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A l'opéra au temps de Balzac et Rossini
Barbier Patrick
HACHETTE LITT.
27,80 €
Épuisé
EAN :9782012357266
La première moitié du XIXe siècle voit Paris accéder au rang de capitale de l'art lyrique: compositeurs et chanteurs étrangers affluent vers les prestigieuses scènes de l'Opéra et du Théâtre italien. Des tragédies lyriques aux grands drames italiens, des ouvrages de circonstance aux désopilantes parodies de célèbres opéras, cette Vie quotidienne fait revivre côte à côte Rossini et Berlioz, le castrat Crescentini et la Malibran. Les grands triomphes de la scène et les petites anecdotes de coulisses; l'émotion du public aux soirs de "premières" et l'organisation méthodique de la "claque"; les vrais fanatiques de musique italienne et les faux opéras de propagande politique autant de versants de la vie musicale à ses heures de gloire dans une société élégante que ses divertissements conduisent des Tuileries à l'Opéra et du boulevard des Italiens aux salons aristocratiques Biographie de l'auteur Patrick Barbier, professeur à l'université catholique de l'Ouest (Angers), membre de l'Académie de Bretagne et des Pays de la Loire, est spécialiste des rapports entre musique et société à l'époque baroque et à l'époque romantique. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés aux castrats aux XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que La Venise de Vivaldi: musique te fêtes baroques (Grasset, 2002) et une biographie de Pergolèse (Fayard, 2003)
Historien de la musique et professeur à l?Université catholique de l?Ouest (Angers), Patrick Barbier s?intéresse aux rapports entre la musique et la société. Chez Grasset, il a écrit plusieurs ouvrages sur l?époque baroque: Histoire des castrats, Farinelli, La Venise de Vivaldi?. Patrick Barbier est membre de l?Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire.
Résumé : Au XVIIIe siècle, âge d'or de l'opéra, un chanteur domina toutes les scènes de théâtre : le castrat Farinelli. Originaire du sud de l'Italie, formé à Naples, il se produisit à Vienne et à Londres avant d'être appelé à Madrid où il resta vingt-deux ans, chantant pour le roi Philippe V puis pour son fils Ferdinand VI, deux grands neurasthéniques qui avaient besoin d'entendre tous les jours sa voix. Comblé d'argent et d'honneurs, il prit sa retraite à Bologne, où toute l'Europe venait lui rendre hommage, du jeune Mozart au vieux Casanova. Cette biographie, qui s'appuie sur une longue correspondance inédite de Farinelli, récemment retrouvée, nous restitue avec autant de brio que d'érudition un siècle de plaisirs, de musique, de culture et de politique.
La République de Venise vit au XVIIIème siècle ses dernières heures de gloire. Jamais on ne s'est autant diverti, jamais la fête et la musique n'ont occupé une telle place dans la vie quotidienne. Le carnaval (qui dure entre cinq et six mois), les fêtes officielles, le jeu, mais aussi les concerts, les cérémonies religieuses et l'opéra provoquent l'admiration et l'envie des visiteurs étrangers. Vivaldi, dont le nom est inséparable de Venise, écrit ses concertos pour les jeunes filles des Hospices et se comporte au théâtre en homme d'affaires, aussi doué que rusé.
Après sa formation et des premiers succès dans son pays natal, c'est dans le Paris de Napoléon Ier que Gaspare Spontini (1774-1851) partit chercher la gloire qui vint avec le succès de La Vestale, une oeuvre qui occupa rapidement une place centrale dans le répertoire français et qui lui valut à son auteur le statut de "Directeur de la Musique de l'Impératrice" Joséphine. Son opéra suivant, Fernand Cortez, devint même le modèle du "Grand Opéra" français, genre dans lequel Meyerbeer devait s'illustrer quelques années plus tard. Devenu directeur de l'Opéra Italien au Théâtre de l'Odéon, Spontini réussit à conserver son prestige sous la Restauration avec son Olimpie mais se laissa enrôler par Frédéric-Guillaume et l'Opéra de Berlin où la reprise de ses opéras remporta un même succès, avant d'y créer Agnes von Hohenstraufen, qui connut plusieurs versions. Largement reconnu et honoré de son vivant, adulé par Berlioz, il finit ses jours dans son pays natal, retrouvant finalement son Italie consolatrice. , son nom est encore connu mais son répertoire reste tristement absent des programmations.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.
Résumé : Le principe : 5 nouvelles originales réécrites 3 fois, par 3 écrivains différents. Le résultat : 20 textes inédits où les auteurs d'aujourd'hui se mesurent les uns aux autres. Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe déjà dans le hip-hop ou les musiques électroniques : le " remix ". En bonus dans ce recueil : les meilleurs remix d'" amateurs ", gagnants du concours Remix en partenariat avec Dimanche Ouest-France, L'Est républicain, Sud-Ouest Dimanche, À nous Paris et Les Inrockuptibles.
Tout a-t-il été dit sur "le mystère Lawrence" ? Depuis sa mort, en 1935, le héros de l'aventure arabe s'avance masqué. De nombreuses zones d'ombres subsistent. Est-il vraiment le seul, le vrai vainqueur du désert, le libérateur de Damas ? A-t-il subi, inventé ou enjolivé le supplice commis par les Turc : flagellation cruelle suivie de viol collectif ? Pourquoi, au faîte des honneurs et de la gloire, a-t-il choisi de terminer les douze dernières années de sa vie comme simple soldat, dans des circonstances dégradantes ? Pour expier - mais quoi ? Par volonté de mortification et d'humiliation - mais pourquoi ? Dans quelles conditions est-il mort : accident, attentat, suicide ? Explorant toutes les sources inédites disponibles à ce jour, Monteil restitue dans leurs ambivalences les plus troublantes - homosexualité, masochisme, mythomanie... - les différentes facettes d'une personnalité complexe trop souvent perçue de manière univoque à travers le film à grand spectacle de David Lean (1963). La statue n'en est pas déboulonnée : elle y trouve une profondeur de chair et de sang. Auteur d'une trentaine d'ouvrages sur la culture et la civilisation arabo-musulmanes, Vincent-Mansour Monteil est un familier de l'Orient, que ses expériences au Sahara occidental et au Maroc avaient fait surnommer le "Lawrence d'Arabie français". C'est dire que la biographie qu'il consacre aujourd'hui à l'illustre Colonel Lawrence n'est pas dénuée d'élans affectifs et passionnés...
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.