annoncent: un aller vers Bangkok (douze heures de vol), un jour et demi pour récupérer puis retour... Laisser donc sa famille, sa maison, son confort pour trois jours complets. Heureusement, ce n'est pas le départ de chez soi à cinq heures du matin, comme pour les vols plus courts. Mais c'est aussi la perspective du voyage qui émoustille. Avec un peu de chance, l'arrivée se fera au soleil. Les passagers sur cette destination sont plutôt sympas en général, s'imaginant déjà sur des ruines, sur la plage ou à la découverte d'un pays. Peut-être quelques rencontres intéressantes en perspective au détour d'une conversation. Prévoir sa valise avec des vêtements correspondant à la température de Bangkok, laisser un mot avec les coordonnées de l'hôtel (toujours le même, heureusement) et un gros bisou pour sa fille, quelques rappels aussi pour son mari qui va gérer la maison pendant deux jours: penser au rendez-vous chez le médecin de la petite, acheter du lait, etc.Départ de la maison. Une journée normale commence, normale pour un Personnel Navigant Commercial (PNC).PRÉPARATION DU VOLArrivée à l'aéroport. Natacha se gare dans l'immense parking. La voiture est souvent nécessaire car, suivant les horaires, il n'existe pas toujours de transport en commun. Puis elle retrouve ses collègues, eux aussi encore un peu enchifrenés. Un café à la cafétéria, puis commence le briefing dans une petite salle delà direction des opérations de la compagnie. Autour du chef de cabine principal se regroupe l'équipage commercial, ceux qui seront chargés des passagers durant le vol. C'est le moment où ce collectif de quinze PNC se découvre, car l'équipage est reformé à chaque mission au hasard des affectations. Un chef de cabine principal, deux chefs de cabine, douze PNC. L'équipage technique (le commandant de bord et le copilote), est un peu plus loin à la PPV (service de préparation des vols) et prend connaissance des éléments pratiques du vol. Quelques plaisanteries permettent de détendre l'atmosphère dans la salle de briefing. Natacha ne connaît aucun des présents, sauf Jean et Bruno, avec qui elle a déjà volé deux fois. Elle se rappelle aussi avoir partagé avec Bruno un incident, un conflit avec un passage» énervé. Incident sans importance heureusement. Elle commence déjà à classer les présents, ceux sur lesquels elle pourra s'appuyer en cas de problème, ceux qui seront plutôt des gêneurs, ceux avec qui elle pourra aller boire un verre en escale pour ne pas se retrouver seule à se morfondre le soir loin de chez elle. Le moment est un peu froid, on se regarde, on s'évalue. Mais Natacha sait que dans la cabine, quand on vérifiera la mise en place ensemble, on aura le temps d'échanger et de se connaître.Elle observe la maîtrise, les chefs de cabine et le chef de cabine principal (CCP): c'est sur eux qu'elle devra se reposer en cas de problème durant le vol, aujourd'hui c'est bon, ils assurent. Rencontrer le commandant de bord et le copilote, qui passent les voir, rassure encore plus: on sera en de bonnes mains durant le vol.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.