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Marie-Antoinette et la musique
Barbier Patrick
GRASSET
25,10 €
Épuisé
EAN :9782246824251
Peu de femmes ont à ce point excité les passions, poussé aux commentaires les plus contradictoires, suscité autant de biographies. Marie-Antoinette n'est pas une reine comme les autres et l'on tend à la redécouvrir aujourd'hui sous des aspects moins connus. Le présent ouvrage se penche pour la première fois sur les liens forts qu'elle a entretenus avec la musique : ses études à Vienne, sa découverte du monde musical français, sa passion pour la harpe, le pianoforte et le chant, mais aussi pour l'opéra et l'opéra-comique. Par son soutien sans faille aux spectacles de la cour ou de Paris, elle a marqué sa volonté d'internationaliser un répertoire jusque-là très franco-centré. Au fil des pages, depuis son arrivée à l'âge de 14 ans jusqu'aux jours sombres des Tuileries, on découvre le rôle important qu'elle a joué dans la société culturelle de la fin du XVIIIe siècle, ses liens avec le public des théâtres et avec les artistes, ainsi que l'influence qu'elle a exercée sur l'évolution du répertoire et les progrès techniques des instruments. Tout au long d'une étude transversale qui unit la musique et les arts, mais aussi la politique, la société et des anecdotes de la vie quotidienne, Patrick Barbier propose un regard nouveau sur celle qui a été la reine mécène la plus mélomane et musicienne de l'histoire de France.
La première moitié du XIXe siècle voit Paris accéder au rang de capitale de l'art lyrique: compositeurs et chanteurs étrangers affluent vers les prestigieuses scènes de l'Opéra et du Théâtre italien. Des tragédies lyriques aux grands drames italiens, des ouvrages de circonstance aux désopilantes parodies de célèbres opéras, cette Vie quotidienne fait revivre côte à côte Rossini et Berlioz, le castrat Crescentini et la Malibran. Les grands triomphes de la scène et les petites anecdotes de coulisses; l'émotion du public aux soirs de "premières" et l'organisation méthodique de la "claque"; les vrais fanatiques de musique italienne et les faux opéras de propagande politique autant de versants de la vie musicale à ses heures de gloire dans une société élégante que ses divertissements conduisent des Tuileries à l'Opéra et du boulevard des Italiens aux salons aristocratiques Biographie de l'auteur Patrick Barbier, professeur à l'université catholique de l'Ouest (Angers), membre de l'Académie de Bretagne et des Pays de la Loire, est spécialiste des rapports entre musique et société à l'époque baroque et à l'époque romantique. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés aux castrats aux XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que La Venise de Vivaldi: musique te fêtes baroques (Grasset, 2002) et une biographie de Pergolèse (Fayard, 2003)
La République de Venise vit au XVIIIème siècle ses dernières heures de gloire. Jamais on ne s'est autant diverti, jamais la fête et la musique n'ont occupé une telle place dans la vie quotidienne. Le carnaval (qui dure entre cinq et six mois), les fêtes officielles, le jeu, mais aussi les concerts, les cérémonies religieuses et l'opéra provoquent l'admiration et l'envie des visiteurs étrangers. Vivaldi, dont le nom est inséparable de Venise, écrit ses concertos pour les jeunes filles des Hospices et se comporte au théâtre en homme d'affaires, aussi doué que rusé.
Après sa formation et des premiers succès dans son pays natal, c'est dans le Paris de Napoléon Ier que Gaspare Spontini (1774-1851) partit chercher la gloire qui vint avec le succès de La Vestale, une oeuvre qui occupa rapidement une place centrale dans le répertoire français et qui lui valut à son auteur le statut de "Directeur de la Musique de l'Impératrice" Joséphine. Son opéra suivant, Fernand Cortez, devint même le modèle du "Grand Opéra" français, genre dans lequel Meyerbeer devait s'illustrer quelques années plus tard. Devenu directeur de l'Opéra Italien au Théâtre de l'Odéon, Spontini réussit à conserver son prestige sous la Restauration avec son Olimpie mais se laissa enrôler par Frédéric-Guillaume et l'Opéra de Berlin où la reprise de ses opéras remporta un même succès, avant d'y créer Agnes von Hohenstraufen, qui connut plusieurs versions. Largement reconnu et honoré de son vivant, adulé par Berlioz, il finit ses jours dans son pays natal, retrouvant finalement son Italie consolatrice. , son nom est encore connu mais son répertoire reste tristement absent des programmations.
Résumé : Maîtres incontestés de l'art vocal aux XVIIe et XVIIIe siècles, les castrats ont triomphé à travers toute l'Europe, à l'Opéra comme à l'église. Mais qui aurait pu penser que la France, réputée pour être réfractaire à ce type de chanteurs comme à tous les excès du baroque, ne cesserait de recourir aux voix des castrats, depuis la jeunesse de Louis XIV jusqu'aux derniers jours de Louis XVI aux Tuileries ? Après l'Histoire des castrats et Farinelli, le castrat des Lumières, Patrick Barbier nous révèle cette fois tout un pan inconnu de l'histoire musicale française et de la vie à la cour : l'apparition des castrats dans les grandioses mises en scène imposées par Mazarin, le rôle des Italiens dans le relâchement des m?urs (les sodomites et la fameuse "secte de Rome"), leur présence permanente à la Chapelle royale et au Concert-Spirituel, le jugement des mélomanes et des intellectuels français, mais aussi le répertoire des castrats en France et leurs conditions de vie dans cette maison, toujours intacte aujourd'hui, où ils reconstituèrent une sorte de microcosme italien. Mêlant une recherche approfondie à de piquantes anecdotes, Patrick Barbier nous entraîne avec vivacité dans l'aventure de ces "castrats de l'ombre" qui servirent fidèlement trois rois de France.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.